Sunday, January 18, 2009, 02:30 AM
Je pensais à l'ampoule qui se formait sur mon pied droit. Une sorte de pincement à chaque pas. Je levai ensuite la tête et je les aperçus devant moi. Ces skieurs hors piste, qui troquaient le confort du télésiège contre la souffrance des monts retirés. Et voilà que j'étais l'un d'eux, dernier de file, certes, mais qui apprenait que chaque ascension se méritait. 
Parfois, il fallait savoir sacrifier son talon pour parvenir à la cime. Même si celle-ci s'appelait la Tête à Vincent.
photo: M. Diebold.
Il est vrai que l'hiver est froid pour la Suisse. Après des chutes de neige abondantes partout au pays en fin d'année 2008 (on a même vu de la neige accumulée au sol à Lausanne), ça fait bien 2 semaines et demie que le pattern météo n'a pas changé. Stratus sur le lac Léman, températures légèrement au-dessous de zéro, et beau soleil à partir de 1000 m environ. En grands amateurs de sports d'hiver, Eli et moi avons bien profité de cette abondance d'or blanc pour user les coutures de nos tuques.
Revigoré par un beau séjour au Québec durant la période des Fêtes, voilà que je prends le temps de décrire les événements qui ont occupé notre dernier mois et demi en terre helvétique.
WALIGHÜRLI (2050 m, 6 décembre 2008)
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Nous avions prévu depuis le début de la semaine que le samedi serait une journée consacrée au ski de randonnée. Plus on se rapprochait du samedi, plus les précipitations se faisaient abondantes, nous forçant constamment à revoir nos objectifs à la baisse (normal après tout en temps de crise). Nous avons donc opté pour un sommet faisable en toutes conditions et où les chances d'être ensevelis sous une coulée de neige étaient à peu près nulles.
Le Walighürli est une montagne près de Gstaad, donc il est fort possible que Johnny Hallyday puisse en voir la cime depuis la galerie de sa villa de luxe.
Au stationnement, il neigeait des peaux de lièvre pendant que nous préparions nos peaux de phoque. Ici en compagnie de Silvia, Marc et John Lucas (aucun lien avec Star Wars).

Il ventait et faisait relativement froid. Mais il y avait une façon très efficace pour se réchauffer: ouvrir le sentier.

Après avoir monté par la forêt pendant un long moment, vers la fin, nous avons atteint un terrain plus exposé. Au loin, une petite butte faisait office de sommet.

La descente s'est effectuée dans environ 40 à 50 cm de poudreuse. Nul besoin de faire de virage, juste à se laisser flotter... jusqu'à la voiture!

RAQUETTES AU LAC RÉTAUD (1685 m, 7 décembre 2008)
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En compagnie de notre dernière invité de l'année 2008, Mélissa (une amie de la soeur à Eli, ex-employée étoile de la fraisière Roseline Drolet), nous avons été faire une promenade en raquette près des Diablerets, dans les Alpes vaudoises.
Le départ s'effectue du col du Pillon. Le sentier nous amène d'abord dans une forêt de sapins, recouverte d'une belle couche de neige folle.

L'attraction principale, le lac Rétaud, est tout à fait recouvert de neige. J'ai des fois l'impression que les Suisses trouvent des choses belles qui apparaissent plutôt banales pour nous les Québécois. Genre une cascade, un boisé, un lac. En même temps, il y a sûrement des Suisses qui sont blasés de voir un château ou un bout des Alpes. Pas moé.
Nous avons rencontré en chemin ce chalet au toit inondé de neige.

Petite pause.

Nous nous sommes baladés par la suite dans la station de ski de Villars, pas encore ouverte à toutes les hordes de skieurs. Beau sentiment de liberté et de tranquillité. Sur les versants environnants, on observe plusieurs avalanches déclenchées par la couche de neige instable et les pentes élevées.
Eli et Mélissa. Cette dernière vient nous rendre visite pour conclure son passage de quelques mois en Europe.

Elisabeth. La rougeur de ses pommettes se confond avec son manteau.

PATINAGE AU LAC DE JOUX (10 janvier 2009)
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Suite au temps "froid" prolongé, certains lacs en Suisse sont devenus propices à la pratique du patin. La dernière fois que j'avais patiné sur un lac gelé, c'était à Iqaluit. Certainement, il n'y avait pas foule cette fois-là, contrairement au lac de Joux. Mais il n'y avait cet engouement que j'ai pu observer sur le lac suisse, qui ne gèle que quelques semaines par année. Ici à l'extrémité du lac, à proximité de la localité du Pont.

Suite à l'initiative de notre ami Éric, nous nous sommes retrouvés un petit groupe à profiter de cette étendue glacée. De gauche à droite: The man, Eli, Gaël, Aline, Teresita, Éric, Karine et David.

Entre deux maux de pieds, Eli s'est élancée. On a pratiqué le freinage et le patin à reculons.

Puis j'ai pris la poudre d'escampette. J'avais une folle envie de traverser le lac d'un bout à l'autre: 16 km aller-retour. J'ai dû passer par-dessus deux grandes fissures qui tranchaient le lac en deux.

Un peu plus loin, j'ai rencontré des cygnes qui militaient contre le gel du lac. Ils étaient là, sur la glace, sans doute à attendre que ça fonde. À noter celui du milieu qui se réchauffe une patte.

Sur le chemin du retour, j'ai croisé plusieurs futurs Yannick Weber ou Mark Streit.

Cette magnifique journée s'est terminée par un coucher de soleil avec de jolis reflets sur la glace.

RAQUETTES AU BOURG ST-PIERRE (11 janvier 2009)
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En compagnie d'Éric, nous sommes allés au Val d'Entremont, en route vers le col du Grand St-Bernard, pour faire de la raquette. Nous avons d'abord demandé notre chemin à des valaisans antipathiques, sans succès. Puis, en se faufilant dans les rues de Bourg St-Pierre juste assez larges pour une Renault 5, nous avons finalement trouvé le début des pistes.
La première partie du sentier s'est fait dans le creux de la vallée, à l'ombre et dans la forêt. Pas trop intéressant, mais rien pour perdre le sourire.

Nous avons mangé un brin aux côtés d'un lac de retenue hydroélectrique recouvert de glace qui craquait.
Ensuite, la partie agréable du sentier a commencé. Primo, nous étions au soleil. Secundo, toutes les montagnes de la région se sont révélées à nous.

Nous avons finalement regagné Bourg St-Pierre (ci-dessous), en faisant une petite course sur une pente de neige. Si j'étais Jean-Philippe Bonneau, je vous dirais que c'est moi qui ai gagné, mais par modestie, je vais taire l'issue de la petite compétition.

TÊTE À VINCENT (2448 m, 17 janvier 2009)
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En compagnie de Marc, un ami de mon labo, et d'une panoplie de ses amis, nous avons pris la route de la Tête à Vincent, dans le Val d'Illiez. Il ne faut pas se laisser méprendre par le nom modeste de cette course de ski de randonnée, car l'itinéraire est assez alpin.

Ils sont tous des habitués et moi je suis le débutant motivé. Monter 1300 m de dénivelé avec deux pauses de quelques minutes, c'est déjà quelque chose.

Poser des crampons (appelés couteaux) sous ses skis parce que la pente est trop inclinée dans une neige dure, c'est aussi non négligeable.

Le mieux, c'est quand nous avons enlevé nos skis dans une pente à 40 degrés pour monter à pied.
Peu avant le sommet, nous avons atteint le col de Comba Morney. Marc était assez gentil pour rester avec moi, même si avec toute son expérience de skieur de rando, il aurait pu me semer en moins de deux.

Sur l'arête du sommet, le vide de chaque côté, on se concentre sur notre équilibre.

À la descente, la neige n'était pas très facile à skier. Poudreuse par endroits, cartonnée à d'autres places, tout pour rendre le virage moins évident. Mais le bonheur d'avoir réussi cette belle course et de descendre tout le monde ensemble à travers les rochers l'emportait par-dessus tout!
photo: M. Diebold.
All the best,
Dan the man




( 2.9 / 37 )
Thursday, December 4, 2008, 02:24 PM
Quand la fumée de la chapelle Sistine a viré au blanc, nous savions que l'heure de l'annonce était imminente. Je me rappelle en 2005 avoir été suspendu aux lèvres de Bernard Derome. D'avoir scruté cette balustrade où d'une seconde à l'autre, le nouveau pape allait pointer le bout de sa toge. D'être là, sur la place St-Pierre-de-Rome, dans ce lieu où à de multiples moments dans l'histoire les yeux du monde entier ont été rivés, est bouleversant. Que dire alors de contempler cet éclat de lumière zébrant le ciel bleuté du crépuscule, celui du dôme de la basilique St-Pierre-de-Rome, berceau du catholicisme.

INNSBRUCK, VILLE OLYMPIQUE: 8-9 novembre 2008
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Profitant d'une promotion de la compagnie de trains en Suisse, nous avons décidé de se farcir un colossal 12 heures de train en 2 jours, qui allait nous mener au coeur du Tyrol autrichien, à Innsbruck.
La ville est très petite, tant mieux. Chaque minute compte. Nous sommes employés à enchainer les attractions coup sur coup, motivés à rentabiliser cette "Innsbruck card" qui nous donne accès pratiquement à tout.
La visite débute par l'emblème de la ville, le Goldenes Dach. Un toit d'or médiéval où l'empereur Maximilien I se faisait dorer la bedaine en regardant des amuseurs de rue.

Tout près, le Hofkirche est un autre lieu populaire. Le même Max (entre potes tsé) s'est vu fabriquer un mémorial comportant pas moins de 28 statues. Pas de doute, nous sommes au 16e siècle et tous les démesures sont permises.

Dans le thème de la démesure, que dites-vous de cette voiture? Une solution à la crise?

La tour de l'hôtel de ville nous donne une magnifique vue 360 degrés et nous rappelle la grande proximité des Alpes.

Autre vue avec une église colorée au premier plan.

Difficile pour nous de se contenter de contempler les montagnes au loin. Comme nous étions en mode "look urbain" et que nous disposions de peu de temps, une seule solution s'imposait à nous: le téléphérique. En moins d'une demie-heure, grâce à une remontée mécanique flambant neuve, nous étions à 2500 m et pouvions observer toutes les possibilités de randonnées de la région, sans toutefois pouvoir les faire. Un joli paysage rocailleux et des aiguilles magnifiques.

Vous connaissez sans doute Swarovki, une compagnie fabriquant du cristal pour les bijoux et autres cossins de filles. Ils sont nés à Innsbruck et pour leur centenaire, ils ont engagé un concepteur qui s'est farci un trip d'acide et qui a ensuite fait le design d'un musée dans une caverne. Un "Charlie et la chocolaterie" version cristal. Ici Eli posant devant l'entrée.

Nous avons développé une habitude, c'est d'opter en tout temps pour l'hôtel le moins cher de la ville. Généralement nous sommes surpris en bien par la chambre, mais à Innsbruck on a frappé le fond du baril. Une chambre sale, négligée, même déco depuis 40 ans, odeur de cigarette, tapis dégoûtant. Certes, ce confort moyen n'a en rien affecté notre joie de poser pour une photo de couple.

Les Bonneau de ce monde, ou encore ceux qui ont été visiter le musée Olympique de Lausanne, savent qu'Innsbruck a reçu les jeux Olympiques d'hiver à deux reprises: en 1964 et en 1976. Ici j'ai dû entrer illégalement sur le site pour prendre une photo d'un témoin de cette époque fertile en olympisme: le saut à ski (en longueur).

KARTING VUITEBOEUF: 16 novembre 2008
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Quoi de mieux, pour célébrer l'anniversaire d'Eli, que de croiser le fer sur un circuit de karting. Pour la première fois, nos roues de go-karts ont crissé sur le bitume d'une piste partiellement extérieure. De furieux duels ont eu lieu, et la palme du Schumi local revient à Nicolas, le copain de la cousine d'Eli. Je n'étais pourtant pas trop loin dans son rétroviseur. Enfin, à quelques secondes... ce qui est quand même un fossé dans le domaine. Eli a été la fille la plus rapide, suivie de près par Marie-Ève. Ah ces Fortier...

CIAO BELLA ROMA: 20 - 24 novembre 2008
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Premier vol EasyJet, une compagnie aérienne low cost. Pas de bagages enregistrés, pas de service, pas de place assignée, mais surtout pas de gros bill à payer!
Après un calzone et un risotto délicieux mais ô combien pour estomacs de moineaux, nous avons savouré notre premier gélato en contemplant la fontaine de Trévi. Il faut vraiment que ça soit bon pour qu'Elisabeth veuille manger de la crème GLACÉE quand il fait 10-15 degrés dehors.
La fontaine de Trévi, elle, jaillit de tous feux par ces éclairages multiples. Un lieu hautement romantique, truffé de vendeurs de roses et de photographes "Polaroid" qui se dépêchent de faire payer pour la photo avant que le client remarque que tout ce qu'on voit, c'est un spectre blanc de lui-même, sans la fontaine!

Après une nuit dans un garde-robe qui nous tient lieu de chambre, nous réchauffons nos mollets qui vont être sollicités pour une longue journée de visites au Vatican.
Un court trajet en métro et nous voilà à la place St-Pierre-de-Rome. Une pensée pour Marilou.

La vue sur la basilique St-Pierre-de-Rome est spectaculaire, tout comme ces colonnades ornées de statues.

Quelques gouttes tombent et voilà tous ces Indiens vendeurs de parapluies. Nous, on se réfugie dans les musées du Vatican, guidés par des audioguides. D'abord quelques reliques égyptiennes, puis un imposant corridor de statues et ensuite un enchainement sans fin de salles décorées d'oeuvres d'art. On nous avait laissé entendre que la richesse du Vatican allait nous dégoûter. Nous nous attendions à des bijoux en or à la tonne, et finalement pas du tout. C'est plutôt une collection d'art gigantesque, qui témoigne certes d'un abus échelonné sur plusieurs siècles, mais qui doit aujourd'hui demander un entretien excessif pour faire face aux 3 millions de visiteurs annuels.
À la fin de la visite, la chapelle Sistine. Malgré l'interdiction totale de photos, je profite d'un laisser-aller général et capte quelques clichés sans flash: je suis fasciné par cette fresque de Michel-Ange.

Reconnaissez-vous le classique?

À la poste du plus petit pays du monde.

En sortant, on passe à la pizzeria et on opte pour le spécial féculents: une pizza aux patates.

Sous une légère pluie, on se positionne dans la file pour la basilique St-Pierre-de-Rome. Vive le mois de novembre brumeux: nous n'attendons qu'une quinzaine de minutes. À l'intérieur, c'est fabuleux: beaucoup de marbre, d'autres statues grandioses... Ci-dessous, l'autel.

On regarde tout ça bercés par la mélodie d'une chorale. Au centre du bâtiment, un trône qui s'enfonce dans les hauteurs du dôme principal: c'est là que repose St-Pierre. Dans un coin, la Piéta de Michel-Ange. Pas de doute, c'est ici que ça se passe.
Après notre visite au rez-de-chaussée, nous sommes pris par la folie des hauteurs et on entreprend la montée du dôme principal. Les escaliers sont d'abord larges et peu pentus, puis se rétrécissent, étant même parfois inclinés vers le dôme ou offrant une corde verticale en guise de rampe.
Au sommet, la vue sur Rome et la place St-P-de-R.

On immortalise le moment à l'aide d'une double-self-picture.

Au soleil couchant, l'alignement partant du JC Vatican.

Le lendemain, nous visitons des ruines à la pelle. Depuis le Domus Aurea, nous avons une belle vue sur le Colisée.

Nous visitons cette nouvelle merveille du monde en prenant un guide. Il fallait s'imaginer le stade plein de ses 50 000 spectateurs à encourager les gladiateurs affronter panthères et autres animaux féroces, ou encore observer des reconstitutions de batailles navales d'époque.

La faim pour notre pizza quotidienne nous amène dans un resto type kébab où l'on vend la pizza au poids. C'est bon!
Début pm, on se dirige vers le forum. D'autres ruines, notamment trois colonnes qui formaient jadis le temps de César. On grimpe le Palatin, cette colline où Romulus et Rémus auraient fondé Rome. De là, notre vue sur le forum romain.

En se tournant de côté, la vue est tout autre: des clémentines!!!

En soirée, un détour à l'épicerie pour tenter de calmer notre niveau de cholestérol (grâce aux conseils de ma grand-maman). On arrive soudain face-à-face à la rangée de "pannetones", délices italiens.

Parenthèse: à moins que ce soit ÇA, la solution à la crise?

Le lendemain, à notre surprise, nous apprenons que le panthéon est aussi une église. La coupole en son centre est particulièrement impressionnante, avec une ouverture de 9 m.

Grâce aux conseils de mes parents, nous avons aussi visité l'Appia Antica. Cette voie, utilisée à l'époque romaine, est le symbole du fameux "Tous les chemins mènent à Rome". En tout cas, ça faisait du bien de sortir un peu de la ville et de voir de la nature!

J'avais le goût de conclure ce voyage avec une photos d'olives.

LIECHTENSTEIN - EST DE LA SUISSE: 29-30 novembre 2008
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Concours d'épellation: L-I-E-C-H-T-E-N-S-T-E-I-N.
Tenter d'expliquer à un Suisse que nous sommes fascinés par le Liechtenstein est un peu comme avouer à un Québécois une passion secrète pour St-Roch-de-l'Achigan.
Après avoir pris le train vendredi soir après le travail, Elisabeth, Marie-Ève, Nicolas et moi-même avons rejoint le petit village de Triesenberg, perché à 1000 m. Quelques infos sur la principauté du Liechtenstein. Plus grand fabriquant mondial de fausses dents, ce petit pays compte 35 000 habitants, aucune armée mais 15 banques. Pas de doutes, c'est un paradis fiscal.
Ici une enseigne de banque.

À Triesenberg même, pas grand chose à faire à part contempler le pays...

ainsi qu'une église avec un clocher en forme d'oignon.

Le samedi matin, nous prenons la direction de la capitale, Vaduz, ville sans âme surplombée par la résidence princière, le schloss Vaduz.

On passe ensuite au Liechtenstein Center...

... pour faire comme les 40 000 personnes annuellement qui viennent pour l'attraction #1 du pays: l'étampe dans le passeport!

Direction ensuite le parlement, sans doute commandité par une compagnie locale de briques jaunes.

On décide ensuite de monter au château pour prendre quelques photos.

Il fait bon vivre au Liechtenstein.

Fin pm, en suivant le Rhin, on traverse en Suisse et on prend la route de Stein Am Rhein. Nous sommes les seuls clients de l'auberge de jeunesse. On va rapido visiter la place centrale, qui est magique, directement sortie d'un conte médiéval.

On s'assoit ensuite autour d'un plat de rostis (patates suisses-allemandes) et finissons la soirée autour d'une partie de cartes endiablée.
Le lendemain, nous redécouvrons Stein Am Rhein de jour: ces façades peintes de bâtiments sont magnifiques!

Pose.

Vers l'heure du midi, on se dirige vers Schaffhausen, puis nous marchons jusqu'aux plus grandes chutes d'Europe. En été, leur débit tourne autour de 600 m³/s, alors qu'en hiver c'est autour de 250 m³/s. Le plus impressionnant fut de se tenir sur le belvédère...

... avec le rapide qui défile sous nos pieds!

Un weekend fabuleux auquel, discrétos, nous offrons une place de choix dans nos coeurs.

Saludos,
Dan the man
Thursday, November 6, 2008, 02:02 PM
Coucou! Coucou!Ces horloges coucous de la Forêt Noire (sud-ouest de l'Allemagne) sonnent l'heure du changement.

Ce mardi le monde entier avait le regard tourné vers les États-Unis. Enfin, depuis hier, il fait bon d'être Américain. Ces porteurs de sneakers blancs (règle universelle pour les repérer en Europe) ont élu Barack Obama. L'Europe est sous le charme, et moi aussi.
"Happiness is only real when it's shared". En tout cas je peux dire que partager son bonheur avec la planète entière est un feeling très fort. Je n'ai pas vécu les premiers pas de l'homme sur la Lune, ni l'élection de René Lévesque en 1976, mais je peux dire que j'étais là quand le premier président noir des États-Unis a été élu. Wow.
CHRONIQUE GASTRONOMIQUE
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La liberté n'est pas une marque de yogourt. Ô Rochebelliens vous vous souvenez comme moi de cette réplique lors des annonces à l'intercom.
L'autre jour je me promenais dans la section des produits laitiers et je suis tombé sur ça:

Du yogourt au vin cuit. Je l'ai acheté en douce sans me faire carter.
À quel moment de la journée on peut bien avoir envie de s'ouvrir un bon yogourt au vin cuit? À 7h le matin avant d'aller au travail? Le lendemain d'un party? Dans mon cas, j'ai pas pris de chance pis je l'ai mangé à 4h de l'après-midi un samedi. Tsé l'heure où même si ça passe pas il te reste quand même 3h avant le souper.
J'ai lu la liste d'ingrédients après l'ingestion. Pas de vin. Juste un mélange bizarre avec des poires. Définitivement, il y a quelque chose qui m'échappe.
VISITE DE LA FORÊT NOIRE: 11-12 octobre 2008
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Pour la première fois depuis mon arrivée ici, nous avons loué une voiture et avons filé vers le sud-ouest allemand. C'est en fuyant le brouillard automnal du plateau suisse que nous sommes tombés sous le charme des couleurs en plein coeur de la Forêt Noire (Schwarzwald).

J'ai roulé en direction de Freiburg im Breisgau sur une autoroute sans limite de vitesse. Je me souviens vers mes 13 ans quand j'ai appris que ça existait des routes comme ça dans le monde. Je me disais que ça devait être pour ça que le cadran de notre Mazda 626 se rendait jusqu'à 240 km/h.
Et là, après toutes ces années, j'avais ma chance. Au volant d'une rutilante Volkswagen Polo, la voiture du peuple en plus. Et bien j'ai choké. Quand j'ai vu le panneau "fin de la limitation de vitesse à 120 km/h", j'ai crû rêver. J'ai jamais autant été dépassé en roulant à 120. En moins de deux, la section sans limite de vitesse se terminait et nous étions en ville.
En moins de deux, j'engloutissais un hot-dog avec une saucisse d'un pied de long. La vendeuse m'a demandé si je voulais la couper en deux. J'ai dit oui, mais pour mes archives personnelles j'aurais dû refuser.
Ladite saucisse tenue main droite.

La vendeuse.

Au Valentine, j'aime bien mettre des oignons dans mes hot-dogs. À St-Peter, on aime bien mettre des oignons sur les clochers.

L'avantage en voiture c'est de pouvoir se promener hors des sentiers battus et de s'arrêter quand on veut. L'architecture de ces maisons-granges m'a fasciné. Des immenses toitures qui font un peu "chapeau-de-samouraï" et des devantures fleuries.

Aux abords du lac Titisee, nous avons profité des rayons de soleil, Eli et moi. Avec la fin de la saison des invités, le mois d'octobre s'annonçait pour nous un moment de calme et l'occasion de se retrouver autour d'un bon gâteau forêt noire. Après tout, n'avions-nous pas fait tout ce chemin pour ce petit triangle de bonheur qui tient dans une assiette?

J'avais l'impression avant de venir ici qu'au Québec nous avions plus ou moins l'exclusivité des belles couleurs de l'automne: du jaune, au rouge, à l'orange. J'ai en tête cette photo de Y.A. Bertrand dans la Terre vue du ciel. On y voit Charlevoix explosant sous les couleurs. Rien d'aussi spectaculaire ici, et Farid m'a bien convaincu à ce sujet, mais quand même j'étais sous l'effet d'un paradigme et cet arbre me l'a rappelé.

Finalement, nous avons visité cette immense basilique à St-Blasien. Dommage que les photos aient été interdites à l'intérieur. On y voyait du marbre blanc partout. C'était tout simplement magnifique.

DENT DE CORJON (1967 m): 19 octobre 2008
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Ah... Une randonnée... Ça faisait si longtemps...
Les conditions idéales étaient réunies pour l'ascension de cette dent des préalpes vaudoises. Il avait fait chaud toute la semaine et la neige qui avait parsemé les sommets suisses avait dû retraiter dans les hauteurs.
Conditions idéales aussi quant aux partenaires de marche: Jan, Linda, Eli et Éric.

Une belle journée d'automne, avec une vue plongeante sur la région du pays d'En-Haut.

Eli, ma tendre épouse.

Dans le petit livre de randonnées, on lisait la nécessité d'avoir "un pied sûr, une absence de vertige". Certaines sections sur la crête finale étaient en effet pas mal exposées. Il y avait même un petit passage d'escalade très facile à franchir.
Rien par contre n'allait nous empêcher d'atteindre le sommet.

Éric peu avant la dégustation de chocolat suisse qui couronne chaque repas en montagne.

Dent de Corjon, dent de Jaman, dent de Lys... J'adore la dentition des préalpes!
PROMENADE À VÉLO VERS MORGES ET ST-PREX: 25 octobre 2008
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Un samedi tranquille, nous avons enfourché nos vélos et avons pédalé vers l'ouest. La piste cyclable empruntait la route cantonale où nous devions défendre notre bout de chemin face aux voitures. J'ai préféré quand la piste nous emmenait dans la forêt, les vignes ou les champs de maïs.
La rue piétonne de Morges, un brin d'Europe.

La fin de l'automne aux abords du Léman.

MEURTRE ET MYSTÈRE POUR L'HALLOWEEN: 31 octobre 2008
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Elisabeth avait décidé depuis quelques semaines qu'elle allait déployer tous ses talents d'organisatrices pour l'Halloween 2008, afin que la fête des morts perde de sa relative indifférence ici.
Quoi de mieux qu'un souper Meurtre et Mystère (concept totalement inconnu ici) dans un décor tout à fait halloweenesque: citrouille décorée, toiles d'araignées, etc.
Un petit tour de table s'impose ici: Éric, Régis, Ewa, Johanna, David, Géraldine, Aline et un vieux moustachu.

À noter que l'essentiel de mon déguisement repose sur ma fausse moustache. J'ai dû pédaler 30 min sous la pluie pour me rendre dans un trou perdu où on vendait des fausses moustaches. Je sais qu'il aurait été plus économique de me la laisser pousser. Malheureusement, je n'avais pas 3 ans de préavis.
Ce fut une soirée mémorable pour tous les invités, incluant l'auteur de ces lignes. Je trouve que l'intrigue des Meurtres et Mystère n'a ni queue ni tête. J'ai appris que je n'étais pas le père de mon fils et que j'avais une liaison avec deux femmes. Mais avec un peu de pinot noir toutes les raisons sont bonnes d'avoir tué ma femme Victoria Rockley, ici en mort-vivante.

RANDO À LA DÔLE (1677 m): 2 novembre 2008
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La Dôle n'est pas une marque de bananes. C'est le sommet le plus à l'ouest de la Suisse. C'est aussi là qu'on retrouve un important radar météo et un autre pour le trafic aérien sur Genève.

Certaines sections étaient pas mal enneigées. Les sommets du Jura sont des incontournables dans de telles conditions.

Sur la crête du sommet.

NOUVEL EMPLOI ELI
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Bonne nouvelle chez les Nadeau-Fortier. À partir du début janvier 2009, Elisabeth deviendra adjointe scientifique à l'École d'Ingénieurs de Changins en viticulture, œnologie et arboriculture (http://www.eichangins.ch/). Non mais ça vous change l'Europe... Pour qu'Eli se spécialise en vin... Hihihi... Petite question en passant: est-ce qu'on peut faire du vin avec des brocolis?
C'est un emploi permanent, qui comporte du travail sur le terrain, de l'enseignement et de la recherche. Je suis très fier d'elle et je lui souhaite "all the best".
MOT DE LA FIN
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Heille, je ne peux pas vous quitter sans glisser un mot sur la saison du Canadien! L'autre nuit, j'ai regardé un match en direct. J'adore mon équipe et je déjeune tous les matins en regardant les capsules de rds.ca qui parlent de la productivité de Sergei Kostityn et du record de Martin Brodeur blessé.
GO HABS GO!
Amitiés,
Daniel
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Friday, October 17, 2008, 01:45 PM
Voici le récit (abrégé, n’ayez crainte) de mes premières vraies vacances « payées » du travail (vive la Suisse et ses 5 semaines de vacances!!) C’est en compagnie d’un Belge (David, dit Davidson ou le costaud), d’un Français (Eric, dit Erikson ou le jeunôt) et d’une Québécoise (Edith, dit Eda) que je (Elka) suis partie en Islande, terre des extrêmes, pour deux semaines de pure nature au début d'août. Notre voyage s’est divisé en deux parties : nous avons d’abord fait une longue randonnée de 5 jours en autonomie (de Landmanalaugar à Skogar (océan)) pour ensuite louer un petit 4x4 pour découvrir les terres islandaises. Faire une sélection de 60 photos sur 4000 (dont au moins 1000 de chutes d’eau) ne fut pas une tâche facile… Prenez une grande respiration, c’est parti.
La capitale, Reykjavik, compte 200 000 habitants, soit les 2/3 de tous les habitants de l’île. C’est une petite ville sympathique, mais sans éclat.
Bienvenue dans le pays des 4x4. Dès qu’on veut se balader un peu en nature, ce genre de voiture devient rapidement essentiel. Petit contraste intéressant ici, au cœur de Reykjavik.
Nous marchons dans la ville mais ce que nous prenons surtout en photo, ce sont les montagnes et la nature, raison pour laquelle nous sommes ici.
Après 4h de bus 4x4 traversant des rivières et avançant dans ce qu’un blogueur a surnommé le « rien », nous sommes arrivés à notre camp de base, Landmanalaugar. Première leçon : il vente BEAUCOUP en Islande. Nous avons enfin trouvé l’utilité des petites cordelettes qu’ils vendent avec la tente….
Les piquets de tente étant en nombre insuffisant et difficiles à fixer, les roches étaient nos meilleures amies pour éviter de nous envoler durant la nuit (parfois je me sentais comme Dorothée dans le magicien d’Oz, quand ça maison s’envole dans une tornade).
Le grand départ étant prévu pour le lendemain, nous nous sommes baladés dans les environs. Ici, une vue du camping.
Ce n’est qu’en montant plus haut que nous avons compris sur quoi nous marchions : une coulée de lave. Trop cool!
Les paysages étaient simplement magnifiques. Il ne manquait qu’un peu de soleil (qui est assez rare en Islande!)
Premiers fumerolles. Il fait environ 15 C mais une importante chaleur et une odeur de soufre se dégagent de ces sites.
Départ pour 5 jours de marche en autonomie. La première journée fut comme David l’espérait : vent, pluie et brouillard, la totale quoi. On croise d’autres fumerolles et des sources d’eau chaude (oui, oui, c’est de l’eau bouillante!!). Ce sont les seules photos qu’on a prises durant toute la journée!
Le lendemain matin, victoire, du soleil!!! Me voici au petit matin, dans notre abri anti-vent construit par d’autres randonneurs.
Alors que la veille nous ne pouvions voir à plus de 100 m devant nous, cette fois les paysages sont splendides. Je vous laisse admirer.
La soirée fut tout aussi magnifique, sur le bord du lac Alftavatn. À cette période de l’année, le soleil se couche à 23h30 et les oiseaux chantent à partir de 4h le matin.
Un défi de cette randonnée était le passage de guets. Le nombre de rivières étant très important en Islande et leur débit variant énormément selon la période de l’année, la construction de ponts n’est pas une option. La technique la plus simple : on enlève nos bottes, on met des sandales et on traverse. Parfois la traversée se fait relativement bien :
Parfois c’est assez profond et avec un courant important (oui, c’est moi, et oui, j’ai eu peur!)
Et parfois, ça frôle les 4 C (on voit le glacier au loin d’où provient l’eau…). Regardez le visage d’Eric. C’est de la pure torture. Si au moins il pouvait faire 25 C avec du soleil pour se sécher, mais non il fait 15 C avec du vent!
On se réchauffe les pieds et on repart. Cette section fut longue, très longue. C’est du plat à perte de vue.
Après un dodo dans la poussière du désert, on fait la dernière section de cette randonnée populaire (mais on est trop crinqués, donc nous, on n’arrête pas là!!). On aperçoit au loin un des glaciers que nous longerons le lendemain.
La dernière journée de randonnée fut extrême, dans tous les sens du mot. Pour la première fois de ma vie, je me sentais comme une véritable aventurière qui voulait vaincre la force de la nature. Outre les 27 km de marche avec nos 16 kg sur le dos, nous avions 1400 m de montée à faire, 1200 m à descendre, mais surtout, gravir des buttes de sables et traverser un col de glacier sur de la glace pure. Vous me direz que ce n’est pas si pire, mais ajouté à ça une visibilité quasi nulle (il y a des bornes à tous les 30 m mais notre vision ne dépassait pas les 10 m), un vent de côté qui ne souhaite que vous projeter à 5 m plus loin et une fine pluie qui n’est pas si gentille, c’est ce qu’on appelle de l’aventure.
Un abri, au cas où…
Sur le chemin du retour : l’effet du vent.
Notre point d’arrivée, la Skogarfoss. Dire que nous avons fait le même parcours que cette eau qui coule, du glacier à l’océan (qui est 200 m derrière nous).
C’est ainsi que se termina notre trek islandais, pour ensuite débuter la visite du sud et l’est de l’île. Je ne vous ferai pas la description de notre parcours, voici simplement les photos des attraits les plus importants.
Une reconstitution des maisons anciennes.
Un autre chute. Mais celle-ci, c’est LA chute de « where the hell is Matt » version 2007, pour eux qui ont vu le vidéo .
Des bananiers. Oui, oui, il y a des bananes dans les serres!!!! Les sources d’eau chaudes sont omni présentes donc aucun problème pour maintenir une température élevée à l’année longue!
Moi, risquant ma vie …
pour observer des macareux!!!
3 trolls. La légende mentionne qu’ils voulaient rejoindre la terre mais lorsque le soleil se leva, ils ont été figés sur place.
Le village de Vik. C’est une des principales villes du sud.
Une langue glaciaire.
Le site de Jokulsarlon. C’est aussi une langue glacière mais qui plonge dans un lac. Des immenses icebergs se détachent du glacier et dérivent tranquillement pour aller se jeter dans l’océan, quelques centaines de mètres plus loin.
C’est beau!
L’attrait de cette chute : les orgues basaltiques. Se sont des formations naturelles, hexagonales. C’est hallucinant.
Comment aller en Islande sans aller à Geysir, pour voir un geyser. Et oui, le nom vient de là!

Une autre chute immense, avec un arc en ciel permanant.
Notre 4x4, qui doit lui aussi traverser des petites rivières.
Les gars se sont bien amusés à faire de la « piste » pour aller au centre de l’île. Objectif : une autre source d’eau chaude où on peut relaxer. Le gros tuyau et les quelques algues n’étaient pas très accueillantes, mais ce qu’on est bien! La sortie peut toutefois te faire regretter d’y être allé. T’es au milieu de nulle part, en maillot de bain tout mouillé et il vente, il bruine et il fait froid. Brrrrr.
Nous voici à cheval entre le Nouveau Monde et l’Ancien. En fait, c’est un fossé d’effondrement causé par la dérive des continents (là où les plaques tectoniques se rencontrent). Et il s’écarte de 5 mm par an.
D’autres mini-chutes, mais qui sont alimentées par les nappes d’eau souterraines. L’eau sort carrément de sous la terre.
Le classique, le Blue Lagoon. C’est une source d’eau chaude au milieu d’un désert de lave, tout près de l’aéroport. C’est une eau bleue-blanche très opaque.
Théoriquement, cette eau a plein de bonnes vertus et ils font même une crème à partir de ses minéraux (gratuite sur place, ou 35 $ le pot de 50 ml à la boutique souvenir!). Alors voici de quoi les touristes ont l’air.
Et voilà, c’est sur ce coucher de soleil que notre périple en Islande se termina.
Nous avons fait nos adieux à Edith, qui avait eu la brillante idée de rester une semaine de plus.
Au revoir l’Islande, et à bientôt j’espère!
Eli
Tuesday, September 30, 2008, 02:13 PM
Inimini Maginot...Raconte une histoire...
Inimini Maginot...
Et des personnages...
Bonjour les enfants. Aujourd'hui, à Inimini Maginot, on raconte l'histoire des trois petits cochons. Il était une fois, Bouffe-Tout, Joujou et Pense-à-Tout, qui furent élevés dans un enclot de cochons à lait et qui furent mutilés puis vendus en pièces détachées sur la place du même nom à Strasbourg.

Un peu sanglant cette introduction. À travers un autre reportage photo commenté, venez retracer quelques unes des rencontres et découvertes qui ont jalonnées mes dernières semaines. Et on commence en force...
LES MILLE FACETTES DE L'ALSACE: 19-22 septembre 2008
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Quelle est la définition d'un bon guide? Quatre lettres: É-r-i-c.
Le vendredi 19 septembre, en début de soirée, nous avons pris la route de l'Alsace, pour se rendre à la maison familiale d'Éric Stahl (c'est presque le joueur de hockey).
Après une bonne nuit de sommeil, nous nous sommes affairés à battre le record intercontinental du plus grand nombre de sites touristiques visités en une journée. Après tout, il faut bien savoir profiter des journées européennes de la culture, une fin de semaine où toutes les attractions touristiques sont gratuites en France.
Première destination, le château du Haut Koenigsbourg, perché au sommet d'une montagne des Vosges.

Pas très chaud à 800 m d'altitude. On décide de prendre la visite guidée: très bon choix. Le guide est un concentré de sarcasme; pince-sans-rire à souhait. On y apprend que le château date du 12e ou 13e siècle, mais qu'il a été laissé à l'abandon pendant 250 ans, donc victime de pas mal de détérioration. Jusqu'à ce que le (pain) Kaiser Wilhem II décide de le transformer en véritable outil de propagande de l'empire allemand.
En guise de rappel historique, l'Alsace a quelques fois appartenu à l'Allemagne (1ere et 2e GM notamment).
Ensuite, on prend la route de Ribeauvillé, un très joli village touristique sur la route des vins d'Alsace. Bercé par un accordéon qui sonnait Amélie Poulain, nous nous sommes promenés dans les rues. Qu'il fait bon être en Alsace.

Curiosité, un authentique nid de cigogne perché sur une tour. Non non c'est pas du papier mâché, c'est un vrai!

Pour les grands-mamans de ce monde...

On retourne à Lièpvre chez les parents d'Éric pour le repas du midi... et quel repas! Choucroute garnie: morceaux de lard, saucisses, patates, le tout accompagné de vin blanc alsacien. Quel délice... À déconseiller aux estomacs de moineaux.

Après un bon café, on se dirige vers le mémorial de la ligne MAGINOT, construit par les Français à la 2e Guerre Mondiale le long de la frontière avec l'Allemagne. Incroyable de penser à tout l'effort déployé par les Français pour construire cet ouvrage constitué de bunkers et de cloches pare-balles sur des centaines de km. Si seulement ils avaient pu anticiper que les nazis allaient les encercler en moins de deux en passant par la Belgique.

Pour rester dans la thématique, nous avons ensuite pris la route du camp de concentration de Struthof, le seul camp de travail et d'extermination juif installé en territoire français par les Nazis.
"Vous entrerez par la porte et vous sortirez par la cheminée" leur a-t-on dit. Ouf...
Quatre barraques restantes sur une douzaine à l'époque. Époque où les détenus étaient grandement impliqués à la mine de granit rose tout près.

Tout ça, qui est trop récent, donne mal au coeur. Moins traumatisant qu'à Dachau, mais mine tout de même sévérement l'enthousiasme.
Ici Éric et sa copine Céline, silencieux.

Par la suite, on se dirige rapidement au Mont Ste-Odile, question de se faire venter dans la face en regardant la plaine d'Alsace. "Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?"

En soirée, on arrive à la maison où le père d'Éric a sorti le poêle à tartes flambées. Une genre de pizza alsacienne avec une sauce à la crème sûre, de l'emmenthal et du lardon. Sublime. Ainsi se termine notre première journée en Alsace.

Le lendemain, la motivation à visiter mille trucs reste dans le plafond. On embarque dans la voiture pour gagner Ste-Marie-aux-Mines pour visiter la mine d'argent du village. Notre guide pour visiter la mine est un ex-rejet du lycée à Éric, qui a trouvé sa voie dans l'association des anciennes mines de France (pas pire que l'association des cadrans solaires du Québec).
Munis d'un Ka-Ouais (que j'appelais Kiwi étant flo, aussi loin de la réalité que les Français), de bottes, d'un casque et d'une frontale fatiguée, on pénètre dans la mine, un réseau de pas moins de 300 km de galeries.
Certaines d'entre elles furent taillées à coup de pics alors que les plus récentes furent excavées à l'explosif. L'exploitation des filons d'argent remonte au 16e siècle. Eli ici se trouve dans une de ces galeries, preuve que les gens de l'époque avec moins de problèmes d'embonpoint qu'aujourd'hui.

Par la suite, on s'est dirigé vers le downtown pour le carrefour mondial du patchwork.

Définitivement une activité de vieilles dames... C'est intéressant toutefois de noter que le mouvement AMMISH est né dans cette région et que ces marginaux ont ensuite décidé de se diriger vers l'Amérique après un détour vers la Suisse.
En milieu d'après-midi, nous avons quitté Éric pour rejoindre la merveilleuse ville de Strasbourg, où nous nous sommes couchés pas mal tôt disons.
Le lundi, profitant d'une journée de congé en Suisse, nous avons visité Strasbourg. La grande île, sur laquelle on retrouve le centre-ville, est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Tout à fait romantique.

On est frappé par ces bâtiments très étroits, dont les courbes dans la structure laissent deviner à quel point ils sont entassés les uns sur les autres.

On se rend ensuite vers la bellissime cathédrale Notre-Dame, dont les premières pierres ont été posées au 11e siècle. Voilà un chef-d'oeuvre d'architecture. Malgré son intérieur plutôt sobre aux influences protestantes, certains secteurs sont très riches: la devanture est particulièrement décorée.

En fin de journée, nous nous revenus heureux à Lausanne. Merci encore à Éric et ses deux parents!
VISITE D'ANNE-CATHERINE: 26-30 septembre 2008
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Profitant d'un séjour dans quelques grandes villes européennes à l'occasion de ses vacances, Anne-Catherine a inauguré notre nouvel chambre d'invité / salon / salle à manger.
Le samedi, nous sommes allés à St-Cergue, pour la fête de la Désalpe. Je vous explique...
L'été les vaches suisses broutent dans les prés en haute altitude et quand l'hiver arrive, elles redescendent vers la plaine. À cette occasion, on organise une grande fête où les vaches vont se pavaner ornées de fleurs et d'immenses cloches à vaches qui dépassent la limite légale du 90 dB.


Eli, Anne-Catherine et madame la vache.

Cet événement s'est révélé un concentré de culture suisse. Au menu:
- les joueurs de cor des Alpes

- les joueurs de cloche à vache

- et le lanceur de drapeau suisse trop cute (voir le vidéo que j'ai mis sur youtube: http://www.youtube.com/watch?v=RHV6c4f6Xzc).

Le lendemain, nous avons troqué nos amies les vaches pour 5 millions de m³ de béton. J'ai nommé le plus haut barrage-poids au monde avec ses 285 m de hauteur, le barrage hydro-électrique de la Grande Dixence.
Face à face avec le colosse.

Évidemment, nous avons fait une randonnée.

Les hauteurs commencent à se recouvrir de neige, ce qui annonce la fin de la saison de rando en haute altitude. Sur cette photo, je vous laisse deviner quel versant est exposé au nord et lequel l'est au sud...

Cette randonnée au fond du val d'Hérémence fut couronnée par la montée du Mt Blava (2950 m), qui a impliqué la traversée d'une crête assez cool. Ah les Alpes, mes amies.

Je veux profiter de l'occasion qui m'est offerte pour souhaiter une excellente saison à mon équipe préférée: les Canadiens. GO HABS GO!!!
Always yours,
Dan the man
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