Dan the man passe le micro à Eli : voyage en Islande 
Friday, October 17, 2008, 01:45 PM
Voici le récit (abrégé, n’ayez crainte) de mes premières vraies vacances « payées » du travail (vive la Suisse et ses 5 semaines de vacances!!) C’est en compagnie d’un Belge (David, dit Davidson ou le costaud), d’un Français (Eric, dit Erikson ou le jeunôt) et d’une Québécoise (Edith, dit Eda) que je (Elka) suis partie en Islande, terre des extrêmes, pour deux semaines de pure nature au début d'août.




Notre voyage s’est divisé en deux parties : nous avons d’abord fait une longue randonnée de 5 jours en autonomie (de Landmanalaugar à Skogar (océan)) pour ensuite louer un petit 4x4 pour découvrir les terres islandaises. Faire une sélection de 60 photos sur 4000 (dont au moins 1000 de chutes d’eau) ne fut pas une tâche facile… Prenez une grande respiration, c’est parti.




La capitale, Reykjavik, compte 200 000 habitants, soit les 2/3 de tous les habitants de l’île. C’est une petite ville sympathique, mais sans éclat.




Bienvenue dans le pays des 4x4. Dès qu’on veut se balader un peu en nature, ce genre de voiture devient rapidement essentiel. Petit contraste intéressant ici, au cœur de Reykjavik.



Nous marchons dans la ville mais ce que nous prenons surtout en photo, ce sont les montagnes et la nature, raison pour laquelle nous sommes ici.




Après 4h de bus 4x4 traversant des rivières et avançant dans ce qu’un blogueur a surnommé le « rien », nous sommes arrivés à notre camp de base, Landmanalaugar. Première leçon : il vente BEAUCOUP en Islande. Nous avons enfin trouvé l’utilité des petites cordelettes qu’ils vendent avec la tente….




Les piquets de tente étant en nombre insuffisant et difficiles à fixer, les roches étaient nos meilleures amies pour éviter de nous envoler durant la nuit (parfois je me sentais comme Dorothée dans le magicien d’Oz, quand ça maison s’envole dans une tornade).




Le grand départ étant prévu pour le lendemain, nous nous sommes baladés dans les environs. Ici, une vue du camping.




Ce n’est qu’en montant plus haut que nous avons compris sur quoi nous marchions : une coulée de lave. Trop cool!




Les paysages étaient simplement magnifiques. Il ne manquait qu’un peu de soleil (qui est assez rare en Islande!)








Premiers fumerolles. Il fait environ 15 C mais une importante chaleur et une odeur de soufre se dégagent de ces sites.






Départ pour 5 jours de marche en autonomie. La première journée fut comme David l’espérait : vent, pluie et brouillard, la totale quoi. On croise d’autres fumerolles et des sources d’eau chaude (oui, oui, c’est de l’eau bouillante!!). Ce sont les seules photos qu’on a prises durant toute la journée!






Le lendemain matin, victoire, du soleil!!! Me voici au petit matin, dans notre abri anti-vent construit par d’autres randonneurs.




Alors que la veille nous ne pouvions voir à plus de 100 m devant nous, cette fois les paysages sont splendides. Je vous laisse admirer.
















La soirée fut tout aussi magnifique, sur le bord du lac Alftavatn. À cette période de l’année, le soleil se couche à 23h30 et les oiseaux chantent à partir de 4h le matin.




Un défi de cette randonnée était le passage de guets. Le nombre de rivières étant très important en Islande et leur débit variant énormément selon la période de l’année, la construction de ponts n’est pas une option. La technique la plus simple : on enlève nos bottes, on met des sandales et on traverse. Parfois la traversée se fait relativement bien :




Parfois c’est assez profond et avec un courant important (oui, c’est moi, et oui, j’ai eu peur!)




Et parfois, ça frôle les 4 C (on voit le glacier au loin d’où provient l’eau…). Regardez le visage d’Eric. C’est de la pure torture. Si au moins il pouvait faire 25 C avec du soleil pour se sécher, mais non il fait 15 C avec du vent!




On se réchauffe les pieds et on repart. Cette section fut longue, très longue. C’est du plat à perte de vue.




Après un dodo dans la poussière du désert, on fait la dernière section de cette randonnée populaire (mais on est trop crinqués, donc nous, on n’arrête pas là!!). On aperçoit au loin un des glaciers que nous longerons le lendemain.




La dernière journée de randonnée fut extrême, dans tous les sens du mot. Pour la première fois de ma vie, je me sentais comme une véritable aventurière qui voulait vaincre la force de la nature. Outre les 27 km de marche avec nos 16 kg sur le dos, nous avions 1400 m de montée à faire, 1200 m à descendre, mais surtout, gravir des buttes de sables et traverser un col de glacier sur de la glace pure. Vous me direz que ce n’est pas si pire, mais ajouté à ça une visibilité quasi nulle (il y a des bornes à tous les 30 m mais notre vision ne dépassait pas les 10 m), un vent de côté qui ne souhaite que vous projeter à 5 m plus loin et une fine pluie qui n’est pas si gentille, c’est ce qu’on appelle de l’aventure.




Un abri, au cas où…




Sur le chemin du retour : l’effet du vent.




Notre point d’arrivée, la Skogarfoss. Dire que nous avons fait le même parcours que cette eau qui coule, du glacier à l’océan (qui est 200 m derrière nous).




C’est ainsi que se termina notre trek islandais, pour ensuite débuter la visite du sud et l’est de l’île. Je ne vous ferai pas la description de notre parcours, voici simplement les photos des attraits les plus importants.

Une reconstitution des maisons anciennes.




Un autre chute. Mais celle-ci, c’est LA chute de « where the hell is Matt » version 2007, pour eux qui ont vu le vidéo .




Des bananiers. Oui, oui, il y a des bananes dans les serres!!!! Les sources d’eau chaudes sont omni présentes donc aucun problème pour maintenir une température élevée à l’année longue!




Moi, risquant ma vie …




pour observer des macareux!!!




3 trolls. La légende mentionne qu’ils voulaient rejoindre la terre mais lorsque le soleil se leva, ils ont été figés sur place.




Le village de Vik. C’est une des principales villes du sud.




Une langue glaciaire.




Le site de Jokulsarlon. C’est aussi une langue glacière mais qui plonge dans un lac. Des immenses icebergs se détachent du glacier et dérivent tranquillement pour aller se jeter dans l’océan, quelques centaines de mètres plus loin.




C’est beau!



L’attrait de cette chute : les orgues basaltiques. Se sont des formations naturelles, hexagonales. C’est hallucinant.






Comment aller en Islande sans aller à Geysir, pour voir un geyser. Et oui, le nom vient de là!




Une autre chute immense, avec un arc en ciel permanant.




Notre 4x4, qui doit lui aussi traverser des petites rivières.




Les gars se sont bien amusés à faire de la « piste » pour aller au centre de l’île. Objectif : une autre source d’eau chaude où on peut relaxer. Le gros tuyau et les quelques algues n’étaient pas très accueillantes, mais ce qu’on est bien! La sortie peut toutefois te faire regretter d’y être allé. T’es au milieu de nulle part, en maillot de bain tout mouillé et il vente, il bruine et il fait froid. Brrrrr.




Nous voici à cheval entre le Nouveau Monde et l’Ancien. En fait, c’est un fossé d’effondrement causé par la dérive des continents (là où les plaques tectoniques se rencontrent). Et il s’écarte de 5 mm par an.




D’autres mini-chutes, mais qui sont alimentées par les nappes d’eau souterraines. L’eau sort carrément de sous la terre.




Le classique, le Blue Lagoon. C’est une source d’eau chaude au milieu d’un désert de lave, tout près de l’aéroport. C’est une eau bleue-blanche très opaque.




Théoriquement, cette eau a plein de bonnes vertus et ils font même une crème à partir de ses minéraux (gratuite sur place, ou 35 $ le pot de 50 ml à la boutique souvenir!). Alors voici de quoi les touristes ont l’air.




Et voilà, c’est sur ce coucher de soleil que notre périple en Islande se termina.




Nous avons fait nos adieux à Edith, qui avait eu la brillante idée de rester une semaine de plus.




Au revoir l’Islande, et à bientôt j’espère!




Eli

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Inimini Maginot 
Tuesday, September 30, 2008, 02:13 PM
Inimini Maginot...
Raconte une histoire...
Inimini Maginot...
Et des personnages...

Bonjour les enfants. Aujourd'hui, à Inimini Maginot, on raconte l'histoire des trois petits cochons. Il était une fois, Bouffe-Tout, Joujou et Pense-à-Tout, qui furent élevés dans un enclot de cochons à lait et qui furent mutilés puis vendus en pièces détachées sur la place du même nom à Strasbourg.




Un peu sanglant cette introduction. À travers un autre reportage photo commenté, venez retracer quelques unes des rencontres et découvertes qui ont jalonnées mes dernières semaines. Et on commence en force...

LES MILLE FACETTES DE L'ALSACE: 19-22 septembre 2008
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Quelle est la définition d'un bon guide? Quatre lettres: É-r-i-c.

Le vendredi 19 septembre, en début de soirée, nous avons pris la route de l'Alsace, pour se rendre à la maison familiale d'Éric Stahl (c'est presque le joueur de hockey).

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous sommes affairés à battre le record intercontinental du plus grand nombre de sites touristiques visités en une journée. Après tout, il faut bien savoir profiter des journées européennes de la culture, une fin de semaine où toutes les attractions touristiques sont gratuites en France.

Première destination, le château du Haut Koenigsbourg, perché au sommet d'une montagne des Vosges.




Pas très chaud à 800 m d'altitude. On décide de prendre la visite guidée: très bon choix. Le guide est un concentré de sarcasme; pince-sans-rire à souhait. On y apprend que le château date du 12e ou 13e siècle, mais qu'il a été laissé à l'abandon pendant 250 ans, donc victime de pas mal de détérioration. Jusqu'à ce que le (pain) Kaiser Wilhem II décide de le transformer en véritable outil de propagande de l'empire allemand.

En guise de rappel historique, l'Alsace a quelques fois appartenu à l'Allemagne (1ere et 2e GM notamment).

Ensuite, on prend la route de Ribeauvillé, un très joli village touristique sur la route des vins d'Alsace. Bercé par un accordéon qui sonnait Amélie Poulain, nous nous sommes promenés dans les rues. Qu'il fait bon être en Alsace.




Curiosité, un authentique nid de cigogne perché sur une tour. Non non c'est pas du papier mâché, c'est un vrai!




Pour les grands-mamans de ce monde...




On retourne à Lièpvre chez les parents d'Éric pour le repas du midi... et quel repas! Choucroute garnie: morceaux de lard, saucisses, patates, le tout accompagné de vin blanc alsacien. Quel délice... À déconseiller aux estomacs de moineaux.




Après un bon café, on se dirige vers le mémorial de la ligne MAGINOT, construit par les Français à la 2e Guerre Mondiale le long de la frontière avec l'Allemagne. Incroyable de penser à tout l'effort déployé par les Français pour construire cet ouvrage constitué de bunkers et de cloches pare-balles sur des centaines de km. Si seulement ils avaient pu anticiper que les nazis allaient les encercler en moins de deux en passant par la Belgique.




Pour rester dans la thématique, nous avons ensuite pris la route du camp de concentration de Struthof, le seul camp de travail et d'extermination juif installé en territoire français par les Nazis.

"Vous entrerez par la porte et vous sortirez par la cheminée" leur a-t-on dit. Ouf...

Quatre barraques restantes sur une douzaine à l'époque. Époque où les détenus étaient grandement impliqués à la mine de granit rose tout près.




Tout ça, qui est trop récent, donne mal au coeur. Moins traumatisant qu'à Dachau, mais mine tout de même sévérement l'enthousiasme.

Ici Éric et sa copine Céline, silencieux.




Par la suite, on se dirige rapidement au Mont Ste-Odile, question de se faire venter dans la face en regardant la plaine d'Alsace. "Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?"




En soirée, on arrive à la maison où le père d'Éric a sorti le poêle à tartes flambées. Une genre de pizza alsacienne avec une sauce à la crème sûre, de l'emmenthal et du lardon. Sublime. Ainsi se termine notre première journée en Alsace.




Le lendemain, la motivation à visiter mille trucs reste dans le plafond. On embarque dans la voiture pour gagner Ste-Marie-aux-Mines pour visiter la mine d'argent du village. Notre guide pour visiter la mine est un ex-rejet du lycée à Éric, qui a trouvé sa voie dans l'association des anciennes mines de France (pas pire que l'association des cadrans solaires du Québec).

Munis d'un Ka-Ouais (que j'appelais Kiwi étant flo, aussi loin de la réalité que les Français), de bottes, d'un casque et d'une frontale fatiguée, on pénètre dans la mine, un réseau de pas moins de 300 km de galeries.

Certaines d'entre elles furent taillées à coup de pics alors que les plus récentes furent excavées à l'explosif. L'exploitation des filons d'argent remonte au 16e siècle. Eli ici se trouve dans une de ces galeries, preuve que les gens de l'époque avec moins de problèmes d'embonpoint qu'aujourd'hui.




Par la suite, on s'est dirigé vers le downtown pour le carrefour mondial du patchwork.




Définitivement une activité de vieilles dames... C'est intéressant toutefois de noter que le mouvement AMMISH est né dans cette région et que ces marginaux ont ensuite décidé de se diriger vers l'Amérique après un détour vers la Suisse.

En milieu d'après-midi, nous avons quitté Éric pour rejoindre la merveilleuse ville de Strasbourg, où nous nous sommes couchés pas mal tôt disons.

Le lundi, profitant d'une journée de congé en Suisse, nous avons visité Strasbourg. La grande île, sur laquelle on retrouve le centre-ville, est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Tout à fait romantique.



On est frappé par ces bâtiments très étroits, dont les courbes dans la structure laissent deviner à quel point ils sont entassés les uns sur les autres.




On se rend ensuite vers la bellissime cathédrale Notre-Dame, dont les premières pierres ont été posées au 11e siècle. Voilà un chef-d'oeuvre d'architecture. Malgré son intérieur plutôt sobre aux influences protestantes, certains secteurs sont très riches: la devanture est particulièrement décorée.




En fin de journée, nous nous revenus heureux à Lausanne. Merci encore à Éric et ses deux parents!

VISITE D'ANNE-CATHERINE: 26-30 septembre 2008
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Profitant d'un séjour dans quelques grandes villes européennes à l'occasion de ses vacances, Anne-Catherine a inauguré notre nouvel chambre d'invité / salon / salle à manger.

Le samedi, nous sommes allés à St-Cergue, pour la fête de la Désalpe. Je vous explique...

L'été les vaches suisses broutent dans les prés en haute altitude et quand l'hiver arrive, elles redescendent vers la plaine. À cette occasion, on organise une grande fête où les vaches vont se pavaner ornées de fleurs et d'immenses cloches à vaches qui dépassent la limite légale du 90 dB.







Eli, Anne-Catherine et madame la vache.




Cet événement s'est révélé un concentré de culture suisse. Au menu:

- les joueurs de cor des Alpes




- les joueurs de cloche à vache




- et le lanceur de drapeau suisse trop cute (voir le vidéo que j'ai mis sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=RHV6c4f6Xzc).




Le lendemain, nous avons troqué nos amies les vaches pour 5 millions de m³ de béton. J'ai nommé le plus haut barrage-poids au monde avec ses 285 m de hauteur, le barrage hydro-électrique de la Grande Dixence.

Face à face avec le colosse.




Évidemment, nous avons fait une randonnée.




Les hauteurs commencent à se recouvrir de neige, ce qui annonce la fin de la saison de rando en haute altitude. Sur cette photo, je vous laisse deviner quel versant est exposé au nord et lequel l'est au sud...




Cette randonnée au fond du val d'Hérémence fut couronnée par la montée du Mt Blava (2950 m), qui a impliqué la traversée d'une crête assez cool. Ah les Alpes, mes amies.




Je veux profiter de l'occasion qui m'est offerte pour souhaiter une excellente saison à mon équipe préférée: les Canadiens. GO HABS GO!!!

Always yours,

Dan the man

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Le bed and breakfast chez Dan et Eli change d’adresse 
Sunday, September 14, 2008, 02:49 PM
Ça y est, l’automne est arrivé. Aujourd’hui, le temps est gris, pluvieux et morose. On annonce même des chutes de neige vers les 2000 m. Ça met fin à un été chargé à bloc, où les invités se sont succédé dans notre appartement avec vue sur le lac. Nous sommes maintenant déménagés avenue Jurigoz, dans l’ancien logement de la cousine d’Elisabeth, Marie-Ève. Certes, la vue sur le rond point avec l’avenue Montchoisi est plus modeste que ce que nous avions depuis les hauteurs de Lausanne, mais le caractère spacieux et pratique de l’appartement, et l’agencement de multiples teintes de bois Ikea nous ont fait sentir rapidement chez nous. Et bien sûr, vous, nos amis et notre famille, êtes autant les bienvenus.

Adieu nos plants de tomates... (photo de Pops)




Et c'est parti pour le déménagement!




L’installation des meubles Ikea ne rivalise pas avec le canot comme activité susceptible de susciter des accrocs pour un couple, mais du choix entre le modèle Humvisqt ou Klebor de commode et l’insertion des boxers dans les tiroirs, la route est parfois longue. En se comparant aux débats de couple entendus lors de notre passage au Ikea, je suis satisfait de notre complicité…




23 au 29 AOUT : Visite de Simon et Eve-Lyne
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Je ne les avais pas vus depuis un an, lors de mon mariage. Ce fut avec beaucoup de plaisir que nous avons accueillis Simon et Eve-Lyne. Ils sont restés quelques jours à Lausanne mais ont surtout abusé de la passe de train SwissPass pour visiter les grands classiques suisses lors de conditions anticycloniques.

Tour de Gourze, au-dessus de Cully. Ici le calme de la campagne détend. Une petite ballade marquée par la rencontre fortuite d’une talle de mûres inexplorée et d’un kiosque « servez-vous-même » offrant tresse au beurre, fromage, rafraîchissements et où le consommateur met son dû dans une petite boite, faute de caissière. On enlève l’arrière-plan ici et je me sens en route vers St-Pierre-de-Broughton.




Ici Eve-Lyne lutte contre la fatigue du décalage horaire et les joies du peu de sommeil associées à la vie de jeune médecin. Pendant ce temps, Eli et Simon s’interrogent sur l’utilité de ce symbole géodésique.




Le lendemain, direction Saas Fee, une vallée à l’est de Zermatt. Une journée magnifique, une panoplie de sommets de 4000 m en vue et une via ferrata sur le Mittaghorn (3143 m). Quelques photos…

La séduction signée Simon.




Bouquetin mâle.




C’est le moment de l’équation du jour: coupe de cheveux récente + casque = coupe champignon.



Au sommet : bravo à tous les ferratistes!




20 AOÛT 2008 : nuit blanche en compagnie d’un lidar
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Direction Seedorf, près de Fribourg. Nous avons une expérience de terrain qui vise à déployer tous les instruments que nous avons dans le labo sur un champ près d’un lac et recueillir des tonnes de données. Bon, il y a un véritable objectif scientifique, mais pour comprendre je vous laisse jeter un œil à un article paru dans la presse locale: http://eflum.epfl.ch/news/SeedorfLiberte.pdf

Le lidar, un laser pointé vers le ciel et qui mesure en haute résolution température et humidité est définitivement le punch de l’expérience. Un punch qui demande pas mal de soin.

Dans la nuit du 19 au 20 août, question de tenir compagnie à Martin, un mec dans mon lab qui fait son doc sur le lidar, j’ai été observer des courbes sur un écran pendant toute une nuit et tenter de dormir 2 heures entre une tank d’azote et un appareil à 100 000$.

Sur la gauche, un ballon retenu au sol par une corde auquel on peut attacher un senseur météorologique. Au centre, une roulotte dans laquelle est installée le lidar. On remercie encore l’agriculteur qui nous a prêté son terrain pendant tout un mois.




29 AOÛT AU 5 SEPTEMBRE : Visite de mes parents
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Il y a de grands bonheurs dans la vie. Peu sont aussi agréables que de retrouver ses parents après 9 mois. Est-ce pour la joie de discuter avec eux, de les faire découvrir notre pays d’accueil ou simplement parce qu’ils savent séduire mon estomac (on a eu droit à la totale: sauce à spaghetti de p’pa, rôti de bœuf de m’man, côtelettes de porc aux pêches: wow). Sans doute un mélange de tout ça.

Ici peu avant le fameux rôti de boeuf (photo par Pops).




Le vendredi 29 août, Simon et Eve-Lyne nous quittaient en matinée, et vers les 18h15 je récupérais mes parents à la gare. Retrouvailles heureuses.

Le lendemain, c’est l’initiation à notre activité de prédilection: la randonnée en montagne. Direction un site que je connais maintenant par cœur: la dent de Jaman et les Rochers-de-Naye.




Ici au sommet de la dent de Jaman, entre deux bouchées de pain paillasse, d’emmenthal et de saucisson.




J’ai tenté de convaincre ma mère de venir dans la grotte avec nous… échec. Par contre, mon père a revêtu avec conviction la lampe frontale du spéléologue amateur. Dans les premiers mètres, il fallait marcher en petit bonhomme pour traverser un boyau étroit. A-t-il douté de son choix à ce moment? Même pas, et quelques minutes plus tard on l’aperçoit fringuant comme un jeune poulain.




Le dimanche, visite de Genève, mais avec un rythme différant auquel je suis habitué. J’ai tendance à tout vouloir faire et tout voir. Un véritable touriste hyperactif. Mais avec mes parents, on prend plus notre temps, on relaxe. C’est plus reposant, plus calme et très agréable.

On pose devant l’horloge fleurie qui rappelle le passage de l’Euro en Suisse en juin dernier.




Mes parents devant le jet d’eau.




Nous sommes allés visiter le Palais des nations, un siège important de l’ONU en Europe. Visite fort intéressante d’un lieu situé en sol international. On fait même signer un document aux femmes enceintes avancées qui viennent visiter le site. En cas d’accouchement, l’enfant ne possédera que la nationalité de ses parents, et non pas celles de tous les pays, ce qui serait théoriquement le cas. Au fait, saviez-vous que la Suisse s’est jointe à l’ONU seulement en 2002?




En sortant, une immense chaise avec une patte éclatée, symbole de la lutte contre les mines antipersonnelles.




Voilà, la saison des invités 2008 risque de se conclure avec la présence d’Anne-Catherine dans 2 semaines. On a acheté nos billets d’avion pour les Fêtes. Youpi! Nous serons là du 19 décembre au 4 janvier. J’ai hâte de voir tout le monde!

Saludos,

Dan the man
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Dans la cour des rois 
Friday, August 15, 2008, 05:54 AM
Hola todos,

Glacier de Moiry, dans les Alpes valaisannes. Pendus à notre piolet, retenus par nos crampons, nous rêvons accrochés à cette simple pente de glace à toutes ces montagnes que nous voulons gravir. C'est le début de l'histoire de la cordée des frères Nadeau, redoutables débutants. Sortez le clairon fidéen.




GLACIER D'ALESTCH, PRISE II: 19 juillet 2008
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Dernière journée complète de Janelle (alias J. TheRocks) en Suisse. Par cette belle journée ensoleillée, à quelques jours de mon 26e anniversaire, nous planifions cette randonnée aux côtés du plus long glacier des Alpes (voir entrée du 23 octobre 2007).

Au sommet du Eggishorn, on peut voir le glacier négocier une courbe depuis les hauteurs de son berceau, la région du Jungfraujoch, et se déverser dans la vallée au nord de Riederalp. Une belle occasion pour poser avec Janou...




... et entre nous.




Ici on voit une plantation de Q-tips.




Nous sommes 8 à marcher ensemble. Eli, Janelle, Mike, Von et toute sa famille. L'air est bon. Rien, sur cette image, ne laisse présager que cette journée va se conclure par une fondue au fromage liquide, une serveuse autiste, une terrasse limite et une annonce d'un tondeur de gazon sur un pubis féminin (pub d'esthéticienne). Heureusement, je me suis empressé de dissocier ce souper des festivités entourant mon anniversaire. Ce qui aurait pu être un repas de fête pathétique s'est donc transformé en souper amusant.




Pour ma fête, nous sommes allés au Paléo Rock festival, à Nyon, avec une amie d'Elisabeth. Il y avait Ben Harper qui chantait Burn One Down, ou encore son plus récent succès avec Vanessa Da Mata. Très cool.


TOUR D'AÏ EN SOLO: 27 juillet 2008
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Il est tôt le dimanche matin et j'attends Mike à la gare. Les trains suisses sont réputés pour être à l'heure, on le sait. 8h17, 8h18... Mike n'est toujours pas là. Le train va partir dans 2 min et je m'apprête à faire une via ferrata seul. Pas terrible... Je mets les pieds dans le train et prends le risque de rencontrer du monde dans la via ferrata.

Je sais qu'on doit passer par-dessus des moments comme ça en amitié. Peut-être que traîner sur mon dos tout le matos de via ferrata que j'avais loué pour lui me rappelait constamment le poids de son erreur.

En clippant mes mousquetons sur le fil de fer, précédé un groupe de Néerlandais, je me suis dis que partager le bonheur avec personne était moyennement gagnant et que faire une via ferrata dans la brume était même un peu looser. On dirait que des fois je fais les choses juste pour les souligner dans mon petit livre après. "Been there, done that". J'ai appelé ça la motivation du marqueur fluo.




Au retour, le chemin était "craignos" par sections comme disent les Français. Étant seul, ma motivation était d'aller plus vite que le prédisait les panneaux.




SOUPER DE FORTIER... SANS ELI: 28 juillet 2008
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Petit clin d'oeil à un magnifique soirée, une occasion de sortir l'artillerie lourde culinaire, un gâteau reine Elisabeth (sans Eli), qui m'a stressé à le préparer autant qu'une présentation à une conférence.

Les cousines d'Eli alors que cette dernière est en Islande.




FÊTE NATIONALE SUISSE: 1er août 2008
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Feux d'artifices, activité surestimée selon Louis-José Houde (merci Janelle), à l'occasion de la fête nationale suisse.




TECHNIQUES GLACIAIRES: 3 août 2008
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Mon frère Pierre-Luc est arrivé le samedi 2 août, après une semaine de surf à Biarritz. Dire que je l'ai amadoué avec un repas de saucisses et de röstis (petites patates suisse-allemandes) lors de son arrivée serait faible. Un incontournable pour les estomacs des jeunes affamés. Alex Couët est passé par là.

Le lendemain, nous étions debouts à 5h30 et nous nous mettions en route vers le glacier de Moiry (voir la première photo), pour un cours sur les diverses techniques de sécurité à observer sur un glacier: encordement, assurage, sortie de crevasse, etc.




MIROIR D'ARGENTINE: 4 août 2008
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Certainement l'une des journées les plus longues de mon existence. Encore une fois, lever vers 5h30. C'est que 12 longueurs de corde nous attendent au Miroir d'Argentine, un lieu prisé des alpinistes locaux. 400 m de montée relativement facile.

En sortant de l'autobus qui nous a amené à Solalex, j'ai regardé le monstre et mon estomac s'est noué. On s'en va monter ça? Dude guy, ça a l'air malade.




Ça nous a pris environ 1 h identifier le début de la voie (la Directe). Il faut dire qu'il fallait faire pratiquement de l'escalade sans corde pour s'y rendre. On rencontre un groupe de 3 personnes, qu'on décide de laisser passer avant nous, ayant l'air plus rodés. Et on s'attaque à la voie. Il est midi.

Rapidement on se rend compte que traîner un gros sac à dos n'est pas l'idée du siècle, surtout dans une cheminée. À un moment, PL me laisse son sac accroché sur une dégaine car autrement il ne peut plus avancer dans la cheminée. On se rend compte à ce moment que le Miroir d'Argentine, c'est pas pour les lopettes.

La météo est bonne. Le risque de chutes de pierre modéré. Au bout de quelques longueurs, on développe des automatismes. PL est en tête de A à Z. On commence à manquer d'eau, de bouffe, et il reste plusieurs longueurs. Une longueur avant la fin, on regarde l'heure: 19h11. Shit, plus de bus... On arrive au sommet à 20h, après 8 h de grimpe. On se félicite, mais notre lenteur va nous faire payer.

En rangeant le matos, on commence à se rendre compte que le sentier de retour passe par la pire des arêtes. Heureusement, les gens du groupe avant nous ont décidé de nous attendre pour nous indiquer le chemin. On décide de s'encorder (on avait appris comment faire la veille: JOIE) et on passe l'arête, devant le plus beau des couchers de soleil. Le sentier est grossier et très exposé. On reste concentrés.

On regagne un sentier décent en même temps que la nuit tombe. Nous sommes toujours avec le groupe qui nous précédait sur la paroi. On marche quelques heures dans la nuit, jusqu'à leur voiture. Un des mecs accepte de nous reconduire à une gare de train, malheureusement une fois sur place on se rend compte que le dernier est passé depuis 15 minutes. On commence à discuter d'hôtels dans la région quand on voit un taxi passer. La joie nous gagne et malgré une facture salée, on réussit à gagner notre lit à Lausanne. Il est 1h30 du matin. On s'écroule de fatigue.

PL au sommet du Miroir d'Argentine.




Nous avons beaucoup appris lors de cette épreuve, principalement sur l'importance de la gestion du temps en montagne. Nous avons été très prudents du début à la fin, mais l'overdose de précautions prend du temps, ralentit et peut même être risquée!


COMBIN DE CORBASSIÈRE: 5-6 août 2008
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Le lendemain, voilà ti-pas qu'on se r'mettait su'a route mon chum. On voit ici que nous sommes frais et dispos.




Une fois de plus, nous avions un peu négligé la montagne que nous nous apprêtions à faire. En franchissant le col des Otanes, le Combin de Corbassière (3700 m) nous est apparus grand et beau. Ci-dessous, le sommet sur la droite.




Par contre, au coucher, le Grand Combin (4300 m) nous a rappelé qu'il était le maître incontesté des lieux.




Louer les services d'un guide en Suisse n'est pas donné. Environ 500 $ par jour. Ça bien sûr, ça n'inclut pas les bouteilles de Coke qu'il pourrait avoir le goût de boire, comme il nous l'a indiqué lors de notre premier contact. Fabuleux.

Le lendemain matin, vers 4h30, nous étions à l'aire commune de la cabane Panossière, à siroter un café instantané et manger du pain à la confiture. Devant nous est partie une cordée avec un vieux guide de 73 ans emmenant un père et ses filles de 8,9 et 10 ans au Petit Combin (3600 m). Un malentendu sur les harnais et les voilà avec le bon vieux noeud autour de la taille, comme à l'époque où une chute te causait forcément quelques côtes cassées.

La première section de la course nous a fait traverser le glacier de Corbassière. Dans la section plate, nous ne sommes même pas encordés. L'été, le glacier n'a plus de neige en basse altitude et les crevasses sont très faciles à identifier.




On décide malgré tout de mettre les crampons.




La marche sur le glacier est peu difficile et un peu monotone. On se croirait en randonnée. Malgré tout, en montant en altitude, le glacier devient couvert de neige et on s'encorde, laissant une distance de 6-8 m entre nous. Remarquez que je suis un gars pas mal "straight".




Les choses deviennent plus intéressantes lorsqu'on arrive à la partie rocailleuse de l'expé. Ici nous devons être encordés et franchir une arête avant d'arriver au sommet. C'est comme de l'escalade vraiment facile, mais assuré à l'arrache.




L'idée est de laisser quelques mètres (2-3) de distance entre chaque membre de la cordée et de s'assurer de maintenir une corde tendue, pour désamorcer les chutes.




PL the best.




Nous arrivons au sommet et le guide nous fait écouter ses excellentes tounes sur le Grand Combin qu'il a enregistrés sur son cellulaire.




Ça nous motive à redescendre en bas.




Et voilà, notre première course d'alpinisme est complétée, et nous nous sentons prêts à tenter une sortie. La cordée "Dan the man - PL the best" va s'élancer dans sur quelques petits sommets du massif du Mt Blanc.


L'AIGUILLE DU TOUR: 9 août 2008
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Nous établissons notre camp de base à la cabane de Trient (3200 m). Ici je prends le temps d'expliquer le principe des cabanes dans les Alpes. C'est comme un refuge qui est tenu par un gardien. Ils offrent un repas chaud le soir et un déjeuner léger très tôt le matin. Il y a un dortoir avec des couvertures, et la possibilité de discuter avec d'autres randonneurs/alpinistes pour en savoir plus sur l'état de la neige, la trace, etc.

Pour notre première course par nous-mêmes, notre choix s'est arrêté sur l'Aiguille du Tour voie normale (3500 m). Une autoroute d'alpinistes débutants, la plupart avec un guide, ou genre des parents expérimentés qui veulent initier leurs jeunes ados. Une journée magnifique, une trace parfaitement faite... C'est parti! Sur la photo, c'est le deuxième sommet depuis la droite.




Ici PL en plein virage :-)




Le petit défi de cette sortie a été de franchir la rimaye, une ligne de fracture entre le glacier qui prend naissance et la pente de neige dure attachée à la paroi de la montagne.

Pour ceux qui veulent apprendre une expression locale, une voie blindée, ça ressemble à ça.




Nous avons été un peu déçus par la voie, trop bondée, et le défi plutôt relatif de la montée. Par contre, il est bien de se faire la main sur des courses accessibles. Et la vue au sommet sur les montagnes du Mt Blanc est fantastique.




Le soir, à la cabane, nous avons eu droit à un magnifique coucher de soleil.





Regard porté sur les Aiguilles Dorées.




TÊTE BLANCHE ET PETITE FOURCHE: 10 août 2008
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Le lendemain, nous étions prêts pour une course moins fréquentée: le duo Tête-Blanche (centre droit) - Petite Fourche (centre gauche). Une superbe course avec deux arêtes, une pente de neige relativement inclinée et une marche sur glacier.




Près du sommet, PL s'est fait plaisir en posant des protections un peu partout, usant parfois de créativité comme ici.




Au sommet d'une belle course.




Nous nous sommes improvisés un chemin de retour via le glacier du Tour et le col supérieur du Tour, où nous sommes sortis de la trace et avons improvisé un raccourci, au grand plaisir de PL.


AIGUILLE DE LA CABANE: 10 août 2008
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Pour conclure notre séjour dans la région du Trient, nous nous sommes attaqués à l'aiguille de la cabane (2999 m), une voie d'escalade de 6 longueurs de difficulté relativement facile.




C'est toujours assez dur pour les nerfs d'être exposé à tant de vide. Je remercie PL d'avoir ouvert la voie "all the way up". Ce fut une superbe sortie et nous avons pu quitter la paroi à temps pour ne pas se faire prendre par la pluie.




RÉGION DE GRINDELWALD ET DE L'EIGER: 13-14 août 2008
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Pour conclure nos vacances, nous nous sommes exilés en Suisse allemande, dans la région de Grindelwald et de l'Eiger. Nous avons installé notre tente au camping Eiger North Face, un camping de l'extrême où les winnebagos des saisonniers n'ont rien de différent du camping Ste-Madeleine.

La première journée, nous étions motivés à faire une via ferrata, mais une enseigne disait que le sentier était fermé en raison des fortes pluies de la veille. Nous avons décidé de ne pas forcer la note et heureux de ne pas faire un sport risqué pour une fois, nous nous sommes rabattus sur le mini-putt Eiger North Face, où PL a ramené une impressionnante fiche de +30.




Gindelwald est une région où abondent les chalets suisses typiques débordant de fleurs, comme ici.




Le lendemain, nous prenions la route de Kleine Scheidegg pour tenter la via ferrata du Rotstock, tout juste à côté de l'Eiger. Vous voyez que dans cette région, tout gravite pas mal autour de cette redoutable face nord.

Alors, le sentier d'approche qui devait prendre 10 min a pris deux heures en raison du brouillard. Nous n'arrivions pas à trouver le départ de la via ferrata et nous nous sommes aventurés par erreur sur les sentiers qui mènent au départ de la face nord de l'Eiger (décompte du mot "face nord de l'Eiger": 4), où nous avons décidé de manger un saucisson de 900 g. Là le brouillard s'est amoindri. Des randonneurs plus bas nous ont mépris pour des alpinistes et ont commencé à prendre des photos et nous observer aux jumelles. Si seulement ils avaient pu voir que dans mon sac traînait une vulgaire longe de via ferrata couleur léopard...

En redescendant sur le sentier plus bas, nous avons croisé des gens moins "touristes" que nous qui ont pu nous indiquer le début de la via ferrata. Et nous nous sommes élancés.

La via ferrata était facile, et la vue au-dessus des nuages valait le détour.




La dernière portion avant...




... le sommet chrétien du Rotstock.



Voilà, ainsi se résument mes vacances estivales passées en Suisse avec mon frère Pierre-Luc!

Au plaisir,

Dan the man
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Aux confins du rail, du câble et du réputé Rogneux 
Sunday, July 13, 2008, 01:58 PM
Saludos,

L'arête des Cosmiques, à proximité de l'Aiguille du Midi, le légendaire téléphérique de Chamonix. Une cordée d'alpinistes achève cette crête fort exposée pour atterrir sur la plate-forme de la station située à 3842 m d'altitude. Je les regarde et malgré mes mains moites, je les envie. Un jour, ce sera moi.




JUNGFRAUJOCH: 23 juin 2008
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Un membre de notre groupe (Marcel) de recherche travaille sur un lidar détectant l'ozone situé à la plus haute station de train d'Europe, le Jungfraujoch, à 3454 m d'altitude. J'ai donc pris une journée pour aller visiter le site, avec des scientifiques invités de l'EPFL. Il faut bien être Suisse pour penser à faire une station dans un endroit aussi hostile à l'homme (c'est le bâtiment sur le piton rocheux à droite).




Sur le chemin de l'aller, nous avons côtoyé la face nord de l'Eiger, dans la région d'Interlaken. Sans doute la paroi la plus légendaire d'Europe. Prenez quelques minutes de votre journée pour lire la quantité de gens qui y ont laissé leur vie en tentant de la gravir: http://en.wikipedia.org/wiki/Eiger




Au sommet, Marcel nous a traité comme de véritables VIPs en nous faisant visiter les installations scientifiques, notamment ce télescope qui fut initialement installé par l'Université de Genève, mais qui sert maintenant à l'EPFL.



La vue cette journée là m'a ému. Wow et re-wow.




CHAMONIX: 28-29 juin 2008
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Nous avons été invités par une amie d'Elisabeth, Alice, à vivre l'expérience de Chamonix lors d'une fin de semaine. N'allez pas croire que le fait qu'elle est grimpé le Mont Blanc à pied et redescendu en parapente lui mérite de facto un poste au conseil municipal chamoniard. Cet exploit passe pratiquement pour un fait banal à Chamonix, où la concentration de riders de l'extrême n'a pas son pareil nulle part ailleurs.

Alice dans son élément, le parapente.



Vers la fin du mois de juin, un anticyclone obèse a décidé qu'il venait passer deux semaines de vacances en Europe. Résultat: du beau temps et plein d'alpinistes heureux de pouvoir s'élancer dans le grand terrain de jeu du Mont Blanc.



Le glacier des Bossons, il y a moins de 100 ans, descendait jusque dans la vallée de Chamonix, où il menaçait de couper la route. Aujourd'hui, comme pratiquement tous les glaciers d'Europe, il perd du terrain d'année en année, et sa langue terminale se situe plusieurs centaines de mètres au-dessus de Chamonix.



Nous avons fait de l'escalade à l'ombre du glacier des Bossons, sur le site des Gaillandes. C'était incroyable de penser que sur cette paroi se sont entraînés tant de guides aux premiers balbutiements de l'escalade. C'était d'ailleurs probablement sur les voies à côté des nôtres, tsé avec le gros surplomb...



Eli en a d'ailleurs profité pour faire sa première montée en tête. Merci aux autres gens sur place qui l'ont motivée et mise en confiance!



Inspiré par ma visite en ces lieux sacrés de l'alpinisme, je lis présentement la biographie d'un gars de la place, Marco Siffredi, le premier à avoir descendu l'Everest en snowboard:
http://www.editionsguerin.com/news_fr_21.html


PARENTHÈSE BBQ
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La cuisine suisse se résume pas mal à fromage, chocolat, patates et saucisses. Ici sur notre balcon, les multiples variétés de ces aliments du groupe viandes et substituts, toutes plus délicieuses les unes que les autres, sont en train de cuire, sous l'oeil avisé du commander-in-chief. Photo: J. TheRocks.




LA FOULY: 9 juillet 2008
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Nous avons une petite expérience de terrain en cours sur le bassin versant de la Fouly, dans le val Ferret. Mercredi dernier, j'ai été donner un coup de main à deux collègues pour prendre des mesures de débit d'une rivière.

Quoi de mieux pour stimuler la ponte des saumons que de déverser 10 kg de sel dans la rivière... Non sérieusement, en jetant de l'eau salée en amont et en mesurant la vitesse à laquelle elle va défiler via un capteur quelques centaines de mètres en aval, on peut déterminer le débit de la rivière.

Question d'aller prendre des échantillons de neige, nous avons fait une petite randonnée dans les parages.

Ici Chad qui marche sur les restants d'une avalanche de l'hiver dernier.




Une post-doc de notre lab, Silvia, en charge de l'expérience, et de garder l'équilibre dans cette pente herbeuse.




Apparemment, pour une vache d'Hérens, brouter un capteur d'humidité du sol est fort nutritif en éléments minéraux, voilà pourquoi il faut protéger notre station avec des fils électriques.




GRAND ST-BERNARD, CÔTÉ ITALIEN: 10 juillet 2008
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Une journée de boulot au col du Grand St-Bernard pour enlever la fibre optique que nous avons posée l'an dernier dans un torrent de montagne. Pour souligner nos efforts, quoi de mieux qu'un repas de l'autre côté de la frontière pour célébrer la cuisine italienne. Merci aux douaniers de nous avoir laisser passer, Théo (sur la photo) et moi, les deux seuls du groupe à avoir oublié nos papiers. Pour bien digérer le très gastronomique repas, qui n'avait rien à envier à des sandwichs aux cretons, nous avons bu un peu de Viperine, un alcool extrêmement fort dans lequel baigne... une vipère morte. À la vôtre!



DANS LES MONTAGNES AVEC JANELLE: 11-13 juillet 2008
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Notre amie Janelle, Janou ou G.I. Jane pour les intimes, est en visite chez nous depuis le 5 juillet. Comme c'est agréable de pouvoir s'asseoir un samedi soir et de jaser. Rattraper tout le temps passé loin de l'autre. Des potins de Québec, des nouvelles de la famille... Un seul mot résume la situation: joie.

Or, comme notre sport national n'est pas la chaise berçante de patio, mais bien les sorties en montagne, on s'est dit: pourquoi pas amener Janelle tester l'imperméabilité de ses bottes en passant trois jours sous la pluie dans le Valais?

Lors de cette longue randonnée de 3 jours, nous avons connu tous les types de météo. Chaleur, soleil et humidité le premier jour, suivi d'un orage en soirée. Pluie, brouillard et éclaircies le lendemain, nous permettant la montée du Mt Rogneux à 3084 m. Dernier jour, grésil et neige! Janelle a dit adorer ses vacances estivales en Suisse.




Un des objectifs était de tester le système de cabanes. Des refuges de luxe où on vous sert le souper et le déjeûner, en plus de vous offrir une nuit en dortoir, le tout à plus de 2000 m!

Tout près de notre première cabane, après 1000 m de montée, on surplombe le val de Bagnes. Photo: J. TheRocks.




Le matin de la deuxième journée, les nuages nous envahissent de toutes parts.




En matinée, une alternance entre brouillard complet et percées de soleil ne rendait que plus grandioses ces sommets lointains. Photo: J. TheRocks.




Non, ce n'est pas la frontière entre la Suisse allemande et la Suisse romande...




... mais bien les versants est et ouest du col de Mille, qui officialise la traversée entre notre point de départ, le val de Bagnes, et notre arrivée, le val d'Entremont.





Profitant d'une accalmie météo, nous avons marché, parfois en utilisant aussi nos mains, jusqu'au sommet du Mont Rogneux. Un magnifique sentier alpin, suivi d'une descente via une cuve qui m'apparaissait autrefois héberger un glacier.

Quelques extraits photo:

Derniers pas avant le sommet, entourés par les nuages qui se déplacent vites.



Eli au sommet. Photo: J. TheRocks.




Les girls dont j'étais bien fier.




Le mec dont j'étais aussi très fier. Photo: J. The Rocks.




Comble de chance, nous avons fait tout une rencontre florale. L'edelweiss est l'emblème nationale de la Suisse. C'est la fleur de montagne par excellence des Alpes. Espèce protégée, espèce de belle fleur, espèce d'admiration, espèce de belle photo prise par Janelle.




Vous voilà sans doute une fois de plus inondés de rêves alpins. Je vous laisse à votre digestion et je poursuis ma route, qui se résumera à vélo-boulot-dodo pour les prochains jours, jusqu'aux prochaines aventures. Soyez là!

Amitiés,

Dan the man
xxx


P.S. À voir et revoir (cliquez sur la vidéo "Dancing 2008"):
http://www.wherethehellismatt.com/video ... bid=BZlfkd

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