Sunday, July 13, 2008, 01:58 PM
Saludos,L'arête des Cosmiques, à proximité de l'Aiguille du Midi, le légendaire téléphérique de Chamonix. Une cordée d'alpinistes achève cette crête fort exposée pour atterrir sur la plate-forme de la station située à 3842 m d'altitude. Je les regarde et malgré mes mains moites, je les envie. Un jour, ce sera moi.

JUNGFRAUJOCH: 23 juin 2008
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Un membre de notre groupe (Marcel) de recherche travaille sur un lidar détectant l'ozone situé à la plus haute station de train d'Europe, le Jungfraujoch, à 3454 m d'altitude. J'ai donc pris une journée pour aller visiter le site, avec des scientifiques invités de l'EPFL. Il faut bien être Suisse pour penser à faire une station dans un endroit aussi hostile à l'homme (c'est le bâtiment sur le piton rocheux à droite).

Sur le chemin de l'aller, nous avons côtoyé la face nord de l'Eiger, dans la région d'Interlaken. Sans doute la paroi la plus légendaire d'Europe. Prenez quelques minutes de votre journée pour lire la quantité de gens qui y ont laissé leur vie en tentant de la gravir: http://en.wikipedia.org/wiki/Eiger

Au sommet, Marcel nous a traité comme de véritables VIPs en nous faisant visiter les installations scientifiques, notamment ce télescope qui fut initialement installé par l'Université de Genève, mais qui sert maintenant à l'EPFL.

La vue cette journée là m'a ému. Wow et re-wow.

CHAMONIX: 28-29 juin 2008
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Nous avons été invités par une amie d'Elisabeth, Alice, à vivre l'expérience de Chamonix lors d'une fin de semaine. N'allez pas croire que le fait qu'elle est grimpé le Mont Blanc à pied et redescendu en parapente lui mérite de facto un poste au conseil municipal chamoniard. Cet exploit passe pratiquement pour un fait banal à Chamonix, où la concentration de riders de l'extrême n'a pas son pareil nulle part ailleurs.
Alice dans son élément, le parapente.

Vers la fin du mois de juin, un anticyclone obèse a décidé qu'il venait passer deux semaines de vacances en Europe. Résultat: du beau temps et plein d'alpinistes heureux de pouvoir s'élancer dans le grand terrain de jeu du Mont Blanc.

Le glacier des Bossons, il y a moins de 100 ans, descendait jusque dans la vallée de Chamonix, où il menaçait de couper la route. Aujourd'hui, comme pratiquement tous les glaciers d'Europe, il perd du terrain d'année en année, et sa langue terminale se situe plusieurs centaines de mètres au-dessus de Chamonix.

Nous avons fait de l'escalade à l'ombre du glacier des Bossons, sur le site des Gaillandes. C'était incroyable de penser que sur cette paroi se sont entraînés tant de guides aux premiers balbutiements de l'escalade. C'était d'ailleurs probablement sur les voies à côté des nôtres, tsé avec le gros surplomb...

Eli en a d'ailleurs profité pour faire sa première montée en tête. Merci aux autres gens sur place qui l'ont motivée et mise en confiance!

Inspiré par ma visite en ces lieux sacrés de l'alpinisme, je lis présentement la biographie d'un gars de la place, Marco Siffredi, le premier à avoir descendu l'Everest en snowboard:
http://www.editionsguerin.com/news_fr_21.html
PARENTHÈSE BBQ
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La cuisine suisse se résume pas mal à fromage, chocolat, patates et saucisses. Ici sur notre balcon, les multiples variétés de ces aliments du groupe viandes et substituts, toutes plus délicieuses les unes que les autres, sont en train de cuire, sous l'oeil avisé du commander-in-chief. Photo: J. TheRocks.

LA FOULY: 9 juillet 2008
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Nous avons une petite expérience de terrain en cours sur le bassin versant de la Fouly, dans le val Ferret. Mercredi dernier, j'ai été donner un coup de main à deux collègues pour prendre des mesures de débit d'une rivière.
Quoi de mieux pour stimuler la ponte des saumons que de déverser 10 kg de sel dans la rivière... Non sérieusement, en jetant de l'eau salée en amont et en mesurant la vitesse à laquelle elle va défiler via un capteur quelques centaines de mètres en aval, on peut déterminer le débit de la rivière.
Question d'aller prendre des échantillons de neige, nous avons fait une petite randonnée dans les parages.
Ici Chad qui marche sur les restants d'une avalanche de l'hiver dernier.

Une post-doc de notre lab, Silvia, en charge de l'expérience, et de garder l'équilibre dans cette pente herbeuse.

Apparemment, pour une vache d'Hérens, brouter un capteur d'humidité du sol est fort nutritif en éléments minéraux, voilà pourquoi il faut protéger notre station avec des fils électriques.

GRAND ST-BERNARD, CÔTÉ ITALIEN: 10 juillet 2008
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Une journée de boulot au col du Grand St-Bernard pour enlever la fibre optique que nous avons posée l'an dernier dans un torrent de montagne. Pour souligner nos efforts, quoi de mieux qu'un repas de l'autre côté de la frontière pour célébrer la cuisine italienne. Merci aux douaniers de nous avoir laisser passer, Théo (sur la photo) et moi, les deux seuls du groupe à avoir oublié nos papiers. Pour bien digérer le très gastronomique repas, qui n'avait rien à envier à des sandwichs aux cretons, nous avons bu un peu de Viperine, un alcool extrêmement fort dans lequel baigne... une vipère morte. À la vôtre!

DANS LES MONTAGNES AVEC JANELLE: 11-13 juillet 2008
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Notre amie Janelle, Janou ou G.I. Jane pour les intimes, est en visite chez nous depuis le 5 juillet. Comme c'est agréable de pouvoir s'asseoir un samedi soir et de jaser. Rattraper tout le temps passé loin de l'autre. Des potins de Québec, des nouvelles de la famille... Un seul mot résume la situation: joie.
Or, comme notre sport national n'est pas la chaise berçante de patio, mais bien les sorties en montagne, on s'est dit: pourquoi pas amener Janelle tester l'imperméabilité de ses bottes en passant trois jours sous la pluie dans le Valais?
Lors de cette longue randonnée de 3 jours, nous avons connu tous les types de météo. Chaleur, soleil et humidité le premier jour, suivi d'un orage en soirée. Pluie, brouillard et éclaircies le lendemain, nous permettant la montée du Mt Rogneux à 3084 m. Dernier jour, grésil et neige! Janelle a dit adorer ses vacances estivales en Suisse.

Un des objectifs était de tester le système de cabanes. Des refuges de luxe où on vous sert le souper et le déjeûner, en plus de vous offrir une nuit en dortoir, le tout à plus de 2000 m!
Tout près de notre première cabane, après 1000 m de montée, on surplombe le val de Bagnes. Photo: J. TheRocks.

Le matin de la deuxième journée, les nuages nous envahissent de toutes parts.

En matinée, une alternance entre brouillard complet et percées de soleil ne rendait que plus grandioses ces sommets lointains. Photo: J. TheRocks.

Non, ce n'est pas la frontière entre la Suisse allemande et la Suisse romande...

... mais bien les versants est et ouest du col de Mille, qui officialise la traversée entre notre point de départ, le val de Bagnes, et notre arrivée, le val d'Entremont.

Profitant d'une accalmie météo, nous avons marché, parfois en utilisant aussi nos mains, jusqu'au sommet du Mont Rogneux. Un magnifique sentier alpin, suivi d'une descente via une cuve qui m'apparaissait autrefois héberger un glacier.
Quelques extraits photo:
Derniers pas avant le sommet, entourés par les nuages qui se déplacent vites.

Eli au sommet. Photo: J. TheRocks.

Les girls dont j'étais bien fier.

Le mec dont j'étais aussi très fier. Photo: J. The Rocks.

Comble de chance, nous avons fait tout une rencontre florale. L'edelweiss est l'emblème nationale de la Suisse. C'est la fleur de montagne par excellence des Alpes. Espèce protégée, espèce de belle fleur, espèce d'admiration, espèce de belle photo prise par Janelle.

Vous voilà sans doute une fois de plus inondés de rêves alpins. Je vous laisse à votre digestion et je poursuis ma route, qui se résumera à vélo-boulot-dodo pour les prochains jours, jusqu'aux prochaines aventures. Soyez là!
Amitiés,
Dan the man
xxx
P.S. À voir et revoir (cliquez sur la vidéo "Dancing 2008"):
http://www.wherethehellismatt.com/video ... bid=BZlfkd




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Tuesday, July 1, 2008, 04:02 PM
Salut à tous!Quelques images spectaculaires prises depuis mon balcon, lors d'un orage en provenance du sud.



Saludos,
Daniel
Tuesday, June 24, 2008, 02:08 PM
"Allo Dan,Je viens de lire ton blog. Finalement je fait bien d'y aller aux 3-4 semaines, ça me permet de faire une boulimie de photos de montagne." -Pierre-Antoine Morin

Vous êtes toujours là? P-A, tu as tout à fait raison. Une photo sur deux contient du calcaire, de l'herbe ou du granit. Quatre photos sur 5, je porte les mêmes shorts, les mêmes bas et j'ai un bâton à la main. Entre deux fondues, quoi me mieux que de se lancer à l'assaut d'une crête? Et puis, en bonne compagnie, on ferait le tour du monde, n'est-ce pas?

Quelques points d'actualité:
EURO 2008
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La Suisse et l'Autriche se partagent l'affiche de la coupe européenne de soccer 2008. Sérieusement, il y a beaucoup d'ambiance à Lausanne, même si elle n'accueille aucun match. C'est fou la quantité d'étrangers qui habitent ici, même si Blocher voudrait tous les chasser. Règle facile pour savoir le gagnant d'un match: si l'Espagne gagne, ça klaxonne dans toute la ville. Si la Russie l'emporte, ben... il ne se passe rien.
BONNE ST-HHHHEAN
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Il y a des moments dans l'année où tu es plus nostalgique que d'autres, comme aujourd'hui. Où le goût d'une Schwitz (bière locale de bas niveau) n'arrive pas à la cheville de la plus tablette des Laurentides. Cette nuit je me suis réveillé et je vous ai imaginé sur les Plaines. Au même spot que d'habitude, près du gros arbre. Je vous enviais.
COWBOYS
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Le 3 juin dernier, nous avons assisté à un concert des Cowboys Fringants donné dans le cadre d'un festival de la musique québécoise. C'était vraiment touchant et trop cool de voir les locaux chanter les paroles des Cowboys... avec l'accent suisse!
MUGABE
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Je n'en peux plus de ce vieux dictateur de 84 ans qui se croit tout permis et qui mène tous les Zimbabwéens contestataires à l'abattoir via des milices qui terrassent les villageois. Harper, fais quelque chose!
Comme ça fait longtemps que j'ai donné signe de vie, aussi bien commencer tout de suite la traditionnelle revue des dernières semaines:
AIGUILLES DE BAULMES: 25 mai 2008
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Randonnée sur une crête jurassienne, dans un secteur hautement militarisé. Bunkers, fausse ferme, caches, etc.
Au sommet du Suchet (1588 m), malgré une brise modérée, François et Eli avaient le vent dans les voiles.

Avant de repartir, on étudie la carte de la région, à l'ombre de la borne géodésique.

Marcher avec des bons potes, ça allège le poids des semelles. Ici, en compagnie de Jan, Eli et François.

Parvenus au sommet des Aiguilles de Baulmes, après avoir rencontré un vieux barbu qui pétait de la broue sur son expérience de grimpeur des 4000 (lire les sommets de plus de 4000 m des Alpes), François s'est rapproché de l'insigne INRI pour se questionner sur le sens de la vie. La réponse émanait sans doute des prés du Gros-de-Vaud, qui scintillaient de couleurs devant nos yeux ébahis.

Si un champ de canola peut nous émouvoir, qu'en est-il de l'amour?

Cette randonnée plutôt diversifiée s'est terminée par un séjour dans les entrailles de la cave noire, un lieu de prédilection pour salir ses vêtements dans l'obscurité la plus... noire.

PREMIÈRE CONFÉRENCE INTERNATIONALE À STOCKHOLM: (8-15 juin 2008)
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C'est incroyable comment les pires moments de stress sont hautement corrélés avec le sentiment de fierté qui peut vous couler dans les veines, une fois tout terminé.
Dans le cadre de la 18e rencontre sur la turbulence et la couche limite atmosphérique de la société américaine de météorologie (http://www.ametsoc.org/MEET/fainst/200818BLT.html), j'ai donné une présentation de 15 minutes sur la recherche que je mène. J'étudie présentement les interactions entre les milieux urbains et l'atmosphère (http://infoscience.epfl.ch/record/125118/files/). J'analyse des données qui ont été prises sur le campus de l'EPFL. Cet été, je devrais aussi commencer à faire de la modélisation.
Je suis très satisfait de comment s'est déroulé la présentation. C'était devant les plus experts des experts dans le domaine et je considère que ma recherche a connu un bon accueil. Comme je pensais, les points faibles m'ont été soulignés durant la période de questions, mais quand on est aussi tôt dans le processus du doctorat, on peut toujours utiliser la porte de sortie suivante: "Oui, ce que vous apportez est juste, et c'est certainement un des aspects que nous allons chercher à améliorer."
Stockholm est une ville magnifique. En passant, les Suédoises sont vraiment belles, c'est frappant!
Je déboule avec quelques clichés de la ville:
Stockholm est une ville pleine d'archipels et où un magnifique rivage...

n'attend pas l'autre!

Ici un "Dan the man" détendu: la présentation est faite!

Tous les gens du congrès, nous avons été invités par la ville de Stockholm au prestigieux hôtel de ville, où sont remis chaque année les prix Nobel.

À l'intérieur nous attendait le maire de Stockholm et de somptueuses mosaïques dorées, mais moi j'ai surtout croché sur le buffet de poisson fumé à volonté.

Que diriez-vous de dormir dans cet auberge de jeunesse suédoise? Et oui, c'est un bâteau hôtel!

Parlant de navires, il y a à Stockholm cet impressionnant musée sur une épave qui a été récemment (approx. 40-50 ans) extirpée des eaux froides et boueuses de la baie de Stockholm, après un séjour de plusieurs centaines d'années. Un naufrage qui avait eu lieu quelque 20 minutes seulement après l'inauguration du vaisseau de guerre. La raison: un problème de centre de gravité!

VISITE DE FRED ET JULIE: 14-17 juin 2008
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Non mais y sont-tu pas beaux et amoureux ces deux-là? Ce fut un véritable plaisir de les accueillir à notre appartement. À mon retour de Suède le dimanche soir, nous avons pris un beau souper ensemble où ils nous ont raconté leurs péripéties dans quelques grandes villes européennes. Le lendemain, je prenais congé et nous prenions d'assaut la région de Gruyères.
Destination # 1: la fabrique de chocolat Cailler. Une visite un peu décevante sincèrement, mais complètement rachetée par la salle des dégustations, où étaient étalés devant nous une panoplie inimaginable de chocolats et tout était à volonté. Et dire qu'ils accueillent des visites guidées avec des flos! Entre vous et moi, Nestlé (propriétaire de la marque Cailler) a les moyens de cette petite extravagance.
Nous avons ensuite déambulé dans la cité médiévale de Gruyères, qui nous a inspiré cette charmante photo.

Quoi de mieux pour finir la journée que de tenter sa chance à la loterie digestive d'une fondue au fromage. Santé!

RANDONNÉE CAPE AU MOINE: 21 juin 2008
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En compagnie de Mike (étudiant en visite) et la famille de Von (professeur invité à mon labo), nous avons profité de la neige qui continue de fondre pour s'attaquer à une belle crête de la région au nord de Montreux, au nord-est du lac Léman: le mont Cape au Moine.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance de cette journée. Avec des jeunes de 13 et 16 ans, ça change la dynamique et les sujets de conversation. La jeune fille se plaisait dans de tels paysages. Elle qui rêvait d'aller au pays d'Heidi, elle y était!

INITIATION À LA VIA FERRATA - le RUBLI (2285 m): 22 juin 2008
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Quoi de mieux pour se remettre d'une journée en montagne... qu'une autre journée en montagne! C'est pas des farces, on se lève plus tôt la fin de semaine que la semaine!
Mon pote François nous a invité à tenter notre chance à la via ferrata du Rubli. La cotation disait: "niveau difficile +, pour ferraristes expérimentés seulement". Aussitôt lu, Eli n'était plus dans le coup. Mais grâce au bon parler de François et plein de ruses de ma part qui finissent par fonctionner après 7 ans à côtoyer l'autre, elle a finalement accepter d'y aller.
On sort du train, et on apprend que la marche d'approche sera de 3h50. Bam! On se met en route. Les paysages sont insensés et provoquent la sortie de ma caméra tous les 100 m.

La jolie région du Pays-d'en-Haut.

Peu avant le début de la via ferrata, on découvre cette cabane d'altitude, carrément fusionnée dans le roc.

Juste à penser à ce que nous avons fait ce jour là, je sue des mains. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est une via ferrata, c'est comme de l'escalade, mais au lieu d'utiliser les prises naturelles sur la paroi, on s'aide d'échelles, de barreaux et de câbles qui ont été fixé sur la paroi. Nous sommes assurés avec des harnais, des sangles et des câbles fixés au roc.
Je ne veux pas faire mon capitaine Bonhomme, mais par moments il y avait sous nous quelque chose comme 200 m de vide.

J'étais le dernier à passer dans la gang. Je n'arrivais pas à croire qu'Elisabeth avait passé par là avant moi. Elle m'a avoué par la suite qu'elle n'a pratiquement jamais regardé en bas! Je trouve que ce fut un bel exercice de maîtrise de soi et de ses émotions, car il n'est pas vraiment permis de paniquer. Une fois que tu commences, tu fonces, tu te concentres et après tu es fier.
Une belle réussite d'équipe, que nous avons célébré au sommet du Rübli!

Avec Fred et Julie, la saison des amis a officiellement été lancée. La prochaine à venir nous voir: Janelle!
Amitiés suisses,
Daniel
xxx
P.S. Bientôt le cap des 10 000 visites! Merci!
Sunday, May 18, 2008, 12:02 PM
Amigos, amigas,Il y a de ces jours fériés qui tombent du ciel (littéralement), tout à fait gratuitement. Toute la Suisse était en congé le lundi 12 mai, pour célébrer la Pentecôte. Je n'ai aucune idée de ce que représente la Pentecôte (Roseline pourrait sans doute me l'expliquer), sinon qu'un excellent prétexte pour passer 3 jours au Tessin, dans la Suisse italienne.
VOYAGE AU TESSIN: 12-14 mai 2008
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Le Tessin est situé au sud des Alpes, à environ cinq heures de train de Lausanne. Un voyage notamment ponctué par la traversée du St-Gotthard, un imposant tunnel ferroviaire de 15 km de long.
Arrivés à Lugano, on se sent vraiment dans un autre pays. La langue, le climat et la végétation luxuriante (des palmiers!) n'ont rien à voir avec Lausanne.
Elisabeth a considéré apporter un de ces saucissons pour son voyage de trekking en Islande. Si seulement ils ne faisaient pas 30 kg chacun...

La première journée, nous avons visité la ville de Lugano. Essentiellement, nous nous sommes fait expulser d'une terrasse, traiter de "mal educados" par un opérateur de funiculaire, et ignorer par une serveuse pendant 1 h. Sérieusement, bravos à tous ceux qui font le ramadan, parce que moi manger une pizza à 21h30 alors que j'avais déjà fait à 17h, ça m'effrite le "mental" et surtout les parois intestinales. Une fois quitté le service à la clientèle plutôt déficient de Lugano, nous avons pris la direction des montagnes. Là, je savais que je n'aurais pas de difficulté à m'entendre avec les falaises, l'herbe et les cols.

Première journée, nous avons emprunté un sentier qui longeait le flanc de la montagne. Pas d'Heidi en vue, seulement un orage, en contre-jour ici avec les randonneurs.

La rando est un sport facile en Suisse. Tout est bien indiqué en tout temps, il y a toujours une façon de te rendre en moyen de transport aux points de départ et d'arrivée, et surtout, il y a toujours une cabane de montagne prête à te servir une soupe chaude quand tu es détrempé suite à une bonne marche sous la pluie. Un peu trop facile parfois...
Ici en compagnie de mon ancien coloc et grand pote François.

J'ai appris à apprécier les fleurs qui poussent en montagne. Drôlement plus beau que du pissenlit dans la catégorie espèce sauvage.

Le sentier empruntait par moment la frontière avec l'Italie. Je peux donc dire que j'ai été dans ce pays, mais disons jamais à plus de 30 m de la frontière suisse. Est-ce que ça compte pour "Where I've been" dans Facebook? En passant, ci-dessous, ce n'est pas la tombe de monsieur I mort en 1929, mais bien une borne de la frontière "I"talienne, posée en 1929.

Après une délicieuse nuit passée dans une cabane du Club Alpin Suisse, nous avons repris la route. Une journée haute en émotions, vu le sentier qui passait dans des endroits bien inclinés. Ma soif d'extrême a été assouvie. À un moment, je me suis tourné et j'ai vu François grimpé sur l'un de ces pics, défiant le vide qui l'entourait. Plus fou que moi je vous jure...

Une classique photo des amoureux, avec un joli background de lacs italiens et suisses...

Éric et François, au sommet d'un pic. J'aime bien la profondeur de champ dans cette photo.

Autre photo de panorama:

Ici un regard sur Lugano, la neuvième plus grande ville de Suisse avec 130 000 habitants, capitale du seul canton complètement italophone de Suisse.

COUPE DE CHEVEUX: 17 mai 2008
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Hier, je me suis fait couper les cheveux. Ça cale peu à peu, Houston.
RETOUR À LA DENT DE JAMAN: 18 mai 2008
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Avec François et une douzaine d'autres personnes, nous nous sommes attaqués à la dent de Jaman, pour une deuxième fois dans mon cas. Je n'aime pas trop repasser par les mêmes sites, j'ai l'angoisse de manquer de temps pour tout visiter ce que je veux visiter, mais en même temps quand tu inities d'autres gens, c'est comme si ça comblait cette angoisse et au bout du compte tu restes heureux.
Ici avec une partie du groupe. La verdure des prés réapparaît, quel bonheur.

Il y a deux semaines, je vous écrivais sur le temps des tulipes. Et bien cette semaine, c'est le temps des narcisses. De toute beauté!

La dent de Jaman était cariée par la boue et la neige et son ascension n'a été que partielle. Mais un petit rush d'adrénaline n'est jamais de refus.

Voilà, vous voyez bien que mes aventures en Suisse riment beaucoup avec randonnée, mais quelle belle façon de découvrir du pays!
NOTE: J'en profite pour souhaiter une excellente saison 2008 à mon équipe de soccer préférée, les Cabrones. Listos?
Amitiés,
Daniel
xxx
Sunday, May 4, 2008, 04:41 AM
Salut à tous!RETOUR SUR L'ÉLIMINATION DU CANADIEN
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Je sais. J'ai entendu comme vous le poteau résonner sous le tir de Latendresse, en direct en plus, et accompagné d'Eli. Vers les 4:00 du mat, nous avons officiellement su qu'ils étaient éliminés. Nos Canadiens. Après une courte nuit, je tourne la page et je les remercie non seulement pour cette magnifique saison, mais aussi de nous avoir fait rêver.
RETOUR SUR LE DERNIER MOIS
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Beaucoup de neige a fondu depuis mon dernier signe de vie. Je l'avoue, depuis un moment j'ai tendance à accumuler les photos et à toutes les présenter d'un seul coup. C'est plutôt frustrant pour les quelques habitués du blog qui rafraîchissent leur écran en vain pendant 3 semaines. "Non, pas ce matin..." Ceux-là pourront crier victoire aujourd'hui, et je m'engage à être moins long avant la prochaine fois. Prêts à emprunter le rapid-o-thron?
VIENNE: 13-18 avril 2008
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Je me suis rendu pour ma première conférence internationale dans la magnifique ville de Vienne, pour la rencontre annuelle de l'organisation "European Geosciences Union". L'objectif était de présenter un poster sur ma recherche. Un peu précoce vu mes résultats, mais qui dirait non à passer une semaine à Vienne?
Avec l'affaire Josef Fritzl, on ne peut pas dire que l'Autriche ait la cote ces temps-ci. Je me suis dit que pour rehausser le tourisme de ce magnifique pays, j'allais faire ma part en montrant qu'ils possèdent de très jolies tulipes.
Lors d'une de nos multiples pauses "tourisme", nous sommes allés visités le classique château de Schönbrunn, la résidence d'été de la dynastie des Habsbourg (d'origine suisse en passant).
Ici je me la joue homme d'affaires en pause de diner de 3 heures.
Ici en compagnie d'Ingrid (amie de mon amie) et de Nikki (amie).
Rassurez-vous, il y avait des présentations intéressantes à cette conférence. Nous avons notamment discuté de l'évolution du CO2 dans les milieux urbains. Ça me fait penser à cet incinérateur viennois auquel la ville a accordé une transformation extrême, signée l'artiste fou Hunterwasser. Je vous assure, il s'agit bel et bien d'un incinérateur à déchets.
Vienne est vraiment la ville avec la plus grande quantité de bâtiments grandioses par hectare que je connaisse. Ici, le palais Hofburg. J'aime bien cette photo en fait. Elle fait un peu "Lonely Planet", surtout avec le père qui joue au soccer avec son fils dans le coin gauche.
Un soir, nous sommes allés à l'opéra de Vienne. C'était ma première sortie à l'opéra de ma vie! À Vienne, ils ont cette promotion où ils vendent des billets à 3 euros pour des places debouts dans le fin fond du parterre. Un peu à la "Survivor" l'idée de rester debout pour un opéra pendant 3 heures. Heureusement, c'était Manon Lescaut, donc en français. Nous avons eu la chance, Nikki et moi, de recevoir une paire de billet à 116 euros pièce pour la 2e partie de l'opéra. En effet, des gens qui devaient s'emmerder durant la première partie sont venus nous voir à l'entracte pour nous offrir leurs billets comme ils quittaient. Quelle chance! Disons que j'étais peut-être pas assez bien habillé si je comparais avec mes voisins...
SUPPOSÉE ASCENSION DU MONT VÉLAN: 19-20 avril 2008
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Aussitôt mes bagages de mon séjour à Vienne défaits, j'empilais mon matériel de montagne dans un coin. Fier d'un nouvel achat de skis de randonnée, j'allais mettre à l'épreuve mon body de grand maigre et mes nouveaux skis.
Accompagnés de guides de montagnes suisses, nous sommes un groupe de 9 participants à avoir tenter l'ascension du Mt Vélan (3700 m) dans le sud de la Suisse. Une randonnée de 2 jours, avec séjour à une cabane d'altitude le samedi soir.
La première journée, nous avons d'abord marché pendant 2 heures avec les skis sur le dos vu l'absence de neige en basse altitude. Puis, nous avons chaussés les skis et les peaux, et nous avons commencé à monter vers la cabane du Vélan, où un bon repas chaud nous attendait. Parlant de chaud, disons qu'avec le soleil et l'action réfléchissante de la neige, les coups de soleil dans la région généralement oubliée de la sous-narine menaçaient à tout moment.
Ici des randonneurs en pleine montée.
Le dimanche matin, nous nous sommes levés à 5h30 pour commencer la montée finale à 7h00. Il y avait beaucoup de neige au sol, du vent, et une visibilité décroissante. À un certain moment, nous avons traversé un couloir où s'était libéré une avalanche la nuit précédente. Remarquez la neige qui s'est accumulée en boules dans le couloir (c'est l'avalanche), alors qu'à l'horizon la neige est lisse.
À un certain moment, nous avons dû faire une section plus "alpinisme" que ski de rando. Nous avons donc sorti les crampons, la corde et rangé les skis sur le dos pour s'attaquer au monstrueux col de la Gouille (3100 m).
Nous avions initialement prévu atteindre le sommet du Mont Vélan, culminant à 3700 m. Vu la mauvaise météo, nous nous sommes rabattus sur une montagne au nom foutûment moins glorieux, le Mont Gouille (3200 m). Sur cette photo je suis le dernier de la cordée.
La descente s'est effectuée en ski alpin, forcément en hors piste. Disons qu'il me reste pas mal d'emmenthal à manger avant d'atteindre le niveau de ski des locaux. Mais j'ai survécu et je suis très fier de mon expérience. J'en remercie mon porte-bonheur, ma tuque des Oilers.
VISITE DE ZURICH: 27 avril 2008
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Question d'aller visiter une exposition sur la reconstitution de la tombe de Toutânkhamon, nous nous sommes rendus à la plus grande ville de la Suisse, Zurich. En plein coeur de la Suisse allemande, cette ville transpire (une sueur parfois même nauséabonde) la richesse. Magasins Rolex, Gucci, Louis Vuitton, rien de trop beau.
Ici une jolie église du downtown.
Ici des jolis amoureux dans le downtown.
Ici des tulipes zurichoises, symboles du printemps et des amoureux qui marchent sur le bord d'un lac. Aussi très près du downtown, pour rester dans la thématique.
DENT DE VAULION AVEC DES AMÉRICAINS: 1er mai 2008
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Accompagnés d'étudiants américains en échange dans mon laboratoire, Mike et Ethan, et profitant d'une journée de congé tout à fait gratuite (l'ascension), Elisabeth et moi sommes allés dans le secteur de la vallée de Joux pour une randonnée sur la dent de Vaulion.
Rien à signaler, sinon un joli paysage avec des lacs...
... et quelques exercices d'entrainement militaires (ces fameux raccourcis qui n'en sont pas!).
MONT TENDRE (1679 m): 3 mai 2008
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Hier Eli et moi sommes allés faire de la randonnée sur la plus haute montagne du Jura suisse, le Mont Tendre. Il était encore partiellement couvert de neige. Du sommet on pouvait voir le lac Léman dans son entièreté. Pas évident vu sa forme de croissant. On a pu constaté aussi le caractère très agricole du canton de Vaud, qui me rappelle beaucoup la région d'où viennent mes parents.
La quantité de crocus était plutôt spectaculaire. Difficile de ne pas en écraser en marchant hors-piste.
À un certain moment, nous étions un peu paumés (perdus) et nous avons hésité pendant une bonne vingtaine de minutes sur le chemin à prendre. Après avoir opté pour un sentier un peu isolé, nous avons trouver par terre une carte topo dans un sac au sec. Non mais si t'appelle pas ça le destin toi... En mettant Eli "commander in chief" de l'aspect orientation, on était retrouvés en moins de deux.

Au sommet du mont Tendre, il y avait cette pancarte.
L'armée suisse procède parfois à des lancements d'obus dans certaines régions pour se pratiquer. Or, certains obus oublient d'éclater. Donc, petit garçon, si tu trouves une jolie bo-bombe, pas touche ok? J'ouvre une parenthèse sur l'armée suisse...
L'ARMÉE SUISSE: une mine de paranoïa
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Petit extrait d'un livre sur l'armée suisse (R. de Diesbach & J.-J. Grezet, "L'armée", publié dans les années 1990):
"En temps de paix, nos autoroutes et autres voies de communications ouvrent toujours davantage au monde le coeur de l'Europe. En temps de guerre, les Suisses veulent pouvoir colmater immédiatement ces multiples brèches. Ils ne construisent donc aucune route, aucun tunnel, aucun pont qui ne puisse être rapidement détruit. Quelques 2000 ouvrages minés en permanence sont préparés dans le pays. Tout est prêt pour la destruction. Les mineurs ont en poche les plans de démolition. Dans la plupart des cas, l'explosif est déjà placé. Il me manque plus que le dispositif de mise à feu [...]"
Ce n'est pas de la fiction, croyez-moi. Qu'en pensez-vous?
Amitiés d'outre-mer,
Dan the man
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