Saturday, November 21, 2009, 02:56 AM
Allez mon ami, viens voir les tapis. Je vais faire les bons prix. Le spécial pour le premier client de la journée. Entre, entre, juste pour le plaisir des yeux.18 OCTOBRE 2009: BISSE DU TRIENT, COL DE BALME
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Il fait froid en ce matin de la mi-octobre. À cette époque nous croyons que c'est un signe que l'hiver s'est installé, mais un moins plus tard je peux témoigner que ce n'était pas le cas, surtout en pensant qu'une température de 16 C a été enregistrée ce mardi 17 novembre à Lausanne.
Nous voulons aller en montagne, mais comme à chaque automne nous sommes incertains de l'épaisseur du manteau blanc dans les Alpes. On opte pour une randonnée en assez basse altitude, qui offrira
une "loge panoramique" sur le glacier du Trient et le Mont Blanc.
L'air est bon loin du plateau suisse. On fuit la grisaille automnale qui donne un voile blanchâtre à l'atmosphère et on profite d'une visibilité parfaite tout au long de la balade.
Les séracs du glacier de Trient, approvisionnés par le plateau du même nom. À la fin du 19e siècle, on venait ici extraire de la glace qu'on exportait dans les grandes villes de France en train. Jusqu'à 30 tonnes par jour!

François sur un petite rampe longeant la falaise.

Lorsque le sentier entre dans la zone d'ombre, certaines sections sont complètement gelées. C'est là que les talents d'un Québécois pour marcher sur la glace deviennent utiles.

Le clou du spectacle, l'arrivée au Col de Balme. Devant nous, c'est Chamonix, le Mont Blanc. D'ailleurs les randonneurs du fameux Tour du Mont Blanc passent par ici.

Notre groupe, composé d'Eli, Linda, Gé, François et Gaël.

24-25 OCTOBRE 2009: LAC D'ANNECY
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C'est grâce à Nikki, une amie de l'école, que nous pouvons découvrir la magnifique région du lac d'Annecy, en Haute-Savoie.
Non seulement elle accepte de nous prêter sa voiture, mais elle nous offre de dormir au studio de ses parents à Talloire, en bordure du lac. Ride on!
En suivant ses conseils, nous allons manger au fast-food bio du grand chef français Marc Veyrat. En gros, ce chef qui ne laisse jamais son chapeau rond a décidé d'ouvrir un restaurant où les moins fortunés auraient accès à sa cuisine. Eli et moi avons opté pour un hamburger dans un coulis vert bizarre mais bon.
Devant ledit resto.
Le lac d'Annecy est entouré de magnifiques montagnes. L'ambiance est très différente du lac Léman, comme on parle d'un plan d'eau 20 fois plus petit!
Il y a de ces endroits magiques comme ce lac où on dirait que chaque nouvelle perspective mérite sa photo. Nouvelle perspective.

Nous sommes charmés par la ville d'Annecy. Le classique, bien entendu, demeure cette photo de la vieille prison. En souvenir à ce cadre laminé que j'ai vu toute ma jeunesse dans notre salle de lavage...

Le marché dans les rues médiévales de la cité a aussi été un moment fort de notre séjour.
En soirée nous avons été au studio à Talloire. L'endroit était génial. Une vieille cave toute rénovée avec un espace aménagé par des habitués de la voile. Autant dire que chaque chose avait sa place de rangement attitrée.
Nous n'avons pas manqué de goûter à un bon Reblochon bien odorant.
Le lendemain, après une petite balade sur les rives du lac, malgré un temps sombre annonçant une pluie imminente...

... nous sommes montés au col de la Forclaz (~1500 m) et nous avons rêvé d'être ces parapentistes.

30 OCTOBRE 2009: PARTY D'HALLOWEEN!
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Un petit clin d'oeil à cette soirée où Eli et moi nous sommes métamorphosés en..
bébé...

... et en Axel Rose. Ci-gît une boîte de carton du Ikea.

31 OCTOBRE 2009: SAUT EN PARACHUTE!
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Je vais toujours me souvenir de la journée d'Halloween 2009, car ce jour là j'ai fait un saut en chute libre de près de 3000 m à près de 200 km/h!!! Évidemment après nous avons ouvert notre parachute...
Nous avons décollé de l'aéroport de Sion par un début d'après-midi assez ensoleillé. Nous avons fait quelques tours pour gagner de l'altitude et à un moment, mon instructeur de tandem a ouvert la porte du petit avion et c'est là que j'ai vu tout le vide qu'il y avait avant de regagner le sol. Holy crap... Nous nous sommes assis sur le plancher de l'avion et avant de pouvoir trop hésiter, nous avons basculé à l'extérieur de l'appareil. Houuuuaaaaaa.... J'ai crié comme un fou, le paysage défilait à une vitesse de malade. Quelle sensation! Vers 1500 m nous avons ouvert le parachute. C'était beaucoup plus smooth que je pensais. Ensuite j'ai demandé au moniteur de faire un maximum de vrilles. Je sentais tout mon sang aller dans mes jambes avec la force G. Nous sommes atterris en douceur par la suite et j'ai mis quelques minutes à retrouver mes esprits. Quelle belle expérience!
Côté casque, on dirait que la mode n'a pas trop changé depuis l'époque des pilotes d'avion de la Première Guerre mondiale.
1 NOVEMBRE 2009: DENT DE SAVIGNY (2252 m)
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Vous qui me lisez depuis plus de deux ans, vous avez pu constater l'évolution dans le type de randonnée. Las des sorties dans le Jura avec les sentiers parfaitement indiqués, nous sommes plutôt motivés maintenant par des randonnées alpines "nécessitant un bon sens de l'itinéraire". Dans cette catégorie, la dent de Savigny, plus haut sommet de la chaine des Gastlosen, est finaliste.
En compagnie d'Alex, fin du sentier balisé, début du fun. Photo: E. Stahl.
Je viens de passer la porte de Savigny et je marche sur les pentes herbeuses inclinées de la face sud-est des Gastlosen. Photo: E. Stahl.
L'ascension jusqu'au sommet de la chaine comporte quelques passages d'escalade en grade II. Photo: E. Stahl.

Dans les passages exposés au vide, on retient son souffle et on se concentre. Photo: E. Stahl.
Nous voilà tous au sommet, à deux pas de la frontière des cantons de Berne, Vaud et Fribourg. Photo: E. Stahl.
L'équipe: Alex, Eric, Eli et Dan. Photo: E. Stahl.

7 AU 11 NOVEMBRE 2009: MARRAKESH, MAROC
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Si un jour, un vieux sage ratatiné m'avait dit que j'irais au Maroc pour 5 jours avec un billet d'avion aller-retour à 120$, je lui aurais sans doute dit: "Ride on papy!!!!!!!!!!!!!!!".
Marrakesh est seulement à 3 heures de vol de Genève. Du lac Léman aux paysages arides marocains, de même qu'entre les Alpes et la chaine des Atlas, il y a tout un contraste.
Attachez vos ceintures, voici notre séjour au pays des tapis, du thé vert sucré et des appels à la prière.
Eli à notre arrivée à la place Djeema El-Fna. C'est le coeur de la ville de Marrakesh. On y trouve charmeurs de serpents, kiosques de fruits séchés, de vente de jus d'orange pressé, etc.

La nuit, l'ambiance est toujours aussi effervescente. La fumée des grills de merguez et d'agneau s'élève dans les airs. Une turbulence d'origine culinaire en vue aérienne, c'est passionant.
Les stands sont d'une esthétique irréprochable. C'est sûrement lié à l'inscription de cette place au patrimoine de l'UNESCO. En arrière-plan, le minaret de la mosquée locale.
Intéressés par une petite shot d'escargot? J'aime bien les escargots à l'ail du Pacini, mais là l'odeur de cette marmite m'a un peu répugnée.

Le Maroc, c'est l'occasion de prendre contact avec une culture mélangeant les origines berbères et arabes.
Mondialisation.
Un arrêt stop. Sérieux il y a bien juste au Québec où on appelle ça comme ça.
Je me demande si ce véhicule respecte le précédent panneau de signalisation.
En se rendant là-bas, nous savions que nous allions devoir marchander intensément. Je crois que dans chacune des transactions que nous avons faites, nous nous sommes fait avoir, d'une façon différente. Nous avons fait quelques erreurs fatales, comme avoir un mauvais feeling de la valeur de la monnaie locale, démontrer trop d'intérêt pour un objet, acheter du fake et s'en rendre compte 200 km plus loin, acheter des épices à 3 fois le prix de vente dans un kiosque deux rues plus loin (en ayant eu de la sympathie pour le vendeur qui nous a offert le thé et à qui il manquait quelques dents). Somme toute, marchander fait partie de l'expérience marocaine. L'artisanat local est fabuleux. Et quand on se rend compte qu'on s'est fait avoir de 1$, on en rit. Je dois quand même dire qu'à la fin, nous étions meilleurs, mais 5 jours c'est très court pour se faire la main.
Kiosque de tapis, pour le plaisir des yeux.
Croyez-le ou non, le Maroc était autrefois recouvert d'eau. Les gisements de fossiles sont omniprésents, ce qui n'est pas sans intérêt pour le touriste de passage. Bien sûr, il y a tout de même quelques fossiles "made in China" dans l'étalage de ce kiosque.
Le stand à épices, où j'ai acheté du Ras-Al-Hanout pour nos futurs couscous.

Eli et son achat de colliers avec ce vendeur insistant.
Quelques vases et assiettes.
Le Maroc, c'est aussi les fruits, comme ces clémentines vertes qui étaient surprenamment mûres.
Ou encore la pomme-grenade, qui prend mille ans à manger mais dont on savoure chaque bouchée.
Dans les rencontres, le thé à menthe est un accompagnant naturel. Le ratio carrés de sucre versus quantité de thé est dans le très élevé.
À votre santé, parce que la mienne a fait défaut après avoir bu ce verre.
Une très bonne tajine au poulet.

Le restaurant Chegrouni à Marrakesh.

Parlons maintenant architecture. Je ne connais rien dans le domaine, mais une des différences les plus frappantes, c'est la forme des cadres de porte.
Autre spécimen.
Sans oublier les ornements au plafond.

L'orientation dans la ville est mission quasi-impossible, même avec une professionelle de la trempe d'Eli. Les ruelles sont de véritables labyrinthes.
Nous avons visité quelques palais, dont El-Badi, qui était en ruines.

Passage dans des catacombes, dont je suis un fan.

Parlons islam. Premier fait marquant, c'est l'omniprésence des minarets, ces tours juxtaposant la mosquée où on procède 5 fois par jour à l'appel à la prière. "Alllaaaaaaah Akbar" (Allah est grand).
Symbole distinctif, la mosquée Koutoubia.

Les femmes sont voilées dans la très très grande majorité. Ça laisse songeur, n'est-ce pas mesdames?
Drapeaux marocains.
Nous avons fait une sortie à Imlil, un village de montagne situé dans la chaine des Atlas. Saviez-vous que certains sommets de ce massif sont situés au-dessus de la barre des 4000 m?
Village en "banlieue" d'Imlil. On comprend que les maisons sont fabriquées dans le même matériau que la montagne elle-même.
Petite randonnée pour se rendre au pied...
... du Jebel Toubkal, le plus haut sommet de l'Atlas.

Nous avons passé devant une petite boutique où on utilisait ce frigo naturel très ingénieux.
Dan the man, qui vous dit à la prochaine!
Ciao ciao,
D.




( 2.9 / 66 )
Sunday, October 11, 2009, 03:28 AM
Amigos, I am back!!!!!!!!!!Et j'enchaine tout de suite avec une livraison de près de 80 photos...
CORSE: 5 au 19 SEPTEMBRE 2000
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SEMAINE 1: LA MOITIÉ NORD DU GR 20
Le GR20, ce sentier légendaire... Il traverse la Corse en 15 étapes, du nord-ouest au sud-est. 15 jours à porter un sac à dos de 15-20 kg, à monter la tente, à la ranger le lendemain. 15 jours à manger du saucisson, des barres repas, boire du lait en poudre, s'enfiler une Pietra une fois le refuge gagné. Une marche quotidienne de 5 à 8 heures, parfois sous le soleil, le vent, le froid. Un sentier technique qui demande l'usage régulier des mains et un bon équilibre. Le GR20, c'est ça. Et nous en avons fait la moitié. C'était prévu.
Première journée, nous atterrissons à Ajaccio. Nous devons écouler une bonne partie de la journée sur place avant de pouvoir prendre le bus qui nous permettra de rejoindre le début du sentier à Calenzana.

Visite du marché et premier contact avec une spécialité corse, la charcuterie.

Arrivés à Calenzana, notre première nuit en tente. On se rend vite compte que notre tente ultra-légère est aussi ultra-serrée. Il nous faudra user de stratégie pour éviter de jouer du coude. C'est là que les Fortier deviennent indispensables.

Jour 1 du GR 20. On vient de se mettre le sac sur le dos pour la première fois. C'est lourd, mais nous sommes heureux de se mettre à marcher.

Premières indications du sentier officiel. C'est parti!

Le signe rouge et blanc que nous avons suivi pendant 7.5 jours.

Nous atteignons notre premier col plus rapidement que c'est écrit dans le livre. Plus tard on se rendra compte qu'on va plus vite que la moyenne en montée, mais pas sur le plat.

Les premières chaines. Certains groupes réalisent à ce moment qu'ils vont passer un mauvais moment dans les prochains jours. De notre côté, c'est tip top.

Comment ne pas être tenté d'aller à la plage quand on voit cette étendue bleutée au loin. Argh... Il faudra patienter encore 7 jours dans la montagne.

Jour 2 du GR20. Quelques belles aiguilles de granite! Rappel: j'avais deux paires de pantalons, 3 t-shirts et deux gilets aux manches longues. Vous risquez de voir les mêmes habits assez souvent sur les photos.

Ma blonde la guerrière.

Paysage peu avant notre pause diner. Notre lunch: noix, barre repas et Snickers.

J'ai halluciné quand j'ai vu cette Anglaise qui a dû retourner s'acheter une paire de bottes de marche à Calenzana. Voici l'état de ses souliers après seulement 2 jours sur le GR20!

Montée dans le granite rose.

Le fameux Cirque de la Solitude, regroupant quelques uns des passages les plus techniques du GR20. Parfois je trouve que la présence de chaines est inutile. Les randonneurs oublient où ils peuvent placer les pieds et les mains et s'accrochent sans penser aux maillons d'acier.

Assez jammé ce Cirque de la Solitude.

Un petit bout de via ferrata, pourquoi pas?

Eli au col, juste après le Cirque de la Solitude.

Cet immense cumulus nous a fait croire que nous aurions de la pluie. Finalement, nous avons passé 8 jours complètement au sec!

Un de nos meilleurs emplacements. Caractéristique importante, être à l'abri du vent.

Montée assez raide vers un col venteux.

Collines exposées en route vers le Castel Di Vergio.

Les randonneurs après 4 jours de marche.

Des cochons sauvages. Assez spécial. Cette nuit-là, c'est surtout un renard qui fit des ravages dans les réserves de nourriture de randonneurs. Nous, nous étions préparés à cet ennemi vêtu de roux.

Paysages typiques composés de pins laricios.

Nos amis du GR20, que nous retrouvions tous les soirs. Henri et Linda, habitant à Genève, ainsi que Pauline et Timothée, de l'Alsace.

2$ pour le premier qui m'identifie le coupable. Versement à Noël 2009.

Un paysage magnifique. Des chevaux broutant dans l'herbe entourant le lac de Ninu.

Notre tente, bien à l'abri dans les aulnes. Malheureusement, cette barrière végétative n'est pas un mur anti-ronflement.

Densité impressionnante de tentes au refuge de Manganu.

Des aiguilles de granite. Est-ce que ça vaut les aiguilles de Bavella? On ne peut pas dire, elles étaient recouvertes d'un voile nuageux lorsque nous sommes passés.

Nous avons dû affronter le vent et le froid pour atteindre cette brèche.

Mais le jeu en valait la chandelle. Ne serait-ce que pour cette vue sur le lac de Capitellu.

Un vent décoiffant, quoi que...

Malheureusement, mon expérience dans les contacts avec les Corses n'est pas très positive. Je vous laisse juger en lisant cette affiche inscrite par le gardien du refuge de Petra Piana.

Lors de notre sortie du GR20, nous avons croisé ce chataignier. Les Corses utilisent les chataignes un peu partout, notamment dans la préparation de l'excellente bière locale, la Pietra.

Snif, le dernier signe du GR20, juste avant de rejoindre Tattone.

SEMAINE 2: PLAYA PLAYA PLAYA
À notre sortie du GR20, nous devions rentrer à Ajaccio pour aller récupérer la voiture de location. Les transports en commun étant assez limités en Corse, nous avons tendu le pouce le long de la nationale. Qui aurait voulu de deux randonneurs aux cheveux gras, dont un gringalet à la barbe clairsemée? En moins de 5 minutes, nous étions pris par une Jurassienne française qui conduisait en cowboy. Hihaaannn!
Cette rutilante Peugeot 308, ce fut notre meilleure amie pendant 6 jours. Aucun signe de la compagnie de location, une plaque corse. Tous les ingrédients étaient réunis pour que les Parisiens se rangent sur l'accotement en nous voyant arriver dans leur rétroviseur. Mouaaaa...

Et devinez quelle fût notre première destination???

Les ruines romaines de la ville d'Aléria sous un jour de pluie.

Les bâtiments perchés sur la falaise de la ville de Bonifacio. Ce petit tour en mer valait la peine juste pour cette photo.

Eli devant la Méditerranée. À une douzaine de km au sud, c'est la Sardaigne!

L'emblème géologique de la Corse, le grain de sable. Ce monument de calcaire est un fait plutôt exceptionnel, considérant que 95% de l'île est faite de granite.

Bord de mer près d'Ajaccio.

Baie près de Campomoro.

Une randonnée vers le Capo Rosso, qui a dû être avortée en raison du tonnerre. Aarrgh, je déteste manquer un sommet, si petit soit-il.

Très intéressant, l'écorce du chêne-liège, duquelle on fabrique des bouchons de... liège. Très pratique à avoir dans votre cour.

La végétation au Col de St-Eustache porte les cicatrices d'un feu de forêt récent. On sentait encore très bien l'odeur carbonisé de ces témoins impuissants de la catastrophe.

Ici la lisière de l'incendie donne lieu à des jeux de couleurs dramatiques.

Des menhirs aux formes plutôt érotiques fabriqués il y a plusieurs milliers d'années.

Un olivier millénaire au site historique de Filitosa.

Daniel-San à la fameuse plage de Palombaggia.

La plage de notre camping préféré, à Fautea. Une occasion de se faire piquer par une méduse dans mon cas, alors que nous revenions d'une longue nage vers une île. Ça brûle, mais Eli n'a pas pissé dessus je vous rassure.

Plage perdue où nous avons installé notre serviette à côté d'une vieille madame en monokini. Première expérience pour moi.

La route sinueuse des montagnes corses. Chaque virage peut vous prendre par surprise. Quand ce n'est pas un veau égaré, c'est une traverse de tortues.

La ville de Sartène, que j'ai adorée pour son authenticité.

Faire du surf sur son sternum, c'est moins pratique qu'une planche de 8 pieds, mais ça marche!

Une des nombreuses tours génoises en poste sur l'île.

VISITE DE PIERRE-MARC: 25-26 sept. 2009
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Il y a des amis dont la visite fait vraiment vraiment plaisir. Ce fut le cas de Pierre-Marc. Profitant d'une conférence à Genève, il est venu passer 2 jours à Lausanne. Après les retrouvailles autour de saucisses suisses, nous sommes passés aux choses sérieuses: de l'escalade dans les Gastlosen.
Ici Pierre-Marc en plein rappel lors de notre longue voie de 60 m.

Au relais, deux amis se retrouvent.

CONFÉRENCE À TOULOUSE: 27 sept. au 2 octobre 2009
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Dans le cadre de la rencontre annuelle de la société européenne de météorologie (EMS), je donnais une présentation sur ma recherche au doctorat. Un 12 minutes qui a demandé des jours voire des mois de préparation, surtout que c'était dans un domaine assez nouveau pour moi, la Simulation des Grandes Échelles. Ça a très bien été, excepté peut-être la période de questions qui a été un peu rude. Une bonne façon de se forger le caractère.
Évidemment, nous en avons profité pour faire un peu de tourisme dans la ville, 4e de France par sa population. J'ai trouvé que Toulouse était bien, mais nous avons souffert de contacts très désagréables avec certains serveurs dans les restaurants. Exemple: mon collègue a demandé un jus de pomme pour accompagner son souper. Le serveur est parti à rire... "Hahaha, un jus de pomme... Il y a la clinique au bout de la rue."
Il y a beaucoup de bâtiments aux briques rouges et une forte population estudiantine. Toulouse, c'est la capitale de l'aéronautique, berceau du Concorde et du fameux A380.
Les arcades de la place du Capitole, qui retracent l'histoire de la ville en peinture.

Ledit capitole.

À l'intérieur du couvent des Jacobins, avec mes amis/collègues du labo.

La cathédrale St-Étienne. Notez le manque d'uniformité de l'architecture de la facade.

Les "palmiers" de l'église des Jacobins.

Rue typique.

BORDEAUX EN SOLO: 3-4 octobre 2009
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Mes grands-parents étant dans l'association des Nadeau d'Amérique,
je savais que mes ancêtres avaient quitté la région de Genouillac près de Bordeaux au 17e siècle. Je voyais donc ma présence dans le sud-ouest de la France comme la chance unique de faire un pélerinage. J'ai rejoint Bordeaux en 2 h de TGV depuis Toulouse. En 2 jours, je me suis promené dans la ville tout seul. Une expérience intéressante, lorsqu'on a un iPod et un bon livre. J'ai été très impressionné par la ville, donc la majeure partie du downtown est maintenant inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La ville de Bordeaux sur les rives de la Garonne. Fait intéressant, le courant de la Garonne change de direction au gré des marées. Nous sommes très près de l'Atlantique!

La fontaine de la Place de la Bourse. Elle a été transformée pour promouvoir la lutte contre le cancer du sein.

Même fontaine, autre perspective.

La mairie de Bordeaux, où travaille Alain Juppé.

Place de la Comédie, avec le Grand Théâtre.

Porte Cailhau.

Le système de tramway parcourt le centre-ville. Toutes les lignes électriques du système de tramway du centre-ville ont été enterrées. 10 sur 10 pour l'esthétisme.

Une oeuvre magique, le miroir d'eau, qui donne sur la Place de la Bourse. Au loin la première soirée j'ai d'abord cru que c'était une patinoire.

Vue sur la cathédrale St-André du haut des 231 marches de la Tour Pey-Berland.

Cathédrale St-André, où Louis VII et Eleanor d'Aquitaine se marièrent en 1137.

Évidemment, je ne pouvais pas quitter la région sans déguster un vin local. Assis dans un bar à vin, accompagné d'un Bordeaux supérieur, chaque goutte a été appréciée à sa juste valeur.
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Amigos, je crois que c'est assez pour ce soir.
À la revoyure!
Dan the man
Monday, August 31, 2009, 02:57 PM
Amis, L'été tire à sa fin. Les conditions météo ont été de la partie pendant plusieurs mois pour nous permettre de réaliser plein de belles choses... que vous découvrirez à l'instant!
Du 2 au 15 août, ma soeur Chantal et son chum Pascal nous ont rendu visite. Ce fut extrêmement agréable de les avoir avec nous. Entre une dégustation de cervelas sur le bord du lac et une raclette à la maison, nous avons pu beaucoup échanger sur leurs impressions de notre pays d'accueil, rattraper le temps perdu depuis notre départ, etc.
Le samedi 8 août, alors que nous étions sensés aller marcher dans le secteur des Diablerets, la pluie nous commande une activité d'intérieur. Nous optons pour une visite du Fort militaire de St-Maurice, à l'entrée du Valais.
8 AOÛT 2009: L'ARMÉE SUISSE DANS LE ROC
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Imaginez-vous des centaines de mètres de galeries souterraines, un hôpital dans la falaise, des lance-grenades qui pointe sur un pont avoisinant, un abri entièrement résistant aux attaques atomiques ou bactériologiques... Le Fort St-Maurice n'est que la pointe de l'iceberg dans cet immense réseau de tunnels forés par l'armée dans les Alpes suisses. Incroyable!
St-Maurice est un lieu hautement stratégique depuis des centaines d'années. À l'entrée des Alpes, dans la vallée du Rhône, il y a là un passage étroit et encaissé. Conséquemment, beaucoup plus facile à protéger...
On pénètre dans le Fort St-Maurice d'abord par une grotte naturelle. Après une centaine de mètres, sur la gauche, des escaliers nous mènent à l'entrée du Fort.

La porte d'entrée est blindée bien sûr. De l'autre côté, une meurtrière à gauche pour la mitraillette et un petit conduit sur la droite pour lancer des grenades.

Notre guide est un passionné des forteresses militaires. Il connait tous les moindres détails de chaque instrument, pièce, etc. Je vais toujours me rappeler de sa conviction à charger un obus-démo dans le lance-missile. Un enchainement de moves qui font CLACK! CLACK! CRRRRICKK! CLAC!

Il savait par exemple opérer ce calculateur de trajectoires balistiques. Chant l'écoute, troublée.

En voyant toutes les précautions prises par les Suisses, on se rend compte que la frontière entre prévoyance et paranoïa peut être assez étroite. Durant la 2e GM, entourés de l'Allemagne à l'Est et la France à l'ouest, il fallait bien être capable de défendre sa neutralité et l'intégrité de son territoire.
Certaines affiches présentent les précautions à suivre en cas d'attaque nucléaire...

Alors que d'autres incitent à rester alerte face aux espions.

Quelques uniformes avec un meilleur camouflage que les Canadiens en Afghanistan.

Le Fort est à la fine pointe de la technologie... de la 2e GM. Je n'ose même pas m'imaginer à quoi ça pourrait ressembler de nos jours!
Une mitrailleuse avec vue sur le village de St-Maurice. Pascal qui vise un pigeon.

Un lit de l'hôpital qui ne fut jamais utilisé... tout comme le reste du fort!

Nous sommes allés nous remettre de nos émotions dans la vapeur des bains de Lavey. Détente détente détente...
SENTIER DES CHAMOIS: 9 août 2009
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Le lendemain matin, direction Verbier dans le Val de Bagnes. Après un petit train, deux télécabines, nous commençons une randonnée avec une magnifique vue sur les Combins: le sentier des chamois.
Les Fortier-Nadeau-Boivin-Nadeau au début de la marche.

Respirer l'air des montagnes, sentir la crotte du bouquetin glisser sous sa semelle, voilà qui récompense les montagnards.
Chant et Pascal qui traversent un pierrier.

En compagnie de David, belle pose devant le Petit Combin. "Euh... Daniel, est-ce que tu pourrais zoomer un peu SVP?"

Certes!

Une belle fleur poussant à flanc de montagne.

DENTS DU MIDI: 15-16 août 2009
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Les Dents du Midi: "L'emblème dentée du Lac Léman supérieur - et de nombreux calendriers" dit notre guide. La plus élevée des dents, la Haute Cime (3257 m), fut gravie pour la première fois par un vicaire... en 1784! Je vous laisse imaginer la quantité de montagnards qui ont foulé l'émail de ces dents...
Dream team de l'Avenue d'Yverdon, en compagnie de mes deux anciens colocs François et Falco. Au départ depuis Champéry (1050 m).

La première journée, on doit se rendre à la cabane de Susanfe (2100 m). On prend notre temps, la journée est belle.

En franchissant le passage étroit du pas d'Encel, une vallée très encaissée et très jolie.

Eli et Franz.

À l'entrée de la vallée de Susanfe.

Les moutons broutent et nous savourons les arômes de la bière, un véritable massage pour le tube digestif.

Juste avant le repas du soir, on dévisage l'objectif du lendemain.

La cabane de Susanfe est pleine à craquer. Le dortoir est étonnamment sans ronfleur. Tant mieux, car le lendemain matin, c'est un lever à 5h45. Nous sommes presque les premiers à atteindre le col de Susanfe. La lumière du matin est jaunâtre et on s'amuse à prendre toutes les configurations de photo possibles.
L'amoureuse.

Les amoureux.

Les ex.

Une petite photo pour notre audition au cirque Éloize.

Le sentier est bien indiqué jusqu'au sommet. Pas de passage exposé, quelques sections plus raides seulement.

Ce sont 2200 m de montée en 2 jours. Les fourmis ici s'affairent à la montée.

Au col des paresseux, peu avant le sommet, on prend une petite pause en compagnie d'un bouquetin.

Finalement, après 2 ans à les désirer, nous voilà à la Haute Cime!!! Regard vers les autres dents.

Toute l'équipe à la traditionnelle croix du sommet.

Petite photo commémorative...

Le retour est très pénible... Plus de 2000 m de descente, de quoi s'inscrire sur une liste pour une greffe de genoux.
Pour se ressaisir, l'escouade masculine se lance dans le lac de Salanfe. Au lieu, l'eau de fonte des glaciers vous laisse deviner la durée de notre séjour dans ces eaux glaciales.

WEISSMIES: À L'ASSAUT D'UN 4000 M!: 22-23 août 2009
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L'équipe est constituée de trois charmantes filles fraichement sorties d'un cours d'initiation à l'alpinisme du Club Alpin Suisse et de... moi. Nous n'avons pas de guide, mais profitons d'un mélange d'un peu d'expérience, de connaissances ramassées ici et là, et aussi d'une affluence maximale pour ce qui est sensé être une des plus belles courses dans le Valais: la traversée sud-nord de l'arête menant au Weissmies (4020 m).
En guise de décor nous retrouvons la vallée de Saas Fee, déjà visitée pour la via ferrata du Mittaghorn et l'ascension du Lagginhorn.
Le samedi matin, nous arrivons à Saas Almagell (village d'origine du célèbre skieur suisse Pirmin Zurbriggen) vers 13h. La montée vers la cabane d'Almagell se fait tranquillement.

Au souper on en profite pour souligner l'anniversaire de Géraldine. Linda lui a gentiment apporté un gâteau qui, malgré le fait qu'il soit assez écrapouti, n'a pas perdu de sa bonne saveur.
Dimanche matin, lever à 4h30. Je ne le ferais pas pour autre chose qu'un sommet ou un départ de voyage. J'ai somnolé toute la nuit en anticipant la course: la montée au col, le départ dans les névés, l'escalade facile sur l'arête rocheuse, la traversée de l'arête neigeuse, le sommet, mais surtout la descente sur le glacier de Trift, crevassé à souhaits. Ouf... Le défi est là. La veille j'ai bien révisé avec Eli les techniques pour sortir quelqu'un d'une crevasse. En l'occurrence elle parce que c'est moi qui traine tout le matos :-)
Départ nocturne, entouré de Géraldine et Linda.

Moins d'une heure plus tard, nous arrivons au col de Zwischbergen. Le soleil se lève, mais les yeux restent dans la graisse de bines...

La première section se fait sur une pente de neige pas très raide (sur la droite).

On sort la corde, les crampons, mais la montée est une formalité. Sur nos joues le soleil nous réchauffe.
Ma blonde.

Les girls.

Moi.

Puis c'est l'arête rocheuse. On range les crampons et on se concentre. Chaque pas est facile, mais certaines sections sont assez exposées et elles nécessitent de la "mental thoughness".
La cordée féminine.

Eli, seconde sur notre cordée Nadeau-Fortier, et Gé, leader de la cordée franco-portugaise.

Une fois l'arête rocheuse finie, petit regard autour de nous pour contempler la mer de nuages.

Puis, c'est le moment le plus aérien de la course. La traversée de deux arêtes de neige avec le vide de chaque côté.
En pleine traversée de la première arête.

Vue de loin sur un autre groupe.

Petite section rocheuse avant la deuxième arête.

Linda et Gé dans la dernière crête de neige.

Et puis, c'est le sommet!!!

On n'est pas seuls en tout cas. Je dirais qu'au moins 100-150 personnes ont atteint le Weissmies cette journée là. C'est ça les Alpes!

Pour la descente, on emprunte la voie normale qui traverse le glacier de Trift. On opte pour une seule cordée, avec un bon espacement entre chaque personne.
La descente des fourmis.

Certains passages naviguent carrément entre les séracs.

De plus près ça ressemble à ça un sérac.

Plus bas lors de la descente, regard porté vers le Weissmies.

Il faut faire vite dans certaines sections pour minimiser le temps d'exposition à la chute de blocs de glace du glacier.

Zoom sur l'intérieur d'une crevasse.

À la fin de notre course, nous sommes fiers, surtout quand on observe le fabuleux glacier de Trift et qu'on se dit qu'on est passés par là!

VISITEURS QUÉBÉCOIS: 26-29 AOÛT 2009
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Gabrielle, une amie de McGill qui fait maintenant son doctorat à l'Université d'Alberta, a passé quelques jours à notre appart avant de rejoindre des étudiants internationaux pour une école d'été à Grindelwald. Comme Eli et moi avons passé 8 mois à Edmonton, on a pu pas mal discuter de la Whyte Avenue et des Rocheuses avec elle.
Timing parfait, ma cousine Valérie et son chum René dit le physicien étaient aussi à Lausanne. Les conditions gagnantes pour une raclette suisse: fromage fondu, patates, épices à raclette et cornichons. Bon, on a triché un peu en ajoutant une salade et des piments grillés.

Peu avant le départ de Gab, nous avons fait une petite sortie à la Tour d'Ai. Elle a semblé aimer son passage dans le train à crémaillère qui se rend à Leysin. Tant mieux, parce qu'au prix du billet... :-)
Avec Eli près de la Berneuse, vue sur la Tour d'Ai.

Gab et moi au sommet de la Tour d'Ai.

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Demain Eli et moi allons au concert de Coldplay!!! Yahoooo!!!!
Saludos,
Dan
Sunday, August 2, 2009, 03:39 AM
Chers lecteurs,Merci à vous, famille et amis, qui me suivez depuis bientôt 2 ans dans cette épopée helvétique!
Sans plus tarder voici une autre livraison de nouvelles:
GASTLOSEN: 4-5 juillet 2009
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La chaîne des Gastlosen, c'est le paradis de l'escalade. Des parois de calcaire sur quelques centaines de mètres de hauteur et sur une quinzaine de km de long, pratiquement situées sur le rideau de rösti (barrière linguistique entre la suisse romande et alémanique).
Nous sommes partis le samedi 4 juillet en fin pm en direction des Gastlosen. L'objectif étant de s'établir un petit campement au pied des parois pour avoir une place de choix le lendemain matin.
Nous sommes seuls au monde dans un paysage grandiose. Enfin, nous nous croyons seuls jusqu'à ce qu'un troupeau de chèvres décide de foncer sur notre souper pour lécher nos casseroles de pâtes carbonara. C'est la panique, mais on est tous morts de rire!
Le calme avant la tempête.

Les chèvres en plein commando.

Nous avons longuement tenté de les expulser par le collet. Sans succès. Jusqu'à ce qu'on trouve un bout de bois et qu'on fasse des "woooch" en frappant le sol à 1 m de leur face. En les voyant partir, j'étais partagé entre la victoire et la tristesse de quitter des animaux aussi drôles et attachants.
Le lendemain, c'est raté, des grimpeurs envahissent la paroi avant nous. Il faut dire qu'il faut prendre le temps de savourer le choco-déjeuner d'Éric.
L'érosion par la pluie a causé des immenses rigoles verticales sur la falaise.

Certaines voies d'escalades demandent de s'y aventurer de tout son corps!

Nous ne faisons que des voies d'une longueur cette journée là. En levant la tête, on remarque que tous ne se sont pas contentés de rester à 25 m du sol...

ATHLETISSIMA: 7 juillet 2009
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Athletissima, c'est la chance unique de voir des athlètes de calibre international démontrer tout leur savoir-faire dans une compétition d'athlétisme au mini-stade olympique lausannois. Pensez-y: Usain Bolt, Asafa Powell, Shelly-Ann Fraser (médaille d'or du 100 m à Pékin chez les femmes), Steve Hooker, etc.
Pour moi, la grande motivation était de voir le Lightning Bolt en action. Sa performance aux J.O. de Pékin m'avait carrément donné des frissons. À Lausanne, il choisit de participer seulement à l'épreuve du 200 m, laissant toute la place à son compatriote Asafa Powell pour le 100 m.
En début d'événement, les sauteurs à la perche s'élèvent à près de 5.7 m dans les airs!!!

Les coureurs du 1500 m défilent à un rythme ahurissant. Les Africains longilignes ont un physique avantageux pour cette discipline.

Vers la fin de la soirée, l'orage se lève. C'est le déluge sur le stade de la Pontaise. Les 20 francs que nous avons payés pour participer à la compétition ne nous garantissent pas de toit, donc on se fait tremper dans un temps record.

La piste est mouillée, les éclairs retentissent au loin, et comme dans un film, Bolt sort des vestiaires, pratique quelques pas de danse pour la foule déjà conquise et s'installe à son bloc de départ.

La suite ici. Il signera finalement le 4e meilleur temps mondial, sur une piste mouillée et avec un vent défavorable. Quel bête!
GRANDE DENT DE MORCLES (2968 m): 12 JUILLET 2009
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Il y a de ces sommets qui vous titillent l'oeil. À chaque entrée dans le canton du Valais, on la voyait, la dent de Morcles. La grande palette qui surplombait la vallée du Rhône d'un air arrogant et forcément statique. La Dent de Morcles était hautement positionnée sur notre check-list.
Nous avons réunis une escouade tactique pour lui régler son cas, à la Grande Dent de Morcles. Une milice armée de semelles Vibram martelant le sol à coup de bâtons. Éric, David, Stefano, Eli et moi.
Il faut d'abord se rendre au col de Fenestral. L'effet Venturi nous met de la broue dans le toupet.

Au col de Fenestral on délaisse le chemin officiel et on emprunte
un sentier alpin qui nous amène à la gencive de la dent de Morcles.

Les passages qui suivent sont un peu plus exigeants. Un pied sûr et des mains habiles sont parfois nécessaires.

Les nuages font des vagues...

... et les couches géologiques aussi!

Avec une vue comme ça, personne ne regrette cette belle ascension.

N'est-ce pas, les boys?

LAC DE TANAY: 18-19 juillet 2009
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Les bulletins météo sont clairs. Ce sera une des tempêtes les plus fortes de l'année. Ce qui s'annonçait comme une fin de semaine de camping avec 25 personnes se transforme en raid des combattants sous la pluie. Nous ne sommes plus que 6. Du moins c'est ce que je crois...
À notre sortie du car postal au Flon. On s'apprête à marcher 45 min sous la pluie pour rejoindre le lac de Tanay.

Arrivés sur place, on monte une méga-tente surnommée le Grand Chapiteau et on y passe le reste de la soirée à discuter de comment un saucisson peut être un bon distributeur de papier de toilette. Quelle naïveté de croire que sous ce Grand Chapiteau, nous étions à l'abri de tout soucis! Pendant nos échanges, le maître des lieux lui, passait à l'action. Profitant d'une porte de tente laissée partiellement ouverte, le vilain renard se faufile dans ce qu'il conçoit comme le snack-bar chez Dan et Eli, s'empare de notre pain et retourne à sa tanière. Mais il n'en reste pas là! Pendant qu'on se brosse les dents, sous nos yeux, il repasse et s'empare des flutes aux beurre. Môssieur a la dent distinguée!
Un renard ou plutôt, un estomac sur pattes.

Photo: D. Vryghem.
La nuit, alors que nous étions prêt pour l'orage, il n'y eut que de la pluie. Mais beaucoup de pluie. Enveloppés de Gore-Tex, on ose finalement sortir de la tente en milieu de matinée. Deux groupes se formeront: des joueurs de carte et des randonneurs. C'est sous une pluie constante qu'Alex, François et moi entreprenons la montée vers les Jumelles, un sommet à ne pas faire en temps de pluie. La bonne décision de François de laisser la carte rangée et de se fier à son instinct de navigateur nous amène finalement au sommet du Grammont, où la vue est spectaculaire sur... le gros nuage à 1 m de notre face.

Je découvre qu'Alex est un hyperactif et qu'un grenadier spécialisé montagne est tout un atout en randonnée.

Pour la soirée, le ciel se dégage et révèle du même coup une panoplie de nouveaux arrivants. Je suis pris par surprise! Eli m'a préparé une soirée d'anniversaire! Tous mes meilleurs amis (à une ou deux exceptions près) sont là! Je suis vraiment touché et heureux.
On sort le charbon et on se fait des grillades sur le BBQ. Moment fort de la soirée, Alex sort un immense arbre de la forêt et entreprend de le scier en bûches avec la lame de son couteau suisse. Nicolas se met de la partie et ça fonctionne! Malgré le bois mouillé, c'est un feu AAA auquel nous avons droit pour cette superbe soirée.

Photo: D. Vryghem.
J'apprends plus tard que j'ai même droit à un cadeau: un saut en parachute en tandem dans le Valais. Wouaaaa!
Après une bonne nuit sans visite de M. Fox, on prend notre déjeuner auprès du feu ressuscité.

Photo: D. Vryghem.
La vue sur le lac est magnifique.

Photo: D. Vryghem.
Puis, on décide de monter aux Jumelles (ci-dessous, le sommet de gauche) cette fois en passant par le bon chemin.

Il s'agit encore une fois d'un sentier alpin et ça nécessite un pied sûr sur l'arête finale car c'est le précipice de chaque côté. Qu'importe, nous sommes le Dream Team et rien ne nous résiste!
En montant dans cette combe herbeuse, on comprend tous que nous nous sommes trompés de chemin.

On réussit à rejoindre un semblant de sentier qui entremêle herbe et blocs de calcaire.

Alex, tel un furet alpin, scrute l'horizon sur la crête.

Sur l'arête sommitale, Jan et Linda valsent entre le beau temps et les nuages.

La vue au sommet est partiellement couverte de nuages. En grignotant on réalise tous que c'est Géraldine qui traine les meilleurs lunchs.
À la queue leu leu pour descendre...

De retour à Tanay, on prend nos dernières photos.
Ici Boisclair réfléchit à son retour en politique...

Photo: D. Vryghem.
Deux amoureux...

Photo: D. Vryghem.
Pas de doute, cette fin de semaine à Tanay restera dans les annales. Quelle belle équipe!

Photo: D. Vryghem.
On conclut le séjour par un petit verre au Flon, the place to be.

Photo: D. Vryghem.
CAMPING DANS LES GRISONS: 24 au 26 juillet 2009
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Une fin de semaine inespérée qui se réalise avant les prédictions... La surprise est signée Elisabeth, Nicolas et Marie-Ève!
Nous partons le vendredi 24 à l'heure du midi pour rejoindre le canton le plus à l'est de la Suisse: les Grisons. Ce canton où 35 000 personnes parlent le romanche, la 4e langue officielle de la Suisse après l'allemand, le français et l'italien.
Pour les curieux du romanche ça ressemble à ça.

La route est longue, mais en bonne compagnie on ferait le tour du monde.
La première nuit au camping de Silvaplana est mémorable. On arrive tard au camping et on réussit à se trouver deux spots de tente malgré que ce soit plus peuplé qu'au Bangladesh. En installant la tente, les nuages noirs envahissent peu à peu le ciel. L'orage est imminent. Malheureusement Marie-Ève et Nicolas ne trouvent plus leur double-toit de tente. La nuit s'annonce alors humide pour eux. En passant à une station-service on réussit à acheter 20 sacs de poubelle et du tape et on entreprend de les fusionner pour créer un abri de fortune. Les gouttes commencent à tomber pendant qu'on installe ce double-toit perméable. Heureusement, Bangladesh aidant, nos voisins de tente ont pitié de nous et nous sortent une grande bâche. Nicolas et Marie-Ève sont sauvés! Moment magique, la pluie s'abat sur nous alors que nous fixons le dernier piquet.
On décide alors de partir à la recherche d'un resto, étant tous affamés. Eli, ayant oublié son imperméable, décide d'opter pour le look casque de mémé + sac de poubelle stretch. Je cours devant pour trouver un resto... mais aussi pour fuir la honte. Autre beau moment, quand Eli a accroché son "manteau" (sac de poubelle) sur un support à l'entrée du resto italien devant les clients incrédules.
Le lendemain matin plane l'ambiance de Woodstock.

Le lendemain, c'est la découverte de St-Moritz. Une ville luxueuse qui a été deux fois hôte des Jeux Olympiques d'hiver (1928 et 1948). Le cadre est ravissant, et les filles aussi.

Par contre, les boutiques de luxe, les hôtels de riche et les grosses voitures sont omniprésents. Ils rappellent qu'il s'agit là d'une station aristocrato-touristique réputée depuis plus de 100 ans!

Nous passons l'après-midi à Savognin à faire un sport très bizarre... de la descente de montagne en trottinette! En gros, tu prends des pneus de quatre-roues et tu mets ça sur un cadre de trottinette. Les adeptes de ce sport peuvent ensuite prendre un remonte-pente et "popper" des bouses de vache et se faire shaker le dentier dans des sentiers hors-piste. Sérieux c'est très cool.
L'équipe d'élite de la trotti-downhill.

Première section impliquant un peu de marche.

Les cousines Fortier.

En fin d'après-midi, dans notre nouveau camping qui est tout le contraire du précédent, on suit notre guide Nico pour un tour gastronomique en montagne.

Le lendemain, on prend la route de la vallée perdue du Vasertal pour rejoindre le petit village de Vals. Les architectes comprendront la raison de ce pèlerinage. L'idée est d'aller passer quelques heures dans le chef-d'oeuvre du Suisse Peter Zumthor, gagnant du Prix Pritzker 2009 (équivalent du Nobel en architecture), les thermes de Vals.
Ici devant les bains.

Comme les films côtés 1, un certain flou persiste sur ces bains, mais l'expérience est certes magique et valait les 5 heures de route nous séparant de Lausanne.
Avant de quitter cette vallée perdue, nous observons fascinés des agriculteurs qui font les foins à l'huile de bras dans des pentes inclinées. Un rappel sur la tradition et la modernité qui ne cessent de se chevaucher dans cette belle terre de montagnes.

En terminant, un petit aperçu de la belle sortie de via ferrata d'Elisabeth à la tour d'Aï pour célébrer la fête nationale suisse.

Saludos,
Dan
Saturday, July 4, 2009, 04:16 AM
Amigos, Quelques nouvelles du dernier mois...
CENTOVALLI: 30 mai - 1er juin 2009
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L'édition 2009 de la sortie annuelle de randonnée au Tessin a eu lieu dans la Centovalli, à la frontière de l'Italie et de la Suisse. Nous avons profité d'une de ces journées de congé "bonus" qui n'existe pas au Québec: la Pentecôte.
Après quelques heures de train et après avoir comparé le poids et le volume de nos sacs à dos, nous nous sommes mis à marcher. Un ou deux villages coquets plus tard, nous avons croisé plusieurs de ces maisons où poussent des murs de roses.

La cabane où nous logions faisait davantage office d'auberge de montagne plutôt luxueuse, avec douches, eau potable et électricité via le réseau.

Quoi de mieux pour s'hydrater la luette que de s'enfiler un bon Rivella, une liqueur typiquement suisse à base de petit lait.

Jolie fleur de montagne. Quelqu'un saurait l'identifier?

En Europe le mélange des nationalités est assez impressionnant. Sur cette photo on retrouve des Suisses, un Français, des Allemandes, un Luxembourgeois, une Autrichienne et nous deux, les fiers représentants du Québec.

Le deuxième jour nous avons entrepris l'ascension de l'Everest local, soit le Pizzo Ruscada à 2004 m. La vue au sommet par temps clair ressemble à ça.
Hop hop hop nous avons rendez-vous au sommet.

Un tel séjour donne des ailes.

François et une pose avec un lichen pour son fond d'écran.

Hahaha la photo d'au-dessus fait peur.

Une bonne blague la bouche pleine de risotto. Photo: A. Collin.

Le repas du dernier midi fut tout simplement magique. Une température parfaite, une petite brise et un vieux pain sec de 3 jours. Sans oublier un panorama sur le lac Majeur à couper le souffle.

D'autres préfèrent se fermer les yeux...

Malheureusement il faut revenir à Lausanne. J'ai un doctorat à terminer. Contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas un certificat en tourisme alpin sur lequel je travaille actuellement!
Les trains en provenance de l'Italie ou du Tessin sont toujours bondés et en retard. Dans un tel cas, quoi de mieux comme support dorsal que la porte des toilettes.

BISSE DE RO: 7 juin 2009
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On arrive sur place et on voit une pancarte "Bisse de Ro: FERMÉ". Je me retourne rapidement vers Elisabeth; trop tard, elle l'a lue. Heureusement, la testostérone l'emporte, étant majoritaire dans le groupe. Nous pouvons continuer, quitte à rebrousser chemin si le sentier n'a pas d'allure.
Il s'agit ni plus ni moins de notre troisième bisse en l'espace de 2 mois et sans doute le dernier, étant sensé être le plus spectaculaire de tous.
Mon appréciation: très bien et très sécurisé. Un peu trop aménagé par endroits. Certains passages sont exposés au vide, mais on s'y sent toujours en sécurité.

Les géants doivent savoir courber l'échine devant les surplombs rocheux.

Ma blonde.

Ici nous avons vraiment hésité à savoir s'il y avait un sentier ou non. Après exploration, oui!

Nous avons fait un petit crochet par le lac Tzeuzier. Ci-dessous le barrage de Tzeuzier, typique des ouvrages hydroélectriques alpins.

GAIS ALPINS: 13 juin 2009
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Première étape d'une fin de semaine dentaire. Deux objectifs: le samedi, la dent d'Hautaudon (1872 m) et le dimanche, la dent de Fenestral (2579 m).
Le secteur des Rochers-de-Naye nous a déjà vu passer à des tonnes de reprises. Mais jamais nous n'avions porté attention à cette course d'arête démarrant au col de Bonaudon très populaire depuis les années 30: les Gais Alpins.
Il y a principalement deux façons d'aborder une course d'arête:
1) progresser en corde tendue entre les membres de la cordée. Le leader peut poser des protections ici et là sur des becquets ou dans des fissures. En cas de chute du leader d'un côté de l'arête, le second doit se jeter de l'autre côté. À la fin ça donne un portrait assez rigolo, deux alpinistes qui pendouille au-dessus du vide chacun de leur côté de l'arête.
2) la progression en mode escalade. Le leader pose des protections et établit des relais d'où il assure le second.
C'était la première fois qu'Eli et moi nous retrouvions ensemble sur la même cordée. Forte de son expérience acquise au cours d'initiation à l'alpinisme offert par le Club Alpin Suisse, ma blonde maîtrise maintenant mieux que moi l'art de manipuler la corde, planter des crampons dans la neige, récupérer d'une chute sur une pente de neige raide, etc.
Petit aperçu de la voie des Gais Alpins.

Eli au départ de la voie. Comme la corde mesure 50 m et que les premières longueurs sont assez courtes, on stocke le surplus sur l'épaule. Ça s'appelle la réserve de corde.

Le degré de difficulté est plutôt faible. Pour l'occasion j'ai troqué mes chaussons d'escalade contre mes bottes d'alpinisme. Mais le fait que ce soit aussi exposé et qu'il y ait beaucoup de manœuvres de corde requiert tout de même un niveau de concentration élevé.

Nous sommes suivis par deux Suisses-Allemands qui nous pousse dans le derrière. Dotés d'une éthique discutable, ils emmêlent leur corde à la nôtre au relais, utilisent le même point d'assurage lors d'un rappel, etc. Au moment propice nous les laissons nous dépasser et ça nous soulage d'un bon poids.
Ici Jan assure Linda dans une cheminée qui mène au sommet de la dent d'Hautaudon (1872 m).

Vue plongeante sur Eli et moi qui préparont une des quatre descentes en rappel. Photo: M. Diebold.

De plus près ça ressemble à ça:

Deux grimpeurs au deuxième rappel.

Jan en train d'exécuter le passage du rasoir, le plus délicat de la traversée. Photo: M. Diebold.

Toute l'équipe des Gais Alpins: Géraldine, Eli, Jan, Linda et Marc.

DENT DE FENESTRAL: 14 JUIN 2009
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Après une nuit où nous avons rêvé à des noeuds en 8 et des Prusiks, nous revoilà sur la route pour une deuxième course en 2 jours, cette fois dans le secteur du lac d'Émosson.
Pour Elisabeth, il s'agit vraiment de la première course d'alpinisme. En passant si je dis "course", ce n'est pas parce que c'est comme à l'épicerie ou dans un marathon. C'est simplement un mot du jargon des locaux, synonyme de "sortie".

Comme nous sommes 5, Marc prend les deux filles sous son aile et ils forment une cordée en flèche. L'autre cordée est constituée de Jan et moi.

La Dent de Fenestral propose des pas d'escalade faciles, mais sur toute l'arête il doit n'y avoir que deux ou trois "bolts". C'est donc dire qu'on doit nous-mêmes trouver les endroits pour poser des protections. Et je dois dire que des fois, on pose une protection plutôt pour se protéger le mental que pour protéger une chute.

Les filles approchent de la cime.

Repos au sommet. Une vue prenante sur le Grand Combin et le Mont Blanc.

Les deux amoureux.

La descente demande un seul rappel et nous permet de glisser dans quelques névés. Quelle belle façon de perdre de l'altitude au lieu de s'exploser les genoux sur un sentier plein de cailloux.
PAUSE JARDINAGE:
Une petite parenthèse pour souligner les talents en jardinage urbain d'Eli.

LE LAGGINHORN: UN PREMIER 4000 AU TABLEAU: 28-29 juin 2009
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Vous vous souvenez la tentative ratée au Bishorn en mars dernier? Moi j'en ai encore un goût amer dans la bouche... Le Lagginhorn (4010 m), dans la vallée de Saas Fee, était l'occasion d'obtenir ma vengeance. C'est pourquoi nous avons décidé de réunir une cordée réunissant fougue, expérience et motivation.
Ici on voit le Lagginhorn. La cime principale se situe à gauche.

La voie normale emprunte l'arête sud-ouest. Elle se fait en quatre étapes:
1) montée en sentier sur la moraine.
2) traversée du glacier (inexistant?) du Lagginhorn
3) escalade type "scrambling" sur l'arête sud-ouest
4) montée de pentes de neige à environ 30 degrés d'inclinaison.
La première journée est utilisée pour atteindre la cabane du Weissmies. Une montée de 1200 m avec le sentiment de traîner un boeuf musqué sur les épaules.
On se rend compte rapidement que la gardienne de la cabane a tout de la matrone antipathique. Soit on lui achète des bouteilles d'eau gazeuse à 12 francs, soit elle nous déteste.
C'est au doux son de sa voix masculine qu'on se réveille le lundi 29 juin, à 3h45 du matin. Après quelques tranches de pain froides et un café, nous entamons la montée.
Il fait déjà clair lors du départ au petit matin. La traversée du glacier s'apparente davantage à de la marche dans de la neige croutée. On laisse la corde dans le sac.
Une mer de nuages recouvre la vallée de Saas Fee, et nous continuons notre progression.

Certains passages neigeux plus raides suggèrent l'utilisation du piolet. Encore là, ça dépend de la personne. Hendrik dans notre groupe l'a sorti depuis longtemps et chausse même ses crampons. Pierre, aussi appelé la fusée de Grenoble, se contente de ses bâtons de marche!

On arrive maintenant à la portion de randonnée/petite escalade sur l'arête. On a certes besoin de ses mains, par moments il y a un peu de vide, mais définitivement, on laisse la corde dans le sac.

Côté altitude, je me sens bien. J'ai eu certes un petit mal de tête à la cabane, mais qui a disparu ce matin au départ. Voici la pente de neige que nous devons affronter dans le dernier droit.

Hendrik, un peu moins habitué et qui sera papa bientôt pour la deuxième fois, décide de s'encorder avec notre leader spirituel de la montagne, Marc.

De mon côté, je juge que la pente n'est pas très inclinée et que l'arête est suffisamment large pour que l'encordement ne vaille pas la peine. Il faut savoir aussi que dans certains cas il est même plus dangereux de s'encorder que d'évoluer par soi-même. Mon seul regret est de ne pas avoir mis mon casque, mais il faisait trop froid pour que je quitte ma tuque des Oilers.
Djano qui arrive au sommet. Son premier 4000 m dans les Alpes, comme moi!

Hendrik et Marc arrivent. Bravo à Marc de trainer une réserve de 45 m de corde sur les épaules!!!

La vue panoramique sur une bonne quantité de hauts sommets est impressionante, mais pas autant qu'Hendrik qui peut tous les nommer!

De gauche à droite: Djano, Pierre, moi et Marc.

Petite variante sur le même thème.

À la descente, Djano et Pierre qui prennent une petite pause, avec le village de Saas Fee en arrière-plan.

Les mêmes personnages qui prennent une autre pause sur un petit ressaut.

Après une descente/glissade sur les névés, nous récupérons nos brosses à dents laissées à la cabane et nous quittons la région de Saas Fee le coeur léger.

Saludos,
Dan
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