De fil en aiguille 
Saturday, July 4, 2009, 04:16 AM
Amigos,

Quelques nouvelles du dernier mois...


CENTOVALLI: 30 mai - 1er juin 2009
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L'édition 2009 de la sortie annuelle de randonnée au Tessin a eu lieu dans la Centovalli, à la frontière de l'Italie et de la Suisse. Nous avons profité d'une de ces journées de congé "bonus" qui n'existe pas au Québec: la Pentecôte.

Après quelques heures de train et après avoir comparé le poids et le volume de nos sacs à dos, nous nous sommes mis à marcher. Un ou deux villages coquets plus tard, nous avons croisé plusieurs de ces maisons où poussent des murs de roses.




La cabane où nous logions faisait davantage office d'auberge de montagne plutôt luxueuse, avec douches, eau potable et électricité via le réseau.




Quoi de mieux pour s'hydrater la luette que de s'enfiler un bon Rivella, une liqueur typiquement suisse à base de petit lait.




Jolie fleur de montagne. Quelqu'un saurait l'identifier?




En Europe le mélange des nationalités est assez impressionnant. Sur cette photo on retrouve des Suisses, un Français, des Allemandes, un Luxembourgeois, une Autrichienne et nous deux, les fiers représentants du Québec.




Le deuxième jour nous avons entrepris l'ascension de l'Everest local, soit le Pizzo Ruscada à 2004 m. La vue au sommet par temps clair ressemble à ça.

Hop hop hop nous avons rendez-vous au sommet.




Un tel séjour donne des ailes.




François et une pose avec un lichen pour son fond d'écran.




Hahaha la photo d'au-dessus fait peur.




Une bonne blague la bouche pleine de risotto. Photo: A. Collin.




Le repas du dernier midi fut tout simplement magique. Une température parfaite, une petite brise et un vieux pain sec de 3 jours. Sans oublier un panorama sur le lac Majeur à couper le souffle.




D'autres préfèrent se fermer les yeux...



Malheureusement il faut revenir à Lausanne. J'ai un doctorat à terminer. Contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas un certificat en tourisme alpin sur lequel je travaille actuellement!

Les trains en provenance de l'Italie ou du Tessin sont toujours bondés et en retard. Dans un tel cas, quoi de mieux comme support dorsal que la porte des toilettes.




BISSE DE RO: 7 juin 2009
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On arrive sur place et on voit une pancarte "Bisse de Ro: FERMÉ". Je me retourne rapidement vers Elisabeth; trop tard, elle l'a lue. Heureusement, la testostérone l'emporte, étant majoritaire dans le groupe. Nous pouvons continuer, quitte à rebrousser chemin si le sentier n'a pas d'allure.

Il s'agit ni plus ni moins de notre troisième bisse en l'espace de 2 mois et sans doute le dernier, étant sensé être le plus spectaculaire de tous.

Mon appréciation: très bien et très sécurisé. Un peu trop aménagé par endroits. Certains passages sont exposés au vide, mais on s'y sent toujours en sécurité.




Les géants doivent savoir courber l'échine devant les surplombs rocheux.




Ma blonde.




Ici nous avons vraiment hésité à savoir s'il y avait un sentier ou non. Après exploration, oui!



Nous avons fait un petit crochet par le lac Tzeuzier. Ci-dessous le barrage de Tzeuzier, typique des ouvrages hydroélectriques alpins.




GAIS ALPINS: 13 juin 2009
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Première étape d'une fin de semaine dentaire. Deux objectifs: le samedi, la dent d'Hautaudon (1872 m) et le dimanche, la dent de Fenestral (2579 m).

Le secteur des Rochers-de-Naye nous a déjà vu passer à des tonnes de reprises. Mais jamais nous n'avions porté attention à cette course d'arête démarrant au col de Bonaudon très populaire depuis les années 30: les Gais Alpins.

Il y a principalement deux façons d'aborder une course d'arête:
1) progresser en corde tendue entre les membres de la cordée. Le leader peut poser des protections ici et là sur des becquets ou dans des fissures. En cas de chute du leader d'un côté de l'arête, le second doit se jeter de l'autre côté. À la fin ça donne un portrait assez rigolo, deux alpinistes qui pendouille au-dessus du vide chacun de leur côté de l'arête.
2) la progression en mode escalade. Le leader pose des protections et établit des relais d'où il assure le second.

C'était la première fois qu'Eli et moi nous retrouvions ensemble sur la même cordée. Forte de son expérience acquise au cours d'initiation à l'alpinisme offert par le Club Alpin Suisse, ma blonde maîtrise maintenant mieux que moi l'art de manipuler la corde, planter des crampons dans la neige, récupérer d'une chute sur une pente de neige raide, etc.

Petit aperçu de la voie des Gais Alpins.




Eli au départ de la voie. Comme la corde mesure 50 m et que les premières longueurs sont assez courtes, on stocke le surplus sur l'épaule. Ça s'appelle la réserve de corde.




Le degré de difficulté est plutôt faible. Pour l'occasion j'ai troqué mes chaussons d'escalade contre mes bottes d'alpinisme. Mais le fait que ce soit aussi exposé et qu'il y ait beaucoup de manœuvres de corde requiert tout de même un niveau de concentration élevé.




Nous sommes suivis par deux Suisses-Allemands qui nous pousse dans le derrière. Dotés d'une éthique discutable, ils emmêlent leur corde à la nôtre au relais, utilisent le même point d'assurage lors d'un rappel, etc. Au moment propice nous les laissons nous dépasser et ça nous soulage d'un bon poids.

Ici Jan assure Linda dans une cheminée qui mène au sommet de la dent d'Hautaudon (1872 m).




Vue plongeante sur Eli et moi qui préparont une des quatre descentes en rappel. Photo: M. Diebold.




De plus près ça ressemble à ça:




Deux grimpeurs au deuxième rappel.




Jan en train d'exécuter le passage du rasoir, le plus délicat de la traversée. Photo: M. Diebold.




Toute l'équipe des Gais Alpins: Géraldine, Eli, Jan, Linda et Marc.




DENT DE FENESTRAL: 14 JUIN 2009
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Après une nuit où nous avons rêvé à des noeuds en 8 et des Prusiks, nous revoilà sur la route pour une deuxième course en 2 jours, cette fois dans le secteur du lac d'Émosson.

Pour Elisabeth, il s'agit vraiment de la première course d'alpinisme. En passant si je dis "course", ce n'est pas parce que c'est comme à l'épicerie ou dans un marathon. C'est simplement un mot du jargon des locaux, synonyme de "sortie".




Comme nous sommes 5, Marc prend les deux filles sous son aile et ils forment une cordée en flèche. L'autre cordée est constituée de Jan et moi.




La Dent de Fenestral propose des pas d'escalade faciles, mais sur toute l'arête il doit n'y avoir que deux ou trois "bolts". C'est donc dire qu'on doit nous-mêmes trouver les endroits pour poser des protections. Et je dois dire que des fois, on pose une protection plutôt pour se protéger le mental que pour protéger une chute.




Les filles approchent de la cime.




Repos au sommet. Une vue prenante sur le Grand Combin et le Mont Blanc.




Les deux amoureux.




La descente demande un seul rappel et nous permet de glisser dans quelques névés. Quelle belle façon de perdre de l'altitude au lieu de s'exploser les genoux sur un sentier plein de cailloux.

PAUSE JARDINAGE:
Une petite parenthèse pour souligner les talents en jardinage urbain d'Eli.




LE LAGGINHORN: UN PREMIER 4000 AU TABLEAU: 28-29 juin 2009
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Vous vous souvenez la tentative ratée au Bishorn en mars dernier? Moi j'en ai encore un goût amer dans la bouche... Le Lagginhorn (4010 m), dans la vallée de Saas Fee, était l'occasion d'obtenir ma vengeance. C'est pourquoi nous avons décidé de réunir une cordée réunissant fougue, expérience et motivation.

Ici on voit le Lagginhorn. La cime principale se situe à gauche.



La voie normale emprunte l'arête sud-ouest. Elle se fait en quatre étapes:
1) montée en sentier sur la moraine.
2) traversée du glacier (inexistant?) du Lagginhorn
3) escalade type "scrambling" sur l'arête sud-ouest
4) montée de pentes de neige à environ 30 degrés d'inclinaison.

La première journée est utilisée pour atteindre la cabane du Weissmies. Une montée de 1200 m avec le sentiment de traîner un boeuf musqué sur les épaules.

On se rend compte rapidement que la gardienne de la cabane a tout de la matrone antipathique. Soit on lui achète des bouteilles d'eau gazeuse à 12 francs, soit elle nous déteste.

C'est au doux son de sa voix masculine qu'on se réveille le lundi 29 juin, à 3h45 du matin. Après quelques tranches de pain froides et un café, nous entamons la montée.

Il fait déjà clair lors du départ au petit matin. La traversée du glacier s'apparente davantage à de la marche dans de la neige croutée. On laisse la corde dans le sac.

Une mer de nuages recouvre la vallée de Saas Fee, et nous continuons notre progression.




Certains passages neigeux plus raides suggèrent l'utilisation du piolet. Encore là, ça dépend de la personne. Hendrik dans notre groupe l'a sorti depuis longtemps et chausse même ses crampons. Pierre, aussi appelé la fusée de Grenoble, se contente de ses bâtons de marche!




On arrive maintenant à la portion de randonnée/petite escalade sur l'arête. On a certes besoin de ses mains, par moments il y a un peu de vide, mais définitivement, on laisse la corde dans le sac.




Côté altitude, je me sens bien. J'ai eu certes un petit mal de tête à la cabane, mais qui a disparu ce matin au départ. Voici la pente de neige que nous devons affronter dans le dernier droit.




Hendrik, un peu moins habitué et qui sera papa bientôt pour la deuxième fois, décide de s'encorder avec notre leader spirituel de la montagne, Marc.




De mon côté, je juge que la pente n'est pas très inclinée et que l'arête est suffisamment large pour que l'encordement ne vaille pas la peine. Il faut savoir aussi que dans certains cas il est même plus dangereux de s'encorder que d'évoluer par soi-même. Mon seul regret est de ne pas avoir mis mon casque, mais il faisait trop froid pour que je quitte ma tuque des Oilers.

Djano qui arrive au sommet. Son premier 4000 m dans les Alpes, comme moi!




Hendrik et Marc arrivent. Bravo à Marc de trainer une réserve de 45 m de corde sur les épaules!!!



La vue panoramique sur une bonne quantité de hauts sommets est impressionante, mais pas autant qu'Hendrik qui peut tous les nommer!



De gauche à droite: Djano, Pierre, moi et Marc.




Petite variante sur le même thème.




À la descente, Djano et Pierre qui prennent une petite pause, avec le village de Saas Fee en arrière-plan.




Les mêmes personnages qui prennent une autre pause sur un petit ressaut.




Après une descente/glissade sur les névés, nous récupérons nos brosses à dents laissées à la cabane et nous quittons la région de Saas Fee le coeur léger.




Saludos,

Dan

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Sur la ligne de l'Orient-Express 
Saturday, June 6, 2009, 02:01 AM
Amigos,

Parole d'Hercule Poirot, l'Orient-Express est un train de luxe qui relie la ville lumière à la Turquie en passant par l'Europe de l'Est. Dans cette entrée, je vous propose notamment de découvrir deux escales sur cette ligne légendaire: Paris et Budapest.


PARIS, LIEU DE CULTURE: 2-3 mai 2009
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C'est avec beaucoup de plaisir que je retrouve à Paris mon pote de McGill, Farid dit Fridoo. Après tout, ça fait plus d'un an et demi que nous ne nous sommes pas vus! J'apprends rapidement que Kamel (père de Farid) m'offre deux nuits à l'hôtel dû à un problème de plomberie dans son appart où nous devions rester. Je lui en suis encore mille fois reconnaissant.

Pas de doute, Farid prend son rôle de guide au sérieux. Il faut dire qu'il est non seulement une encyclopédie vivante mais qu'il est en amour avec sa ville.

Ici Farid au déjeuner. Les pâtisseries françaises sont tellement bonnes. Fridoo a opté pour un gâteau viennois pour déjeuner, choix bizarre mais malgré tout fort compréhensible.




Au cours du weekend, c'est plus de 30 km qui défileront sous nos pas. Les différents parcours pour les intéressés:

- parcours 1
- parcours 2
- parcours 3
- parcours 4


Le weekend est un enchainement d'incontournables de Paris. Mais cette ville a tellement d'incontournables qu'il devient difficile de décider ce qu'on doit contourner ou ce qui mérite d'être incontourner. Vous comprenez?

Ici on fait face à l'académie de musique avec ses dorures majestueuses.




Le grand-père de Farid a eu la gentillesse de nous inviter au restaurant Garnier, spécialisé en fruits de mer et poissons. Du coup, c'est trois générations d'Ait Chaalal qui étaient réunies autour de la table.



Nous avons passé le samedi après-midi au Louvre. Pour un ancien joueur de Génies en Herbe, c'était important que je puisse voir mes classiques.

La Victoire de Samothrace représentant la déesse grecque Athéna.




La Vénus de Milo.




La salle de la Joconde. Tout cet engouement...




... pour Mona.




L'Arc de triomphe du Caroussel, tout près du Louvre.




En plein coeur du quartier latin, pas trop loin de la Sorbonne et de l'École Polytechnique. Un lieu magnifique qui laisse malgré tout quelque peu songeur.




Le séjour s'est terminé par un agréable repas collectif chez Julien, un pote de Farid. Il possède l'accès au toit de son immeuble avec une vue imprenable sur vous devinez quoi...




LAUSANNE-YVERDON À VÉLO: 9 mai 2009
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Sur semaine, je fais mes déplacements à vélo. Dans le cas d'Eli, elle combine la trottinette, la bus et le train.

Nous avons eu l'idée ce samedi là de se rendre à Yverdon, à une cinquantaine de km au nord de Lausanne, par nos propres moyens. Eli a certes des cuisses de fer suite à un an d'entrainement à trottinette, mais la barrière des 50 km semblait plutôt difficile à atteindre avec ce moyen de transport rudimentaire.

Nous avons donc loué des vélos à la gare de Lausanne et emprunté un sentier officiel du réseau cycliste suisse. L'itinéraire longeait d'abord le lac Léman, puis coupait vers le nord. Nous avons traversé de multiples villages de la campagne vaudoise puis dévalé doucement sur la plaine de l'Orbe avec un vent dans le dos, le tout sur un siège tape-cul.

Notre figure de proue, compagnon-toutou de tous les instants, a apprécié sa sortie.




Je croyais qu'Yverdon était une ville plutôt moche, mais j'ai rapidement réalisé que le downtown était très joli. Ici on voit la place centrale aux côtés d'un château du 13e siècle.




VIA FERRATA DU BELVÉDÈRE, NAX: 10 mai 2009
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C'est en compagnie de François Turk dit le Mammouth qu'Eli et moi nous sommes rendus au sud de Sion pour faire la via ferrata du Belvédère.

Les via ferrata suscitent quelque peu la polémique chez les montagnards. Certains en effet n'apprécient pas qu'on dénature la montagne à coup de câbles, échelles et tiges de fers. Il n'y a pas à dire, les Alpes sont très exploitées. Pas une vallée sans son remonte-pente ou son petit train de montagne dans un souci de rendre accessible au touriste le plaisir des sommets. Personnellement les via ferrata ne me dérangent pas, même que je trouve génial qu'on puisse y aller gratuitement comme ça, avec son propre équipement. On est loin des tours organisés comme aux Palissades près de St-Siméon!


Ici au départ de la voie, Eli et François.




En plein parcours. Certains passages sont légèrement surplombants. J'ai appris que dans ces moments il ne fallait pas adresser la parole à ma partenaire de vie.




Juste avant un petit pique-nique au sommet, après environ 2 h de montée.




LONGUE VOIE AU PISSEVACHE: 16 mai 2009
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La Pissevache est une cascade à l'entrée ouest du Valais, près de St-Maurice. Ce nom rêveur a aussi été attribué à un secteur d'escalade qui surplombe la vallée du Rhône.

En compagnie de mes collègues/mountain buddies, nous nous sommes attaqués aux 9 longueurs de la voie Bravo Lapp par un bel après-midi qui sentait le printemps.

Le chemin d'accès est plutôt compliqué pour quelqu'un avec un sens de l'orientation approximatif comme moi, mais pour mon pote Marc, c'est tip top. On traverse pâturages, forêt et torrent, navigue à flanc de montagne puis on arrive au début de la voie.

Mes dernières longues voies remontent à l'an dernier en compagnie de PL. Je m'étais pourtant promis qu'après notre aventure au Miroir d'Argentine j'apprendrais à voyager léger. Mais j'ai répété l'erreur de traîner un sac à dos beaucoup trop lourd. Avais-je vraiment besoin de petites carottes et d'autant de noix? Certains passages en dulfer m'ont fait regretter mon sac...

Nous étions trois à grimper en même temps. C'est possible lorsqu'on utilise des cordes à double. Le premier grimpeur ouvre la voie alors que les deux autres attendent au relais. Une fois le premier grimpeur arrivé au relais suivant, il peut assurer ses partenaires qui grimpent avec quelques mètres de décalage.

Marc au relais, lui qui a ouvert les quelques premières longueurs.




Silvia et moi.




La vue sur la vallée du Rhône était certes splendide et donnait un peu de force pour les rares passages un peu plus techniques.




SOUPERS AVEC INVITÉS
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--- 18 mai 2009 ---
L'oncle et la tante d'Eli étaient de passage en Suisse pour y visiter leur fille Marie-Ève et leur gendre Nicolas (deux buddies). Nous les avons invités à venir manger un couscous à notre appartement, ce "chez nous" qui leur est familier comme ce fut le premier logement de Marie-Ève.




--- 20 mai 2009 ---

Quelques jours plus tard, ma cousine Audrey dit Dr. Dre et son amie Isabelle, revenant d'un stage en optométrie en Roumanie, sont venus passer quelques jours en Suisse. Même décor sur la photo à l'exception des protagonistes.




BUDAPEST: 21 au 24 mai 2009
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Lors du long weekend de l'Ascension (jour férié en Suisse), nous avons pris un petit vol easyjet pour nous rendre à Budapest, 1000 km à l'est de Lausanne. Là nous avions rendez-vous avec deux super potes du Québec, Pierre-Marc et Marie-Claude, et leur magnifique bébé Édouard (1.5 ans). Nous avons loué un appartement décoré avec tous les cossins les plus japonais qu'on peut trouver au Ikea.

Ici, peu de temps après les retrouvailles.




Budapest, c'est la colline de Buda sur la rive ouest du Danube et Pest la ville sur la rive opposée. Ici le palais de Buda la nuit.




La Hongrie fut sous domination ottomane au 16e siècle. Quelques vestiges sont encore observés, notamment par la présence de bains turcs un peu partout dans la ville. Ici les bains de Gellert, où l'on trouve piscine à vagues, saunas, bains chauds et hammams. C'est là qu'on a découvert les talents d'Édouard "Phelps" Bureau.




Un petit brin d'histoire dans ce café aux allures du début du 20e siècle. On s'y sent à Vienne, ce qui donne le goût de s'embrasser.



Marie-Claude et Édouard. L'air de rien, la photo a été prise au beau milieu d'un épisode "bobo" assez dramatique où nous avons cru à une dislocation de l'épaule droite du bambin. Diagnostic réévalué quelques heures plus tard: rien.




Je tiens à lever mon chapeau à Pierre-Marc et Marie-Claude. J'ai beaucoup aimé leur attitude décontractée vis-à-vis le fait de voyager avec un bébé. Il faut aussi dire qu'Édouard, c'est un bébé de première classe.




Séance de photos en duo:

- avec Eli devant le parlement hongrois



- avec MC sur le quai des pêcheurs




- avec Pierre-Marc sur le pont Erzébet.




L'histoire de la Hongrie durant la Deuxième Guerre mondiale est fascinante et terrible. Le parti de la Croix fléchée collabore avec le régime nazi en 1944. La bataille de Budapest entre les Hongrois et les Soviétiques est sanglante. On peut présumer que ce bâtiment porte les cicatrices de cet affrontement.




Une fois Budapest libérée par les Soviétiques, un régime communiste est instauré, qui durera jusqu'au début des années 1990. Bref, en l'espace de quelques années, les Hongrois passent d'un régime totalitaire (nazisme) à un autre (communisme). Ce monument sur lequel trône l'étoile soviétique est un vestige de cette époque sombre.




Pierre-Marc qui déborde de joie avant de s'enfiler une bière locale et un goulash derrière la cravate.




La synagogue de Budapest est la plus grande d'Europe avec sa capacité de 3000 places assises. De l'extérieur on dirait une mosquée et de l'intérieur on dirait une église catholique. Durant la Deuxième Guerre mondiale, cette synagogue était le coeur du ghetto hongrois.




Quand on apprend que 600 000 juifs hongrois ont été déporté vers Auschwitz en l'espace de quelques mois, ça donne un solide air de boeuf. À noter qu'il est obligatoire de couvrir la tête des hommes à l'intérieur d'une synagogue, d'où la kippa.




Mon utilisation personnelle du paprika se limite pas mal à saupoudrer un pâté chinois pour mettre de la couleur sur les patates. J'ai découvert que les Hongrois étaient follement épris de l'épice sous-estimée. Ce kiosque du marché regorge de produits de toutes sortes à base de paprika.



Une affiche pour la plus vieille ligne de métro du continent européen, construit en 1896. Le plus vieux métro du monde est celui de Londres, qui lui date de 1863. L'affiche est inscrite en hongrois bien évidemment.



Le parlement de Budapest, tout fait de grès, a des allures de palais de Westminster.




Depuis la colline de Buda, vue vers Pest.




La statue de St-Stephen, un vieux barbu au cheval plein d'artefacts qui a joué un rôle important dans l'histoire hongroise.



Voilà qui résume mes dernières péripéties!

- Dan the man
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Du pollen à revendre 
Tuesday, May 5, 2009, 02:35 PM
Amigos,

Quelques nouvelles en rafale du dernier mois...


RANDONNÉE AU MONT SOLEIL (5 avril 2009)
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Le Mont Soleil est un haut lieu de l’énergie renouvelable dans le Jura suisse. Une petite randonnée nous a amené au pied d’une éolienne de la compagnie « Juravent »…




...et aux côtés de la plus grande centrale solaire de Suisse.




Ici on a une vue plongeante sur le village de St-Imier, dans le Jura bernois. Un de ces endroits où l’horlogerie a joué un rôle majeur dans l'histoire.




VISITE DE LA FAMILLE FORTIER (9-14 avril 2009)
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De la grande visite lors du congé Pascal: Roseline (belle-mère), Nicolas (beau-frère), Eveline (belle sœur)… et Benoît (neveu de 7 mois)!!! Vivre à l’étranger, c’est accepter d’être loin de sa famille et quand on a la chance d’avoir les nôtres de passage dans notre pays d’accueil, alors on veut les garder le plus près de nous le plus longtemps possible. Même si ça implique de vivre 5 adultes et 1 bébé dans un 3½!!!

Après tout, qui ne tomberait pas en amour avec Benny Boy...




Certaines pièces sont ainsi devenues multi-fonction, comme ci-dessous où vous apercevez le salon/salle à manger/salle de jeux/chambre pour trois.




Le programme des visites touristiques était chargé, mais nous pouvions profiter ainsi de la météo exceptionnelle pour la saison. Comme pour plaire à ces passionnées des fleurs que sont « les trois girls » et pour déplaire à mes sinus, l’indice pollen était dans le piton.

Eli et son amour pour les fleurs.




La première journée, nous avons été nous balader le long du lac Léman, entre Montreux et le château de Chillon.

Ici nous posons dans un parc très fleuri de Montreux...




...à deux pas des hôtels de luxe...




...et du bord du lac.




Roseline a d'ailleurs tenu à immortaliser le moment.




Après notre promenade à Montreux, nous avons pris la route des terrasses de Lavaux avec un petit crochet par le joli petit village de St-Saphorin, où on y trouve un impressionnant mélange de rues étroites, vieux bâtiments médiévaux et caves à vin.

Signe de déformation professionnelle, les trois girls ont passé leur après-midi à discuter de mauvaises herbes en latin. Chacun ses hobbies. Moi pendant ce temps je faisais du slalom en poussette avec mon petit neveu. En prenant une seconde de temps à autre pour regarder le paysage derrière mon épaule.

La deuxième journée, direction Lucerne en Suisse alémanique. Benoît s'est comporté comme un maître dans le train. Félicitations à ses parents pour les changements de couche on-the-fly.




Nic et les trois girls devant de jolis bâtiments décorés de peintures murales.




Lucerne et son église aux deux oignons.




Roseline posant devant le lac des Quatre-Cantons.




Toute la famille devant le fameux pont médiéval de Lucerne.




Un tour de la Suisse ne saurait être complet sans un tour dans les Alpes, bien entendu! Direction la station de ski de Verbier, dans le Val de Bagnes.

Alors, le plan de match était le suivant: les trois girls partaient en randonnée avec Benoît d'une remontée mécanique à une autre... pendant que Nic et moi on dévalait les pentes! Je dois dire qu'on a eu le beau rôle sur celle-là ;-)

Le moment fort de la journée a été la descente du mont Gelé. Sur le plan de la station, on parlait d'une piste de haute montagne partiellement balisée. Arrivés au sommet, c'était une sorte de champ de bosses assez abruptes.

Avant la descente.




Par la suite, les bosses ont laissé place aux grandes étendues de neige parsemées de roches où il fallait se frayer un chemin. Un mélange de montagne, de ski et d'orientation. Nous avons trippé!




Un pause du midi tout le monde ensemble.




La famille Fortier en mode montagne!




La journée s'est clôturée par un repas fajitas apprécié de tous.




Le lendemain nous avons mis le cap sur la région de Gruyères.

Ici on voit Roseline en train de vivre son highlight du voyage: le chocolat à volonté à l’usine Cailler. Dire qu’avant ce jour-là je la croyais raisonnable et posée... :-)




Qui dit Suisse romande dit gruyère. Attention, contrairement à la croyance générale, le gruyère est un fromage SANS trou. C'est l'emmenthal (produit en Suisse alémanique) qui possède des trous.

Ici devant la maison du fromage.




La dernière journée de ce programme chargé, une visite de nos lieux de travail s'imposait. Je remercie Roseline d'avoir pris cette photo de moi à mon bureau de l'EPFL. Je dois avouer qu'autrement, je ne crois pas que je l'aurais fait... À noter que j'ai entrepris la décoration du mur de béton blanc derrière depuis que j'ai réalisé à quel point il était tristement dégarni.




Nous voilà devant le lieu de travail d'Eli, à l'école d'ingénieurs de Changins.




Eli à son bureau brandissant fièrement des échantillons.




Nous avons conclu ce superbe séjour par un délicieux repas chez Marie-Ève... tous les Fortier ensemble!




Bisse de Lens (19 avril 2009)
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Combien d’entre vous savez ce qu’est un bisse? Ce n’est ni une soupe de homards ni une barre de fer pour forcer un coffre... Il s’agit en fait d’un canal d’irrigation prenant son origine en moyenne montagne et permettant de desservir les champs de plus basse altitude (vignes notamment). Il faut souligner le travail de ces hommes qui ont installé ces canaux, parfois au péril de leur vie, dans des flancs de montagnes pas possible. Il fallait avoir soif d’agriculture...

En cette saison de transition entre les sports d’hiver et d’été, faire une randonnée le long d’un bisse s’avère idéal, pour autant que le sentier longeant le bisse n’ait pas trop souffert durant la saison hivernale.

Lens se situe sur la rive nord du Rhône, dans le Valais. Après une courte promenade dans le village paisible, nous avons rapidement rejoint le bisse. Le sentier s’est avéré un entraînement très complet pour développer la dureté du mental.




Par endroits le sentier avait été lessivé au cours de l’hiver. Pas le choix alors de marcher dans le bisse lui-même.




Ici nous avions le choix entre :
1) traverser ce passage rendu instable par une avalanche, risquant ainsi de glisser et de finir sa course en vol plané par-dessus la falaise
2) salir nos pantalons dans un tuyau d’eau brune.




Comme c’est moi qui fait le lavage, je nous ai donné le go pour l’option 2.

Pour clôturer la journée, les voyageurs de l’Islande ont pu mettre en application leurs notions de traversée de rivière apprises à la dure.

La technique belge…




... versus la technique alsacienne.




À la fin de la randonnée, nous avons compris pourquoi le sentier était dans un état moyennement safe...




Si Eli avait su avant, on n’aurait pas pu y aller… Alors youpi!


SPORT PRÈS DU LAC (18 avril 2009)
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Un petit clin d’œil à ce bel après-midi où nous avons fait chauffer nos avant-bras en essuyant les smashs de David…




ESCALADE À VERCHIEZ (25 avril 2009)
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Quelques photos d’une séance de grimpe près d’Aigle. En Suisse les parois sont pratiquement tout le temps équipées de spits, privilégiant l’escalade «en tête» au détriment de la moulinette. L’escalade traditionnelle, où on utilise des coinceurs est moins fréquent qu’au Québec, du moins dans des parois où l’on fait de l’escalade à la journée.

En plein assurage.




Le site de Verchiez est situé sur le terrain d’un vigneron qui accepte gentiment qu’on profite de ses jolies falaises de calcaire.




La vue au sommet, avec le village au premier plan qui doit compter huit poules et autant d’habitants.




La vue vers le bas, avec l’assureur.




BISSES PRÈS DE NENDAZ (26 avril 2009)
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La randonnée de la semaine d’avant nous ayant tous laissés avec les mots « I love bisses » dans la tête, nous étions en appétit pour une deuxième sortie le long de ces canaux, cette fois sur la rive sud du Rhône, dans la région de Nendaz.

Si la semaine dernière la randonnée était plutôt dans l’extrême, nous avons rapidement compris que le bisse de cette semaine disposait du même public cible qu’une partie de Doct-o-rat. Bon, faire du plat dans le Valais reste quand même tout sauf plate.

Ici en compagnie d’Éric et Céline.




Pendant que les crocus printaniers se pointaient le bout du nez...




...les annonces de bière locale nous rappelaient l’existence rare du précieux liquide en Suisse…




...ces montagnes de chalet laissaient deviner le poids économique du ski pour la région.




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Saludos,

Dan the man
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Saturday, March 28, 2009, 04:28 PM
Le tenancier de la gelateria m'a dévisagé une fois mon tour venu et m'a lancé un "quelle saveur?" en Italien.




J'ai vécu la même angoisse que tout petit, à l'aréna de Ste-Foy. Mon père me payait une slush après la partie de hockey. Mais il fallait traverser l'épreuve du choix de la "sorte". Avec mon ami Julien-Pierre, on avait appris qu'on avait le droit de dire "TOUTES!!!". Ça donnait un mélange brun qui goûtait le chimique comme c'est pas permis. Mais on sirotait heureux, jusqu'à l'atteinte de cette masse de glace blanche délestée de goût dont il fallait se débarasser subtilement.

À Milan, je n'avais évidemment pas le droit à pareil traitement de faveur. D'abord tenté par le citron, cet incontournable, j'ai opté pour un duo mortel: pistache et tiramisu. Encore aujourd'hui, je ne regrette pas mon choix.


MONT PÉLERIN: 21 février 2009
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En cette magnifique journée où ma mère est née, nous avons foulé le sommet peu redoutable mais fort apaisant du mont Pélerin. Rien à signaler, à part une méga tour de radiodiffusion et ce panneau qui oblige le port de chaines sur les roues de la voiture.




PREMIÈRE TENTATIVE D'UN 4000 m: LE BISHORN (4153 m): 28 fév. - 1er mars 2009
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C'était mon objectif de l'hiver: tenter un 4000 m en ski de randonnée. Confiants suite à un bulletin météo favorable en fin de semaine, nous avons réuni la cordée Italie(2)-Suisse-Québec pour tenter le Bishorn, un sommet dans le Val d'Anniviers. Appelé le 4000 m des dames, il n'en demeure pas moins un projet de 2 jours sérieux.

Le départ s'effectue de Zinal, à 1600 m. Le sac à dos est lourd, car il contient de la nourriture pour deux jours et tout l'équipement de sécurité pour le glacier et les avalanches. En effet, la cabane où nous allons dormir n'est pas encore occupée par un gardien, ce qui veut dire: pas de repas chaud à notre arrivée ni d'eau courante.

Nous longeons d'abord une piste de ski de fond assez plate pendant quelques kilomètres, puis nous nous enfonçons dans la forêt.

À un moment, une avalanche ayant eue lieu quelques heures voire quelques jours plus tôt nous fait perdre la trace de montée.




On décide de tenter ce petit couloir raide mais très court. Miné par un manque de technique, j'enlève mes skis pour la dernière portion.




On sort de la forêt et on affronte une chaleur à vous faire dégoutter des aisselles. Il doit faire 15 C. Nous devons nous dépêcher pour éviter que le soleil transforme trop la neige, la rende instable et dangereuse.




En montant, le bruit sourd des avalanches de l'autre côté de la vallée (sur le versant exposé au soleil) résonne tout autour. Nous n'avons pas de temps à perdre, mais il faut quand même savoir où nous allons! Ici Juan-Lucas consulte la carte.




Je prends un petit moment pour vous présenter mes partenaires:

MARC - futur doctorant de mon lab, passionné de ski et de sports de montagnes. Un vrai montagnard suisse, surnommé "le guide".




SILVIA & JUAN-LUCAS - Silvia est post-doc dans mon lab, spécialiste d'hydrologie et de glissement de terrains. Juan-Lucas est son fiancé. Ils sont tous deux Italiens.




Après 1600 m de montée, nous parvenons finalement à la cabane du Tracuit (3256 m), exténué dans mon cas. Nous sommes les premiers d'environ 15 randonneurs qui passeront la nuit dans cette cabane.

Le Bishorn se révèle à nous dans toute sa bishornitude.




Le glacier à ses pieds est tout aussi magnifique.




Nous n'avons plus une goutte d'eau, alors il faut rapidement démarrer un feu dans le petit poêle afin de faire fondre assez neige pour étancher notre soif et remplir nos gourdes du lendemain. Le choix de l'endroit pour extraire la neige à faire fondre doit être assez proche pour être accessible en sandales une fois le soir venu, mais en même temps assez loin pour éviter tout site historique de pisse.

Ici entourés de nos thermos fumants.




Le lendemain, contrairement à ce que nous croyions, la météo est mauvaise. Vers les 7h du matin, nous quittons la cabane. Nous sommes le dernier groupe à partir. Ici juste avant de s'encorder pour traverser le glacier.




Ensuite, on entreprend la montée finale en zigzaguant dans les sastrugi, ces monticules de neige formés par l'érosion du vent. Le temps, lui, continue à se couvrir de façon inquiétante.

À un moment, Silvia demande de s'arrêter. Fatiguée, elle demande une petite pause pour enlever une couche de vêtements. Pendant ce temps, le reste du groupe tergiverse sur les risques d'un retour dans le brouillard. À 3800 m, soit près de 350 m du sommet, nous décidons de rebrousser chemin pour cause de mauvaises conditions météo.

La décision est dure à encaisser, surtout dans mon cas. Mais la sécurité est reine en montagne et une faute peut ne pas pardonner. On s'affaire rapidement à former deux cordées qui vont entreprendre une descente sur le glacier...




...en skiant encordés!




Ce sport ridicule et difficile est nécessaire pour prévenir toute chute dans une crevasse qui serait couverte par une bonne couche de neige.

Une fois le glacier passé nous recouvrons notre liberté de manœuvre et entreprenons une descente pénible dans tous les types de neige pourrie qui existe: mouillée, croûtée, glacée...

Juste avant de le quitter, je me suis tourné vers le Bishorn et lui ai dit: "Si j'ai bien compris, tu es en train de me dire "à la prochaine fois!" ".


SKI À VERBIER: 8 mars 2009
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Verbier (Valais), station de sports d'hiver où James Blunt est parrain d'un télésiège, est un lieu paradisiaque où il fait bon rencontrer des Anglais qui s'écrient "Good lord" au sommet de la piste.




C'est définitivement ma plus belle journée de ski en station. Soleil, agréable compagnie et belle neige.




ESCALADE À ST-TRIPHON: 14 mars 2009
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C'est le début de la saison d'escalade extérieure. Nous avons inauguré notre sac à puff sur les belles voies de calcaire de St-Triphon, une ancienne carrière à ciel ouvert.




RED BULL CRASHED ICE À LAUSANNE: 14 mars 2009
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Nous aussi on l'a eu!!! Nous avons été 40 000 à s'entasser dans les rues étroites de la cité lausannoise pour voir défiler des malades mentaux casqués. Toutefois loin du record d'assistance détenu par Québec avec 100 000 personnes (wow!).

Le parcours était comme il se doit: plein de bosses, de virages, de pentes où les patineurs pouvaient atteindre 65 km/h.



On était tellement squeezés qu'à un moment il y a quelqu'un qui a carrément fait une chute de pression dans nos bras. Je suis fier de notre réaction calme compte tenu de nos antécédents de lopettes du domaine médical.




MT DE L'ARPILLE (2085 m): 15 mars 2009
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Une journée tu fais de l'escalade pratiquement en manches courtes et le lendemain tu vas faire de la raquette dans de la belle neige. Ça nous a inspiré la campagne de pub suivante:

LA RAQUETTE DANS LE VALAIS C'EST MIEUX QUE DU BASE JUMPING.




Ce fut certes ma plus belle sortie de raquettes de l'année. Arrivés au sommet, il y avait ces pare-avalanches 2D qui m'ont fasciné.




Dans le même domaine, on voyait aussi très bien le Mt Blanc du haut de ses 4811 m.




On a demandé à un skieur de rando aussi présent au sommet de prendre une photo de nous. Il s'est trouvé bien drôle de nous donner comme accessoire sa paire de ski.




DE LA SCIENCE AU JUNGFRAUJOCH (3500 m): 23-26 MARS 2009
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Je somnolais tranquilos dans le train au retour de notre périple au Mont de l'Arpille lorsque mon téléphone Migros sonne.

"Bonjour Daniel, serais-tu intéressé à venir nous donner un coup de main pour une campagne de mesures au Jungfraujoch à partir de demain?"

"Euh... Laisse-moi réfléchir 1.3 milli-secondes... OUI!!!"

La vie est belle parfois... C'est ainsi que le lundi matin, nous avons pris la route de la plus haute station de train d'Europe, qui héberge aussi une station de recherche scientifique.

La station Jungfraujoch (encerclée en rouge plus bas) est située à deux pas de l'Eiger...




... sur un col de montagne entre deux montagnes de plus de 4000 m: le Münch et le Jungfrau. Inutile de rappeler que l'idéateur de ce projet est un craqué mental.




L'objectif de l'expérience est de mieux comprendre les interactions entre la neige et l'atmosphère. Il y a deux volets. Un qui s'intéresse à la propagation d'ondes de pression dans le manteau neigeux et l'autre qui vise à étudier la distribution spatiale de la température horizontalement (existe-t-il de grandes variations?) et verticalement à l'intérieur de la neige.

La première journée, nous avons surtout dû attendre que tous nos 600 kg de matériel arrivent là-haut. Cette attente forcée était un bon prétexte à s'acclimater à l'altitude et à se familiariser avec les lieux. Bon, aussi à prendre quelques photos de touristes :-)




Ici je vous présente ma chambre. Les standards de l'hôtellerie suisse semblent s'appliquer aussi à ce lieu hors du commun.




La vue depuis la fenêtre de la chambre à coucher est prenante: le Jungfrau, dans toute la splendeur de ses 4158 m.




Un aperçu de la station, construite à même la paroi de montagne.




Ce qui est cool, c'est qu'une fois que la nuit tombe, tous les touristes quittent la station et seuls restent les scientifiques, en compagnie du couple de concierges. Ça donne lieu à des visites privilégiées... Possédant un passe-partout, nous décidons d'aller faire une visite éclair sur la plate-forme du télescope. Il vente, il fait assez froid, mais les étoiles sont magnifiques.

Le vrai boulot débute le lendemain. Il faut d'abord tout apporter le matos sur le site de l'expérience, à 15 min de dameuse sur le glacier d'Alestch. Un vieux Bernois grincheux s'en charge, moyennant quelques grommellements en suisse-allemand.




Il faut ensuite faire de l'ordre à travers toutes ces boites d'équipement.




La priorité est accordée aux panneaux solaires. Pas de prise électrique dans les environs, ce sont ces derniers qui seront responsables de l'alimentation électrique des multiples appareils énergivores que nous avons à déployer.




Ensuite vient la tâche physique. Creuser des tonnes de trous pour enterrer des ancrages servant à maintenir solidement en place toutes les structures que nous avons à bâtir. En haute altitude, voilà un bon entrainement.




En fin de journée, le vent change de direction et quelques nuages lenticulaires font leur apparition. Le régime passe au foehn et le mauvais temps se lève.




Ceci coïncide avec la tâche la plus chiante à faire: rouler 200 m de fibre optique sur elle-même, avec un vent dans la face et les doigts gelés. Mais Marc et moi réussissons, non sans fierté!




Le mercredi, le site expérimental commence à prendre de plus en plus forme. On s'attaque au principal ouvrage, qui consiste à bâtir un rideau de fibre optique de 10 étages de 10 cm déployés sur 25 m. En envoyant un laser à l'intérieur de la fibre, nous sommes capables de savoir la température à chaque mètre et, une fois ce rideau enterré de neige, mieux comprendre la répartition de température à l'intérieur du manteau neigeux.

Ici en travail de tricotage.




Une fois l'oeuvre terminée!




Nous avons aussi installé un anémomètre sonique, pour étudier la turbulence atmosphérique...




... et une pétée d'autres instruments que nous devons tous connecter dans le "data logger"!!!




La dernière journée, un joli halo causé par des cirrostratus a embelli le ciel.




Vu de loin, le site expérimental semble parfaitement choisi pour manger une chute de séracs, mais un important replat en direction du glacier nous protège lorsque nous regardons de plus près.




En quittant Jungfraujoch après 4 belles journées, je me suis dit: science is pretty damn good.


MILANO MILANO: 21-22 mars 2009
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Après 3 heures de train, nous arrivons à cette métropole du nord de l'Italie avec ses 7.5 millions d'habitant (incluant la périphérie). Capitale de la mode. On s'en rend compte rapidement avec les multiples spécimens de fashion qu'on croise dans la rue et qui nous font sentir aussi bien habillés qu'un mannequin du Village des Valeurs.

La rue Vittorio Emmanuelle est bondée. Partout des magasins de linge remplis de jeunes dans le vent.




On tente de notre chance dans un H & M. Il y a plein d'adolescentes pré-pubères qui achètent du linge fluo. Je me tourne vers Eli:"On se casse?".

Il faut dire que les magasins destinés aux poids lourds de la fortune abondent. Un petit sac à main à 8000 euros peut-être? Bof, laissons ça à des propriétaires de Ferrari.




Heureusement, Milan sait aussi plaire à des fortunes plus modestes. Il y a de la joie qui transpire de chacun des bourgeons de ce magnolia: le printemps est à nos portes...




Au passage, on visite l'extérieur d'une des salles d'opéra les plus réputées du monde...




Moi qui me cherchait une nouvelle suit de ski-doo, je n'ai pas pu trouver ce qui me fallait dans ce magasin qui m'a semblé au premier contact se spécialiser dans la vente de vêtements d'hiver.




Ici devant le Castello Sforzesco, forteresse datant du 15e siècle. Malgré la beauté du site, je suis plus intéressé par le jeu du chat et de la souris auquel se prêtent les policiers et les Africains clandestins qui vendent de fausses sacoches. Dure vie que d'être toujours sur ses gardes.




En Suisse on entend souvent parler des artistes québécois: Garou, Isabelle Boulay, Linda Lemay, les Cowboys Fringants, etc. Mais là j'étais pas mal surpris de voir une affiche du Cirque Éloize (fondé par des Madelinots) en plein downtown Milan. "Bravo groupe!" comme dirait Lison.




Un gelato, c'est comme un party dans ta bouche. En passant, Snapple, ils deviennent quoi? Leur a-t-on réservé le même sort que les jus Flower Power?




Le symbole de Milan, outre les boutiques de mode, c'est l'immense cathédrale gothique appelée Duomo. Elle peut accommoder 40 000 fidèles, mais ça doit souvent plus se résumer à 40 000 touristes qu'à d'autre chose.




La Duomo Piazza est tout aussi titanesque et il fait bon y marcher les cheveux dans le vent.




Bien entendu, lorsqu'on aime la montagne et qu'on visite une ville, on essaie de retrouver l'adrénaline du dénivelé positif en grimpant quelque part. Généralement un toit d'église est un point de vue privilégié sur les environs.




La Galeria Vittorio Emmanuelle II est un carrefour est les Gucci, Prada et Louis Vuitton de ce monde ont pignon sur rue. Faute de s'intéresser au contenu de ces boutiques de luxe, on peut lever les yeux et s'éblouir des couleurs, surtout à la tombée du jour.




On en profite pour faire un gros plan des protagonistes (bientôt depuis 8 ans ensemble!).




Amigos, bravo d'avoir tout lu!

Saludos,

Dan the man
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Schifahren in der Schweiz 
Saturday, February 21, 2009, 03:08 AM
Salut à vous chers lecteurs!

Je vous écris dans le froid de l'hiver lausannois 2009. Depuis presque deux mois, il fait souvent sous zéro et la neige reste même au sol plusieurs jours. L'autre jour mon collègue de bureau parlait à un pote qui vit à l'étranger en disant: "ouais, à Lausanne il y a une pétée de neige". J'ai alors regardé par la fenêtre, j'ai vu les 4 cm accumulés au sol, j'ai pensé encore dire "oui mais nous au Qc...", puis, je me suis tu, j'ai compris qu'il fallait changer mon regard, et pour la première fois de ma vie, je me suis émerveillé devant cette accumulation phénoménale de neige.

Mon titre d'aujourd'hui signifie "Faire du ski en Suisse". C'est drôle parce qu'en allemand, le ski ("schi"), se prononce vraiment "chie". L'autre jour, un Hongrois qui vit à Zurich m'a demandé: "do you like to chie?". Je lui ai dit: "euh, pardon???".

Joli panorama d'une station de schi.




QUELQUES NOTIONS DE BASE SUR LES NUAGES.
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Un petit cours sur les nuages en montagne s'impose.

Le stratus a-flanc-de-montagnius est un nuage très épais qui cache tout point de repère lors d'excursions de raquettes dans la région de Charmey, en Gruyères. (24 janvier 2009)




Le stratus casse-couillus, combiné avec le vent, faire fuir les spécimens de "skius touristus" et donne de belles pistes de ski dégagées. (1 février 2009)




Le stratus Chamonixus est un nuage rempli de cristaux de neige qui givrent dans les lunettes de ski et qui bouchent la vue sur le Mont Blanc. Ceci dit, il n'empêche pas la prise en sandwich par deux géants. (7 février 2008).




BONNE FÊTE ÉRIC! (29 janvier 2009)
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Quelques photos de l'anniversaire d'Éric. Une super belle soirée où Éric a déployé tarte flambée alsacienne et mousse au chocolat-meringue-double crème, pour le bonheur de nos glandes digestives... et de nos papilles!

Ici avec David, Aline, Géraldine et Éric.




Eli prise en flagrant délit de boire du vin blanc. Et oui, pas vraiment le choix quand on travaille dans une école de viticulture!




Moi.




LE SC BERN (30 janvier 2009)
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Accompagnés de notre ami Marcel, le fier partisan du SC Bern, nous sommes allés voir un match de hockey de la meilleure ligue au pays. Au lieu du traditionnel solo de guitare dans Fix You de Coldplay lors de l'entrée des joueurs, nous avons eu droit à des grognements d'ours. Interesting...



Un truc que j'ai aimé, l'animateur maison ne dit jamais les noms de famille des joueurs: c'est la foule qui s'occupe de compléter. "La pénalité au numéro 74, Sergei [...]" "KOSTITYN !!!" "[...] 2 minutes pour bâton élevé chez Paré."




Entre deux nuages de fumeux de pot et de cris "ssshhooooooot" en suisse-allemand, les partisans du SC Bern sont réputés pour leur support inconditionnel à leur équipe. Sans doute sont-ils encouragés par la bière à 4 $ et les hot-dogs avec une saucisse de 2 pieds. Une ambiance "encore meilleure qu'à Montréal" pour leur joueur de centre québécois Simon Gamache. Je suis d'accord qu'il y avait du bruit, mais on est quand même loin de la zone Molson Ex au centre Bell...

Un peu comme au Tour de France, le meilleur pointeur de chaque équipe porte un dossard jaune (La Poste est un commanditaire majeur).




Simon Gamache, Martin Gélinas, Christian Dubé... Ils sont plusieurs Québécois à avoir refait leur carrière dans la ligue professionnelle de hockey, souvent après un passage plus ou moins long dans la LNH. J'ai pu revoir notre ami David Aebischer, qui gardait la cage... du HC Lugano!

Profession: juge de but.




LA PLUS LONGUE JOURNÉE DE L'HIVER (31 janvier 2009)
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Il est tôt ce matin, rue Sésame. Tout le monde dort, sauf Daniel, Marc, Silvia et John Lucas. Une longue et magnifique journée de ski de rando les attend.

Départ 6h15 de Lausanne, direction Arolla, au bout du val d'Hérens. Nous avons fixé les peaux à 8h45 et 5 min plus tard, l'ascension débutait.

Nous avons d'abord monté une station de ski locale, sur le côté des pistes, en un temps record. 600 m en 1 heure. Nous méritions bien une petite pause.




Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Pas de Chèvres, un col de montagne magnifique. Sur un côté, c'est la montée progressive, mais sur l'autre, c'est la falaise. Pas le choix alors, on fixe les skis sur le sac et on descend l'échelle de 30 m en ne pensant qu'à un barreau à la fois.




De l'autre côté du col, c'est le glacier des Dix. Nous sortons la corde et nous suivons la trace de Marc, prudemment, nous méfiant des crevasses qui pourraient être cachées par l'épaisse couche de neige.




Débute alors la montée vers la Luette (3548 m). Nous sommes seuls, entourés de géants glacés.




La progression est constante, le pouls accéléré par les effets de l'altitude.




Ici nous sommes très près du col où nous avons enlevé les skis...




...pour chausser les crampons et franchir les derniers pas sur l'arête sommitale qui nous séparent du sommet.




La vue sur les géants des alentours était bien sûr impressionante. J'ai bien aimé contemplé ces séracs.




Ici on me voit descendant l'arête. Il faut se méfier de la corniche de neige (sur la droite) qui pourrait céder sous nos poids.



Puis, nous avons clippé les skis, redescendu jusqu'au glacier, monté l'échelle du Pas de Chèvres, puis redescendu jusqu'à la voiture située à 2000 m. Nous sommes arrivés à 18h, sans avoir pris de longues pauses, exténués mais heureux de tous les moments intenses vécus au cours de la journée.


DANS LES HAUTEURS DE LAUSANNE (14 février 2009)
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Quoi de mieux pour fêter la St-Valentin qu'une promenade dans les hauteurs de Lausanne. Nous avons pris le nouveau métro m2 direction nord, puis une bus pendant une quinzaine de minutes, puis nous sommes atteris au très réputé-dans-un-rayon-de-200 m Chalet à Gobet. De là nous avons suivi la petite rivière du Flon en traversant belle quantité de ponts romantiques, sous le soleil et la neige.




SKI À NENDAZ (15 février 2009)
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Il n'y a pas à dire, il y a pas assez de jours dans 4 années pour tester toutes les stations de ski suisses. Nous avons poursuivi notre exploration à Nendaz, dans le Valais, près de Sion. Une très belle station dotée de pistes larges avec des vallons.

Paysage typique en station. Un troupeau de skieurs près d'un restaurant à la mi-pente qui propose de bons plats sur une terrasse hivernale.




Au Massif de la Petite-Rivière-Saint-François, on descend les pistes et on a l'impression qu'on va tomber dans le fleuve St-Laurent. À Nendaz, c'est plutôt l'impression qu'on va glisser jusqu'au bas de la vallée du Rhône, ce long fleuve qui prend sa source au St-Gothard, qui se jette dans le lac Léman pour terminer sa course dans la mer Méditerranée.




QUELQUES BRÈVES NOUVELLES
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- Je viens de terminer un cours d'allemand intensif sur deux semaines. Ouf, quelle langue difficile! J'avais quelques objectifs assez modestes, comme savoir compter jusqu'à 68, mais surtout comment me commander un sandwich la prochaine fois que je vais en territoire allemand ou autrichien.

- Eli et moi nous sommes achetés des billets d'avion pour nos vacances 2009: destination la Corse! Du 5 au 19 septembre. Nous voulons faire la moitié du GR20 et découvrir les plus belles sections de l'île. Bonheur à l'horizon!

- Tout va bien pour le doctorat. J'ai de plus en plus de responsabilités et de confiance en moi. Nous avons une belle équipe internationale avec plein d'opportunités de collaboration.

Sur ce, je vous dis: Tschüss!

Daniel
xxx
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