Saturday, June 6, 2009, 02:01 AM
Amigos,Parole d'Hercule Poirot, l'Orient-Express est un train de luxe qui relie la ville lumière à la Turquie en passant par l'Europe de l'Est. Dans cette entrée, je vous propose notamment de découvrir deux escales sur cette ligne légendaire: Paris et Budapest.
PARIS, LIEU DE CULTURE: 2-3 mai 2009
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C'est avec beaucoup de plaisir que je retrouve à Paris mon pote de McGill, Farid dit Fridoo. Après tout, ça fait plus d'un an et demi que nous ne nous sommes pas vus! J'apprends rapidement que Kamel (père de Farid) m'offre deux nuits à l'hôtel dû à un problème de plomberie dans son appart où nous devions rester. Je lui en suis encore mille fois reconnaissant.
Pas de doute, Farid prend son rôle de guide au sérieux. Il faut dire qu'il est non seulement une encyclopédie vivante mais qu'il est en amour avec sa ville.
Ici Farid au déjeuner. Les pâtisseries françaises sont tellement bonnes. Fridoo a opté pour un gâteau viennois pour déjeuner, choix bizarre mais malgré tout fort compréhensible.

Au cours du weekend, c'est plus de 30 km qui défileront sous nos pas. Les différents parcours pour les intéressés:
- parcours 1
- parcours 2
- parcours 3
- parcours 4
Le weekend est un enchainement d'incontournables de Paris. Mais cette ville a tellement d'incontournables qu'il devient difficile de décider ce qu'on doit contourner ou ce qui mérite d'être incontourner. Vous comprenez?
Ici on fait face à l'académie de musique avec ses dorures majestueuses.

Le grand-père de Farid a eu la gentillesse de nous inviter au restaurant Garnier, spécialisé en fruits de mer et poissons. Du coup, c'est trois générations d'Ait Chaalal qui étaient réunies autour de la table.

Nous avons passé le samedi après-midi au Louvre. Pour un ancien joueur de Génies en Herbe, c'était important que je puisse voir mes classiques.
La Victoire de Samothrace représentant la déesse grecque Athéna.

La Vénus de Milo.

La salle de la Joconde. Tout cet engouement...

... pour Mona.

L'Arc de triomphe du Caroussel, tout près du Louvre.

En plein coeur du quartier latin, pas trop loin de la Sorbonne et de l'École Polytechnique. Un lieu magnifique qui laisse malgré tout quelque peu songeur.

Le séjour s'est terminé par un agréable repas collectif chez Julien, un pote de Farid. Il possède l'accès au toit de son immeuble avec une vue imprenable sur vous devinez quoi...

LAUSANNE-YVERDON À VÉLO: 9 mai 2009
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Sur semaine, je fais mes déplacements à vélo. Dans le cas d'Eli, elle combine la trottinette, la bus et le train.
Nous avons eu l'idée ce samedi là de se rendre à Yverdon, à une cinquantaine de km au nord de Lausanne, par nos propres moyens. Eli a certes des cuisses de fer suite à un an d'entrainement à trottinette, mais la barrière des 50 km semblait plutôt difficile à atteindre avec ce moyen de transport rudimentaire.
Nous avons donc loué des vélos à la gare de Lausanne et emprunté un sentier officiel du réseau cycliste suisse. L'itinéraire longeait d'abord le lac Léman, puis coupait vers le nord. Nous avons traversé de multiples villages de la campagne vaudoise puis dévalé doucement sur la plaine de l'Orbe avec un vent dans le dos, le tout sur un siège tape-cul.
Notre figure de proue, compagnon-toutou de tous les instants, a apprécié sa sortie.

Je croyais qu'Yverdon était une ville plutôt moche, mais j'ai rapidement réalisé que le downtown était très joli. Ici on voit la place centrale aux côtés d'un château du 13e siècle.

VIA FERRATA DU BELVÉDÈRE, NAX: 10 mai 2009
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C'est en compagnie de François Turk dit le Mammouth qu'Eli et moi nous sommes rendus au sud de Sion pour faire la via ferrata du Belvédère.
Les via ferrata suscitent quelque peu la polémique chez les montagnards. Certains en effet n'apprécient pas qu'on dénature la montagne à coup de câbles, échelles et tiges de fers. Il n'y a pas à dire, les Alpes sont très exploitées. Pas une vallée sans son remonte-pente ou son petit train de montagne dans un souci de rendre accessible au touriste le plaisir des sommets. Personnellement les via ferrata ne me dérangent pas, même que je trouve génial qu'on puisse y aller gratuitement comme ça, avec son propre équipement. On est loin des tours organisés comme aux Palissades près de St-Siméon!
Ici au départ de la voie, Eli et François.

En plein parcours. Certains passages sont légèrement surplombants. J'ai appris que dans ces moments il ne fallait pas adresser la parole à ma partenaire de vie.

Juste avant un petit pique-nique au sommet, après environ 2 h de montée.

LONGUE VOIE AU PISSEVACHE: 16 mai 2009
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La Pissevache est une cascade à l'entrée ouest du Valais, près de St-Maurice. Ce nom rêveur a aussi été attribué à un secteur d'escalade qui surplombe la vallée du Rhône.
En compagnie de mes collègues/mountain buddies, nous nous sommes attaqués aux 9 longueurs de la voie Bravo Lapp par un bel après-midi qui sentait le printemps.
Le chemin d'accès est plutôt compliqué pour quelqu'un avec un sens de l'orientation approximatif comme moi, mais pour mon pote Marc, c'est tip top. On traverse pâturages, forêt et torrent, navigue à flanc de montagne puis on arrive au début de la voie.
Mes dernières longues voies remontent à l'an dernier en compagnie de PL. Je m'étais pourtant promis qu'après notre aventure au Miroir d'Argentine j'apprendrais à voyager léger. Mais j'ai répété l'erreur de traîner un sac à dos beaucoup trop lourd. Avais-je vraiment besoin de petites carottes et d'autant de noix? Certains passages en dulfer m'ont fait regretter mon sac...
Nous étions trois à grimper en même temps. C'est possible lorsqu'on utilise des cordes à double. Le premier grimpeur ouvre la voie alors que les deux autres attendent au relais. Une fois le premier grimpeur arrivé au relais suivant, il peut assurer ses partenaires qui grimpent avec quelques mètres de décalage.
Marc au relais, lui qui a ouvert les quelques premières longueurs.

Silvia et moi.

La vue sur la vallée du Rhône était certes splendide et donnait un peu de force pour les rares passages un peu plus techniques.

SOUPERS AVEC INVITÉS
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--- 18 mai 2009 ---
L'oncle et la tante d'Eli étaient de passage en Suisse pour y visiter leur fille Marie-Ève et leur gendre Nicolas (deux buddies). Nous les avons invités à venir manger un couscous à notre appartement, ce "chez nous" qui leur est familier comme ce fut le premier logement de Marie-Ève.

--- 20 mai 2009 ---
Quelques jours plus tard, ma cousine Audrey dit Dr. Dre et son amie Isabelle, revenant d'un stage en optométrie en Roumanie, sont venus passer quelques jours en Suisse. Même décor sur la photo à l'exception des protagonistes.

BUDAPEST: 21 au 24 mai 2009
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Lors du long weekend de l'Ascension (jour férié en Suisse), nous avons pris un petit vol easyjet pour nous rendre à Budapest, 1000 km à l'est de Lausanne. Là nous avions rendez-vous avec deux super potes du Québec, Pierre-Marc et Marie-Claude, et leur magnifique bébé Édouard (1.5 ans). Nous avons loué un appartement décoré avec tous les cossins les plus japonais qu'on peut trouver au Ikea.
Ici, peu de temps après les retrouvailles.

Budapest, c'est la colline de Buda sur la rive ouest du Danube et Pest la ville sur la rive opposée. Ici le palais de Buda la nuit.

La Hongrie fut sous domination ottomane au 16e siècle. Quelques vestiges sont encore observés, notamment par la présence de bains turcs un peu partout dans la ville. Ici les bains de Gellert, où l'on trouve piscine à vagues, saunas, bains chauds et hammams. C'est là qu'on a découvert les talents d'Édouard "Phelps" Bureau.

Un petit brin d'histoire dans ce café aux allures du début du 20e siècle. On s'y sent à Vienne, ce qui donne le goût de s'embrasser.

Marie-Claude et Édouard. L'air de rien, la photo a été prise au beau milieu d'un épisode "bobo" assez dramatique où nous avons cru à une dislocation de l'épaule droite du bambin. Diagnostic réévalué quelques heures plus tard: rien.

Je tiens à lever mon chapeau à Pierre-Marc et Marie-Claude. J'ai beaucoup aimé leur attitude décontractée vis-à-vis le fait de voyager avec un bébé. Il faut aussi dire qu'Édouard, c'est un bébé de première classe.

Séance de photos en duo:
- avec Eli devant le parlement hongrois

- avec MC sur le quai des pêcheurs

- avec Pierre-Marc sur le pont Erzébet.

L'histoire de la Hongrie durant la Deuxième Guerre mondiale est fascinante et terrible. Le parti de la Croix fléchée collabore avec le régime nazi en 1944. La bataille de Budapest entre les Hongrois et les Soviétiques est sanglante. On peut présumer que ce bâtiment porte les cicatrices de cet affrontement.

Une fois Budapest libérée par les Soviétiques, un régime communiste est instauré, qui durera jusqu'au début des années 1990. Bref, en l'espace de quelques années, les Hongrois passent d'un régime totalitaire (nazisme) à un autre (communisme). Ce monument sur lequel trône l'étoile soviétique est un vestige de cette époque sombre.

Pierre-Marc qui déborde de joie avant de s'enfiler une bière locale et un goulash derrière la cravate.

La synagogue de Budapest est la plus grande d'Europe avec sa capacité de 3000 places assises. De l'extérieur on dirait une mosquée et de l'intérieur on dirait une église catholique. Durant la Deuxième Guerre mondiale, cette synagogue était le coeur du ghetto hongrois.

Quand on apprend que 600 000 juifs hongrois ont été déporté vers Auschwitz en l'espace de quelques mois, ça donne un solide air de boeuf. À noter qu'il est obligatoire de couvrir la tête des hommes à l'intérieur d'une synagogue, d'où la kippa.

Mon utilisation personnelle du paprika se limite pas mal à saupoudrer un pâté chinois pour mettre de la couleur sur les patates. J'ai découvert que les Hongrois étaient follement épris de l'épice sous-estimée. Ce kiosque du marché regorge de produits de toutes sortes à base de paprika.

Une affiche pour la plus vieille ligne de métro du continent européen, construit en 1896. Le plus vieux métro du monde est celui de Londres, qui lui date de 1863. L'affiche est inscrite en hongrois bien évidemment.

Le parlement de Budapest, tout fait de grès, a des allures de palais de Westminster.

Depuis la colline de Buda, vue vers Pest.

La statue de St-Stephen, un vieux barbu au cheval plein d'artefacts qui a joué un rôle important dans l'histoire hongroise.

Voilà qui résume mes dernières péripéties!
- Dan the man




( 3.1 / 31 )
Tuesday, May 5, 2009, 02:35 PM
Amigos,Quelques nouvelles en rafale du dernier mois...
RANDONNÉE AU MONT SOLEIL (5 avril 2009)
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Le Mont Soleil est un haut lieu de l’énergie renouvelable dans le Jura suisse. Une petite randonnée nous a amené au pied d’une éolienne de la compagnie « Juravent »…

...et aux côtés de la plus grande centrale solaire de Suisse.

Ici on a une vue plongeante sur le village de St-Imier, dans le Jura bernois. Un de ces endroits où l’horlogerie a joué un rôle majeur dans l'histoire.

VISITE DE LA FAMILLE FORTIER (9-14 avril 2009)
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De la grande visite lors du congé Pascal: Roseline (belle-mère), Nicolas (beau-frère), Eveline (belle sœur)… et Benoît (neveu de 7 mois)!!! Vivre à l’étranger, c’est accepter d’être loin de sa famille et quand on a la chance d’avoir les nôtres de passage dans notre pays d’accueil, alors on veut les garder le plus près de nous le plus longtemps possible. Même si ça implique de vivre 5 adultes et 1 bébé dans un 3½!!!
Après tout, qui ne tomberait pas en amour avec Benny Boy...

Certaines pièces sont ainsi devenues multi-fonction, comme ci-dessous où vous apercevez le salon/salle à manger/salle de jeux/chambre pour trois.
Le programme des visites touristiques était chargé, mais nous pouvions profiter ainsi de la météo exceptionnelle pour la saison. Comme pour plaire à ces passionnées des fleurs que sont « les trois girls » et pour déplaire à mes sinus, l’indice pollen était dans le piton.
Eli et son amour pour les fleurs.

La première journée, nous avons été nous balader le long du lac Léman, entre Montreux et le château de Chillon.
Ici nous posons dans un parc très fleuri de Montreux...

...à deux pas des hôtels de luxe...

...et du bord du lac.

Roseline a d'ailleurs tenu à immortaliser le moment.

Après notre promenade à Montreux, nous avons pris la route des terrasses de Lavaux avec un petit crochet par le joli petit village de St-Saphorin, où on y trouve un impressionnant mélange de rues étroites, vieux bâtiments médiévaux et caves à vin.
Signe de déformation professionnelle, les trois girls ont passé leur après-midi à discuter de mauvaises herbes en latin. Chacun ses hobbies. Moi pendant ce temps je faisais du slalom en poussette avec mon petit neveu. En prenant une seconde de temps à autre pour regarder le paysage derrière mon épaule.
La deuxième journée, direction Lucerne en Suisse alémanique. Benoît s'est comporté comme un maître dans le train. Félicitations à ses parents pour les changements de couche on-the-fly.

Nic et les trois girls devant de jolis bâtiments décorés de peintures murales.

Lucerne et son église aux deux oignons.

Roseline posant devant le lac des Quatre-Cantons.

Toute la famille devant le fameux pont médiéval de Lucerne.
Un tour de la Suisse ne saurait être complet sans un tour dans les Alpes, bien entendu! Direction la station de ski de Verbier, dans le Val de Bagnes.
Alors, le plan de match était le suivant: les trois girls partaient en randonnée avec Benoît d'une remontée mécanique à une autre... pendant que Nic et moi on dévalait les pentes! Je dois dire qu'on a eu le beau rôle sur celle-là ;-)
Le moment fort de la journée a été la descente du mont Gelé. Sur le plan de la station, on parlait d'une piste de haute montagne partiellement balisée. Arrivés au sommet, c'était une sorte de champ de bosses assez abruptes.
Avant la descente.
Par la suite, les bosses ont laissé place aux grandes étendues de neige parsemées de roches où il fallait se frayer un chemin. Un mélange de montagne, de ski et d'orientation. Nous avons trippé!
Un pause du midi tout le monde ensemble.
La famille Fortier en mode montagne!
La journée s'est clôturée par un repas fajitas apprécié de tous.

Le lendemain nous avons mis le cap sur la région de Gruyères.
Ici on voit Roseline en train de vivre son highlight du voyage: le chocolat à volonté à l’usine Cailler. Dire qu’avant ce jour-là je la croyais raisonnable et posée... :-)

Qui dit Suisse romande dit gruyère. Attention, contrairement à la croyance générale, le gruyère est un fromage SANS trou. C'est l'emmenthal (produit en Suisse alémanique) qui possède des trous.
Ici devant la maison du fromage.
La dernière journée de ce programme chargé, une visite de nos lieux de travail s'imposait. Je remercie Roseline d'avoir pris cette photo de moi à mon bureau de l'EPFL. Je dois avouer qu'autrement, je ne crois pas que je l'aurais fait... À noter que j'ai entrepris la décoration du mur de béton blanc derrière depuis que j'ai réalisé à quel point il était tristement dégarni.

Nous voilà devant le lieu de travail d'Eli, à l'école d'ingénieurs de Changins.
Eli à son bureau brandissant fièrement des échantillons.
Nous avons conclu ce superbe séjour par un délicieux repas chez Marie-Ève... tous les Fortier ensemble!
Bisse de Lens (19 avril 2009)
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Combien d’entre vous savez ce qu’est un bisse? Ce n’est ni une soupe de homards ni une barre de fer pour forcer un coffre... Il s’agit en fait d’un canal d’irrigation prenant son origine en moyenne montagne et permettant de desservir les champs de plus basse altitude (vignes notamment). Il faut souligner le travail de ces hommes qui ont installé ces canaux, parfois au péril de leur vie, dans des flancs de montagnes pas possible. Il fallait avoir soif d’agriculture...
En cette saison de transition entre les sports d’hiver et d’été, faire une randonnée le long d’un bisse s’avère idéal, pour autant que le sentier longeant le bisse n’ait pas trop souffert durant la saison hivernale.
Lens se situe sur la rive nord du Rhône, dans le Valais. Après une courte promenade dans le village paisible, nous avons rapidement rejoint le bisse. Le sentier s’est avéré un entraînement très complet pour développer la dureté du mental.

Par endroits le sentier avait été lessivé au cours de l’hiver. Pas le choix alors de marcher dans le bisse lui-même.

Ici nous avions le choix entre :
1) traverser ce passage rendu instable par une avalanche, risquant ainsi de glisser et de finir sa course en vol plané par-dessus la falaise
2) salir nos pantalons dans un tuyau d’eau brune.

Comme c’est moi qui fait le lavage, je nous ai donné le go pour l’option 2.
Pour clôturer la journée, les voyageurs de l’Islande ont pu mettre en application leurs notions de traversée de rivière apprises à la dure.
La technique belge…

... versus la technique alsacienne.

À la fin de la randonnée, nous avons compris pourquoi le sentier était dans un état moyennement safe...

Si Eli avait su avant, on n’aurait pas pu y aller… Alors youpi!
SPORT PRÈS DU LAC (18 avril 2009)
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Un petit clin d’œil à ce bel après-midi où nous avons fait chauffer nos avant-bras en essuyant les smashs de David…

ESCALADE À VERCHIEZ (25 avril 2009)
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Quelques photos d’une séance de grimpe près d’Aigle. En Suisse les parois sont pratiquement tout le temps équipées de spits, privilégiant l’escalade «en tête» au détriment de la moulinette. L’escalade traditionnelle, où on utilise des coinceurs est moins fréquent qu’au Québec, du moins dans des parois où l’on fait de l’escalade à la journée.
En plein assurage.

Le site de Verchiez est situé sur le terrain d’un vigneron qui accepte gentiment qu’on profite de ses jolies falaises de calcaire.

La vue au sommet, avec le village au premier plan qui doit compter huit poules et autant d’habitants.

La vue vers le bas, avec l’assureur.

BISSES PRÈS DE NENDAZ (26 avril 2009)
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La randonnée de la semaine d’avant nous ayant tous laissés avec les mots « I love bisses » dans la tête, nous étions en appétit pour une deuxième sortie le long de ces canaux, cette fois sur la rive sud du Rhône, dans la région de Nendaz.
Si la semaine dernière la randonnée était plutôt dans l’extrême, nous avons rapidement compris que le bisse de cette semaine disposait du même public cible qu’une partie de Doct-o-rat. Bon, faire du plat dans le Valais reste quand même tout sauf plate.
Ici en compagnie d’Éric et Céline.

Pendant que les crocus printaniers se pointaient le bout du nez...

...les annonces de bière locale nous rappelaient l’existence rare du précieux liquide en Suisse…

...ces montagnes de chalet laissaient deviner le poids économique du ski pour la région.

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Saludos,
Dan the man
Saturday, March 28, 2009, 04:28 PM
Le tenancier de la gelateria m'a dévisagé une fois mon tour venu et m'a lancé un "quelle saveur?" en Italien. 
J'ai vécu la même angoisse que tout petit, à l'aréna de Ste-Foy. Mon père me payait une slush après la partie de hockey. Mais il fallait traverser l'épreuve du choix de la "sorte". Avec mon ami Julien-Pierre, on avait appris qu'on avait le droit de dire "TOUTES!!!". Ça donnait un mélange brun qui goûtait le chimique comme c'est pas permis. Mais on sirotait heureux, jusqu'à l'atteinte de cette masse de glace blanche délestée de goût dont il fallait se débarasser subtilement.
À Milan, je n'avais évidemment pas le droit à pareil traitement de faveur. D'abord tenté par le citron, cet incontournable, j'ai opté pour un duo mortel: pistache et tiramisu. Encore aujourd'hui, je ne regrette pas mon choix.
MONT PÉLERIN: 21 février 2009
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En cette magnifique journée où ma mère est née, nous avons foulé le sommet peu redoutable mais fort apaisant du mont Pélerin. Rien à signaler, à part une méga tour de radiodiffusion et ce panneau qui oblige le port de chaines sur les roues de la voiture.

PREMIÈRE TENTATIVE D'UN 4000 m: LE BISHORN (4153 m): 28 fév. - 1er mars 2009
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C'était mon objectif de l'hiver: tenter un 4000 m en ski de randonnée. Confiants suite à un bulletin météo favorable en fin de semaine, nous avons réuni la cordée Italie(2)-Suisse-Québec pour tenter le Bishorn, un sommet dans le Val d'Anniviers. Appelé le 4000 m des dames, il n'en demeure pas moins un projet de 2 jours sérieux.
Le départ s'effectue de Zinal, à 1600 m. Le sac à dos est lourd, car il contient de la nourriture pour deux jours et tout l'équipement de sécurité pour le glacier et les avalanches. En effet, la cabane où nous allons dormir n'est pas encore occupée par un gardien, ce qui veut dire: pas de repas chaud à notre arrivée ni d'eau courante.
Nous longeons d'abord une piste de ski de fond assez plate pendant quelques kilomètres, puis nous nous enfonçons dans la forêt.
À un moment, une avalanche ayant eue lieu quelques heures voire quelques jours plus tôt nous fait perdre la trace de montée.

On décide de tenter ce petit couloir raide mais très court. Miné par un manque de technique, j'enlève mes skis pour la dernière portion.

On sort de la forêt et on affronte une chaleur à vous faire dégoutter des aisselles. Il doit faire 15 C. Nous devons nous dépêcher pour éviter que le soleil transforme trop la neige, la rende instable et dangereuse.

En montant, le bruit sourd des avalanches de l'autre côté de la vallée (sur le versant exposé au soleil) résonne tout autour. Nous n'avons pas de temps à perdre, mais il faut quand même savoir où nous allons! Ici Juan-Lucas consulte la carte.

Je prends un petit moment pour vous présenter mes partenaires:
MARC - futur doctorant de mon lab, passionné de ski et de sports de montagnes. Un vrai montagnard suisse, surnommé "le guide".

SILVIA & JUAN-LUCAS - Silvia est post-doc dans mon lab, spécialiste d'hydrologie et de glissement de terrains. Juan-Lucas est son fiancé. Ils sont tous deux Italiens.

Après 1600 m de montée, nous parvenons finalement à la cabane du Tracuit (3256 m), exténué dans mon cas. Nous sommes les premiers d'environ 15 randonneurs qui passeront la nuit dans cette cabane.
Le Bishorn se révèle à nous dans toute sa bishornitude.

Le glacier à ses pieds est tout aussi magnifique.

Nous n'avons plus une goutte d'eau, alors il faut rapidement démarrer un feu dans le petit poêle afin de faire fondre assez neige pour étancher notre soif et remplir nos gourdes du lendemain. Le choix de l'endroit pour extraire la neige à faire fondre doit être assez proche pour être accessible en sandales une fois le soir venu, mais en même temps assez loin pour éviter tout site historique de pisse.
Ici entourés de nos thermos fumants.

Le lendemain, contrairement à ce que nous croyions, la météo est mauvaise. Vers les 7h du matin, nous quittons la cabane. Nous sommes le dernier groupe à partir. Ici juste avant de s'encorder pour traverser le glacier.

Ensuite, on entreprend la montée finale en zigzaguant dans les sastrugi, ces monticules de neige formés par l'érosion du vent. Le temps, lui, continue à se couvrir de façon inquiétante.
À un moment, Silvia demande de s'arrêter. Fatiguée, elle demande une petite pause pour enlever une couche de vêtements. Pendant ce temps, le reste du groupe tergiverse sur les risques d'un retour dans le brouillard. À 3800 m, soit près de 350 m du sommet, nous décidons de rebrousser chemin pour cause de mauvaises conditions météo.
La décision est dure à encaisser, surtout dans mon cas. Mais la sécurité est reine en montagne et une faute peut ne pas pardonner. On s'affaire rapidement à former deux cordées qui vont entreprendre une descente sur le glacier...

...en skiant encordés!

Ce sport ridicule et difficile est nécessaire pour prévenir toute chute dans une crevasse qui serait couverte par une bonne couche de neige.
Une fois le glacier passé nous recouvrons notre liberté de manœuvre et entreprenons une descente pénible dans tous les types de neige pourrie qui existe: mouillée, croûtée, glacée...
Juste avant de le quitter, je me suis tourné vers le Bishorn et lui ai dit: "Si j'ai bien compris, tu es en train de me dire "à la prochaine fois!" ".
SKI À VERBIER: 8 mars 2009
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Verbier (Valais), station de sports d'hiver où James Blunt est parrain d'un télésiège, est un lieu paradisiaque où il fait bon rencontrer des Anglais qui s'écrient "Good lord" au sommet de la piste.

C'est définitivement ma plus belle journée de ski en station. Soleil, agréable compagnie et belle neige.

ESCALADE À ST-TRIPHON: 14 mars 2009
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C'est le début de la saison d'escalade extérieure. Nous avons inauguré notre sac à puff sur les belles voies de calcaire de St-Triphon, une ancienne carrière à ciel ouvert.

RED BULL CRASHED ICE À LAUSANNE: 14 mars 2009
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Nous aussi on l'a eu!!! Nous avons été 40 000 à s'entasser dans les rues étroites de la cité lausannoise pour voir défiler des malades mentaux casqués. Toutefois loin du record d'assistance détenu par Québec avec 100 000 personnes (wow!).
Le parcours était comme il se doit: plein de bosses, de virages, de pentes où les patineurs pouvaient atteindre 65 km/h.

On était tellement squeezés qu'à un moment il y a quelqu'un qui a carrément fait une chute de pression dans nos bras. Je suis fier de notre réaction calme compte tenu de nos antécédents de lopettes du domaine médical.
MT DE L'ARPILLE (2085 m): 15 mars 2009
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Une journée tu fais de l'escalade pratiquement en manches courtes et le lendemain tu vas faire de la raquette dans de la belle neige. Ça nous a inspiré la campagne de pub suivante:
LA RAQUETTE DANS LE VALAIS C'EST MIEUX QUE DU BASE JUMPING.

Ce fut certes ma plus belle sortie de raquettes de l'année. Arrivés au sommet, il y avait ces pare-avalanches 2D qui m'ont fasciné.

Dans le même domaine, on voyait aussi très bien le Mt Blanc du haut de ses 4811 m.

On a demandé à un skieur de rando aussi présent au sommet de prendre une photo de nous. Il s'est trouvé bien drôle de nous donner comme accessoire sa paire de ski.

DE LA SCIENCE AU JUNGFRAUJOCH (3500 m): 23-26 MARS 2009
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Je somnolais tranquilos dans le train au retour de notre périple au Mont de l'Arpille lorsque mon téléphone Migros sonne.
"Bonjour Daniel, serais-tu intéressé à venir nous donner un coup de main pour une campagne de mesures au Jungfraujoch à partir de demain?"
"Euh... Laisse-moi réfléchir 1.3 milli-secondes... OUI!!!"
La vie est belle parfois... C'est ainsi que le lundi matin, nous avons pris la route de la plus haute station de train d'Europe, qui héberge aussi une station de recherche scientifique.
La station Jungfraujoch (encerclée en rouge plus bas) est située à deux pas de l'Eiger...

... sur un col de montagne entre deux montagnes de plus de 4000 m: le Münch et le Jungfrau. Inutile de rappeler que l'idéateur de ce projet est un craqué mental.

L'objectif de l'expérience est de mieux comprendre les interactions entre la neige et l'atmosphère. Il y a deux volets. Un qui s'intéresse à la propagation d'ondes de pression dans le manteau neigeux et l'autre qui vise à étudier la distribution spatiale de la température horizontalement (existe-t-il de grandes variations?) et verticalement à l'intérieur de la neige.
La première journée, nous avons surtout dû attendre que tous nos 600 kg de matériel arrivent là-haut. Cette attente forcée était un bon prétexte à s'acclimater à l'altitude et à se familiariser avec les lieux. Bon, aussi à prendre quelques photos de touristes :-)

Ici je vous présente ma chambre. Les standards de l'hôtellerie suisse semblent s'appliquer aussi à ce lieu hors du commun.

La vue depuis la fenêtre de la chambre à coucher est prenante: le Jungfrau, dans toute la splendeur de ses 4158 m.

Un aperçu de la station, construite à même la paroi de montagne.

Ce qui est cool, c'est qu'une fois que la nuit tombe, tous les touristes quittent la station et seuls restent les scientifiques, en compagnie du couple de concierges. Ça donne lieu à des visites privilégiées... Possédant un passe-partout, nous décidons d'aller faire une visite éclair sur la plate-forme du télescope. Il vente, il fait assez froid, mais les étoiles sont magnifiques.
Le vrai boulot débute le lendemain. Il faut d'abord tout apporter le matos sur le site de l'expérience, à 15 min de dameuse sur le glacier d'Alestch. Un vieux Bernois grincheux s'en charge, moyennant quelques grommellements en suisse-allemand.

Il faut ensuite faire de l'ordre à travers toutes ces boites d'équipement.

La priorité est accordée aux panneaux solaires. Pas de prise électrique dans les environs, ce sont ces derniers qui seront responsables de l'alimentation électrique des multiples appareils énergivores que nous avons à déployer.

Ensuite vient la tâche physique. Creuser des tonnes de trous pour enterrer des ancrages servant à maintenir solidement en place toutes les structures que nous avons à bâtir. En haute altitude, voilà un bon entrainement.

En fin de journée, le vent change de direction et quelques nuages lenticulaires font leur apparition. Le régime passe au foehn et le mauvais temps se lève.

Ceci coïncide avec la tâche la plus chiante à faire: rouler 200 m de fibre optique sur elle-même, avec un vent dans la face et les doigts gelés. Mais Marc et moi réussissons, non sans fierté!

Le mercredi, le site expérimental commence à prendre de plus en plus forme. On s'attaque au principal ouvrage, qui consiste à bâtir un rideau de fibre optique de 10 étages de 10 cm déployés sur 25 m. En envoyant un laser à l'intérieur de la fibre, nous sommes capables de savoir la température à chaque mètre et, une fois ce rideau enterré de neige, mieux comprendre la répartition de température à l'intérieur du manteau neigeux.
Ici en travail de tricotage.

Une fois l'oeuvre terminée!

Nous avons aussi installé un anémomètre sonique, pour étudier la turbulence atmosphérique...

... et une pétée d'autres instruments que nous devons tous connecter dans le "data logger"!!!

La dernière journée, un joli halo causé par des cirrostratus a embelli le ciel.

Vu de loin, le site expérimental semble parfaitement choisi pour manger une chute de séracs, mais un important replat en direction du glacier nous protège lorsque nous regardons de plus près.

En quittant Jungfraujoch après 4 belles journées, je me suis dit: science is pretty damn good.
MILANO MILANO: 21-22 mars 2009
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Après 3 heures de train, nous arrivons à cette métropole du nord de l'Italie avec ses 7.5 millions d'habitant (incluant la périphérie). Capitale de la mode. On s'en rend compte rapidement avec les multiples spécimens de fashion qu'on croise dans la rue et qui nous font sentir aussi bien habillés qu'un mannequin du Village des Valeurs.
La rue Vittorio Emmanuelle est bondée. Partout des magasins de linge remplis de jeunes dans le vent.

On tente de notre chance dans un H & M. Il y a plein d'adolescentes pré-pubères qui achètent du linge fluo. Je me tourne vers Eli:"On se casse?".
Il faut dire que les magasins destinés aux poids lourds de la fortune abondent. Un petit sac à main à 8000 euros peut-être? Bof, laissons ça à des propriétaires de Ferrari.

Heureusement, Milan sait aussi plaire à des fortunes plus modestes. Il y a de la joie qui transpire de chacun des bourgeons de ce magnolia: le printemps est à nos portes...

Au passage, on visite l'extérieur d'une des salles d'opéra les plus réputées du monde...

Moi qui me cherchait une nouvelle suit de ski-doo, je n'ai pas pu trouver ce qui me fallait dans ce magasin qui m'a semblé au premier contact se spécialiser dans la vente de vêtements d'hiver.

Ici devant le Castello Sforzesco, forteresse datant du 15e siècle. Malgré la beauté du site, je suis plus intéressé par le jeu du chat et de la souris auquel se prêtent les policiers et les Africains clandestins qui vendent de fausses sacoches. Dure vie que d'être toujours sur ses gardes.

En Suisse on entend souvent parler des artistes québécois: Garou, Isabelle Boulay, Linda Lemay, les Cowboys Fringants, etc. Mais là j'étais pas mal surpris de voir une affiche du Cirque Éloize (fondé par des Madelinots) en plein downtown Milan. "Bravo groupe!" comme dirait Lison.

Un gelato, c'est comme un party dans ta bouche. En passant, Snapple, ils deviennent quoi? Leur a-t-on réservé le même sort que les jus Flower Power?

Le symbole de Milan, outre les boutiques de mode, c'est l'immense cathédrale gothique appelée Duomo. Elle peut accommoder 40 000 fidèles, mais ça doit souvent plus se résumer à 40 000 touristes qu'à d'autre chose.

La Duomo Piazza est tout aussi titanesque et il fait bon y marcher les cheveux dans le vent.

Bien entendu, lorsqu'on aime la montagne et qu'on visite une ville, on essaie de retrouver l'adrénaline du dénivelé positif en grimpant quelque part. Généralement un toit d'église est un point de vue privilégié sur les environs.

La Galeria Vittorio Emmanuelle II est un carrefour est les Gucci, Prada et Louis Vuitton de ce monde ont pignon sur rue. Faute de s'intéresser au contenu de ces boutiques de luxe, on peut lever les yeux et s'éblouir des couleurs, surtout à la tombée du jour.
On en profite pour faire un gros plan des protagonistes (bientôt depuis 8 ans ensemble!).

Amigos, bravo d'avoir tout lu!
Saludos,
Dan the man
Saturday, February 21, 2009, 03:08 AM
Salut à vous chers lecteurs!Je vous écris dans le froid de l'hiver lausannois 2009. Depuis presque deux mois, il fait souvent sous zéro et la neige reste même au sol plusieurs jours. L'autre jour mon collègue de bureau parlait à un pote qui vit à l'étranger en disant: "ouais, à Lausanne il y a une pétée de neige". J'ai alors regardé par la fenêtre, j'ai vu les 4 cm accumulés au sol, j'ai pensé encore dire "oui mais nous au Qc...", puis, je me suis tu, j'ai compris qu'il fallait changer mon regard, et pour la première fois de ma vie, je me suis émerveillé devant cette accumulation phénoménale de neige.
Mon titre d'aujourd'hui signifie "Faire du ski en Suisse". C'est drôle parce qu'en allemand, le ski ("schi"), se prononce vraiment "chie". L'autre jour, un Hongrois qui vit à Zurich m'a demandé: "do you like to chie?". Je lui ai dit: "euh, pardon???".
Joli panorama d'une station de schi.

QUELQUES NOTIONS DE BASE SUR LES NUAGES.
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Un petit cours sur les nuages en montagne s'impose.
Le stratus a-flanc-de-montagnius est un nuage très épais qui cache tout point de repère lors d'excursions de raquettes dans la région de Charmey, en Gruyères. (24 janvier 2009)

Le stratus casse-couillus, combiné avec le vent, faire fuir les spécimens de "skius touristus" et donne de belles pistes de ski dégagées. (1 février 2009)
Le stratus Chamonixus est un nuage rempli de cristaux de neige qui givrent dans les lunettes de ski et qui bouchent la vue sur le Mont Blanc. Ceci dit, il n'empêche pas la prise en sandwich par deux géants. (7 février 2008).

BONNE FÊTE ÉRIC! (29 janvier 2009)
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Quelques photos de l'anniversaire d'Éric. Une super belle soirée où Éric a déployé tarte flambée alsacienne et mousse au chocolat-meringue-double crème, pour le bonheur de nos glandes digestives... et de nos papilles!
Ici avec David, Aline, Géraldine et Éric.

Eli prise en flagrant délit de boire du vin blanc. Et oui, pas vraiment le choix quand on travaille dans une école de viticulture!

Moi.

LE SC BERN (30 janvier 2009)
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Accompagnés de notre ami Marcel, le fier partisan du SC Bern, nous sommes allés voir un match de hockey de la meilleure ligue au pays. Au lieu du traditionnel solo de guitare dans Fix You de Coldplay lors de l'entrée des joueurs, nous avons eu droit à des grognements d'ours. Interesting...

Un truc que j'ai aimé, l'animateur maison ne dit jamais les noms de famille des joueurs: c'est la foule qui s'occupe de compléter. "La pénalité au numéro 74, Sergei [...]" "KOSTITYN !!!" "[...] 2 minutes pour bâton élevé chez Paré."

Entre deux nuages de fumeux de pot et de cris "ssshhooooooot" en suisse-allemand, les partisans du SC Bern sont réputés pour leur support inconditionnel à leur équipe. Sans doute sont-ils encouragés par la bière à 4 $ et les hot-dogs avec une saucisse de 2 pieds. Une ambiance "encore meilleure qu'à Montréal" pour leur joueur de centre québécois Simon Gamache. Je suis d'accord qu'il y avait du bruit, mais on est quand même loin de la zone Molson Ex au centre Bell...
Un peu comme au Tour de France, le meilleur pointeur de chaque équipe porte un dossard jaune (La Poste est un commanditaire majeur).

Simon Gamache, Martin Gélinas, Christian Dubé... Ils sont plusieurs Québécois à avoir refait leur carrière dans la ligue professionnelle de hockey, souvent après un passage plus ou moins long dans la LNH. J'ai pu revoir notre ami David Aebischer, qui gardait la cage... du HC Lugano!
Profession: juge de but.

LA PLUS LONGUE JOURNÉE DE L'HIVER (31 janvier 2009)
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Il est tôt ce matin, rue Sésame. Tout le monde dort, sauf Daniel, Marc, Silvia et John Lucas. Une longue et magnifique journée de ski de rando les attend.
Départ 6h15 de Lausanne, direction Arolla, au bout du val d'Hérens. Nous avons fixé les peaux à 8h45 et 5 min plus tard, l'ascension débutait.
Nous avons d'abord monté une station de ski locale, sur le côté des pistes, en un temps record. 600 m en 1 heure. Nous méritions bien une petite pause.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers le Pas de Chèvres, un col de montagne magnifique. Sur un côté, c'est la montée progressive, mais sur l'autre, c'est la falaise. Pas le choix alors, on fixe les skis sur le sac et on descend l'échelle de 30 m en ne pensant qu'à un barreau à la fois.

De l'autre côté du col, c'est le glacier des Dix. Nous sortons la corde et nous suivons la trace de Marc, prudemment, nous méfiant des crevasses qui pourraient être cachées par l'épaisse couche de neige.

Débute alors la montée vers la Luette (3548 m). Nous sommes seuls, entourés de géants glacés.

La progression est constante, le pouls accéléré par les effets de l'altitude.

Ici nous sommes très près du col où nous avons enlevé les skis...

...pour chausser les crampons et franchir les derniers pas sur l'arête sommitale qui nous séparent du sommet.

La vue sur les géants des alentours était bien sûr impressionante. J'ai bien aimé contemplé ces séracs.

Ici on me voit descendant l'arête. Il faut se méfier de la corniche de neige (sur la droite) qui pourrait céder sous nos poids.

Puis, nous avons clippé les skis, redescendu jusqu'au glacier, monté l'échelle du Pas de Chèvres, puis redescendu jusqu'à la voiture située à 2000 m. Nous sommes arrivés à 18h, sans avoir pris de longues pauses, exténués mais heureux de tous les moments intenses vécus au cours de la journée.
DANS LES HAUTEURS DE LAUSANNE (14 février 2009)
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Quoi de mieux pour fêter la St-Valentin qu'une promenade dans les hauteurs de Lausanne. Nous avons pris le nouveau métro m2 direction nord, puis une bus pendant une quinzaine de minutes, puis nous sommes atteris au très réputé-dans-un-rayon-de-200 m Chalet à Gobet. De là nous avons suivi la petite rivière du Flon en traversant belle quantité de ponts romantiques, sous le soleil et la neige.

SKI À NENDAZ (15 février 2009)
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Il n'y a pas à dire, il y a pas assez de jours dans 4 années pour tester toutes les stations de ski suisses. Nous avons poursuivi notre exploration à Nendaz, dans le Valais, près de Sion. Une très belle station dotée de pistes larges avec des vallons.
Paysage typique en station. Un troupeau de skieurs près d'un restaurant à la mi-pente qui propose de bons plats sur une terrasse hivernale.

Au Massif de la Petite-Rivière-Saint-François, on descend les pistes et on a l'impression qu'on va tomber dans le fleuve St-Laurent. À Nendaz, c'est plutôt l'impression qu'on va glisser jusqu'au bas de la vallée du Rhône, ce long fleuve qui prend sa source au St-Gothard, qui se jette dans le lac Léman pour terminer sa course dans la mer Méditerranée.

QUELQUES BRÈVES NOUVELLES
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- Je viens de terminer un cours d'allemand intensif sur deux semaines. Ouf, quelle langue difficile! J'avais quelques objectifs assez modestes, comme savoir compter jusqu'à 68, mais surtout comment me commander un sandwich la prochaine fois que je vais en territoire allemand ou autrichien.
- Eli et moi nous sommes achetés des billets d'avion pour nos vacances 2009: destination la Corse! Du 5 au 19 septembre. Nous voulons faire la moitié du GR20 et découvrir les plus belles sections de l'île. Bonheur à l'horizon!
- Tout va bien pour le doctorat. J'ai de plus en plus de responsabilités et de confiance en moi. Nous avons une belle équipe internationale avec plein d'opportunités de collaboration.
Sur ce, je vous dis: Tschüss!
Daniel
xxx
Sunday, January 18, 2009, 02:30 AM
Je pensais à l'ampoule qui se formait sur mon pied droit. Une sorte de pincement à chaque pas. Je levai ensuite la tête et je les aperçus devant moi. Ces skieurs hors piste, qui troquaient le confort du télésiège contre la souffrance des monts retirés. Et voilà que j'étais l'un d'eux, dernier de file, certes, mais qui apprenait que chaque ascension se méritait. 
Parfois, il fallait savoir sacrifier son talon pour parvenir à la cime. Même si celle-ci s'appelait la Tête à Vincent.
photo: M. Diebold.
Il est vrai que l'hiver est froid pour la Suisse. Après des chutes de neige abondantes partout au pays en fin d'année 2008 (on a même vu de la neige accumulée au sol à Lausanne), ça fait bien 2 semaines et demie que le pattern météo n'a pas changé. Stratus sur le lac Léman, températures légèrement au-dessous de zéro, et beau soleil à partir de 1000 m environ. En grands amateurs de sports d'hiver, Eli et moi avons bien profité de cette abondance d'or blanc pour user les coutures de nos tuques.
Revigoré par un beau séjour au Québec durant la période des Fêtes, voilà que je prends le temps de décrire les événements qui ont occupé notre dernier mois et demi en terre helvétique.
WALIGHÜRLI (2050 m, 6 décembre 2008)
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Nous avions prévu depuis le début de la semaine que le samedi serait une journée consacrée au ski de randonnée. Plus on se rapprochait du samedi, plus les précipitations se faisaient abondantes, nous forçant constamment à revoir nos objectifs à la baisse (normal après tout en temps de crise). Nous avons donc opté pour un sommet faisable en toutes conditions et où les chances d'être ensevelis sous une coulée de neige étaient à peu près nulles.
Le Walighürli est une montagne près de Gstaad, donc il est fort possible que Johnny Hallyday puisse en voir la cime depuis la galerie de sa villa de luxe.
Au stationnement, il neigeait des peaux de lièvre pendant que nous préparions nos peaux de phoque. Ici en compagnie de Silvia, Marc et John Lucas (aucun lien avec Star Wars).

Il ventait et faisait relativement froid. Mais il y avait une façon très efficace pour se réchauffer: ouvrir le sentier.

Après avoir monté par la forêt pendant un long moment, vers la fin, nous avons atteint un terrain plus exposé. Au loin, une petite butte faisait office de sommet.

La descente s'est effectuée dans environ 40 à 50 cm de poudreuse. Nul besoin de faire de virage, juste à se laisser flotter... jusqu'à la voiture!

RAQUETTES AU LAC RÉTAUD (1685 m, 7 décembre 2008)
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En compagnie de notre dernière invité de l'année 2008, Mélissa (une amie de la soeur à Eli, ex-employée étoile de la fraisière Roseline Drolet), nous avons été faire une promenade en raquette près des Diablerets, dans les Alpes vaudoises.
Le départ s'effectue du col du Pillon. Le sentier nous amène d'abord dans une forêt de sapins, recouverte d'une belle couche de neige folle.

L'attraction principale, le lac Rétaud, est tout à fait recouvert de neige. J'ai des fois l'impression que les Suisses trouvent des choses belles qui apparaissent plutôt banales pour nous les Québécois. Genre une cascade, un boisé, un lac. En même temps, il y a sûrement des Suisses qui sont blasés de voir un château ou un bout des Alpes. Pas moé.
Nous avons rencontré en chemin ce chalet au toit inondé de neige.

Petite pause.

Nous nous sommes baladés par la suite dans la station de ski de Villars, pas encore ouverte à toutes les hordes de skieurs. Beau sentiment de liberté et de tranquillité. Sur les versants environnants, on observe plusieurs avalanches déclenchées par la couche de neige instable et les pentes élevées.
Eli et Mélissa. Cette dernière vient nous rendre visite pour conclure son passage de quelques mois en Europe.

Elisabeth. La rougeur de ses pommettes se confond avec son manteau.

PATINAGE AU LAC DE JOUX (10 janvier 2009)
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Suite au temps "froid" prolongé, certains lacs en Suisse sont devenus propices à la pratique du patin. La dernière fois que j'avais patiné sur un lac gelé, c'était à Iqaluit. Certainement, il n'y avait pas foule cette fois-là, contrairement au lac de Joux. Mais il n'y avait cet engouement que j'ai pu observer sur le lac suisse, qui ne gèle que quelques semaines par année. Ici à l'extrémité du lac, à proximité de la localité du Pont.

Suite à l'initiative de notre ami Éric, nous nous sommes retrouvés un petit groupe à profiter de cette étendue glacée. De gauche à droite: The man, Eli, Gaël, Aline, Teresita, Éric, Karine et David.

Entre deux maux de pieds, Eli s'est élancée. On a pratiqué le freinage et le patin à reculons.

Puis j'ai pris la poudre d'escampette. J'avais une folle envie de traverser le lac d'un bout à l'autre: 16 km aller-retour. J'ai dû passer par-dessus deux grandes fissures qui tranchaient le lac en deux.

Un peu plus loin, j'ai rencontré des cygnes qui militaient contre le gel du lac. Ils étaient là, sur la glace, sans doute à attendre que ça fonde. À noter celui du milieu qui se réchauffe une patte.

Sur le chemin du retour, j'ai croisé plusieurs futurs Yannick Weber ou Mark Streit.

Cette magnifique journée s'est terminée par un coucher de soleil avec de jolis reflets sur la glace.

RAQUETTES AU BOURG ST-PIERRE (11 janvier 2009)
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En compagnie d'Éric, nous sommes allés au Val d'Entremont, en route vers le col du Grand St-Bernard, pour faire de la raquette. Nous avons d'abord demandé notre chemin à des valaisans antipathiques, sans succès. Puis, en se faufilant dans les rues de Bourg St-Pierre juste assez larges pour une Renault 5, nous avons finalement trouvé le début des pistes.
La première partie du sentier s'est fait dans le creux de la vallée, à l'ombre et dans la forêt. Pas trop intéressant, mais rien pour perdre le sourire.

Nous avons mangé un brin aux côtés d'un lac de retenue hydroélectrique recouvert de glace qui craquait.
Ensuite, la partie agréable du sentier a commencé. Primo, nous étions au soleil. Secundo, toutes les montagnes de la région se sont révélées à nous.

Nous avons finalement regagné Bourg St-Pierre (ci-dessous), en faisant une petite course sur une pente de neige. Si j'étais Jean-Philippe Bonneau, je vous dirais que c'est moi qui ai gagné, mais par modestie, je vais taire l'issue de la petite compétition.

TÊTE À VINCENT (2448 m, 17 janvier 2009)
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En compagnie de Marc, un ami de mon labo, et d'une panoplie de ses amis, nous avons pris la route de la Tête à Vincent, dans le Val d'Illiez. Il ne faut pas se laisser méprendre par le nom modeste de cette course de ski de randonnée, car l'itinéraire est assez alpin.

Ils sont tous des habitués et moi je suis le débutant motivé. Monter 1300 m de dénivelé avec deux pauses de quelques minutes, c'est déjà quelque chose.

Poser des crampons (appelés couteaux) sous ses skis parce que la pente est trop inclinée dans une neige dure, c'est aussi non négligeable.

Le mieux, c'est quand nous avons enlevé nos skis dans une pente à 40 degrés pour monter à pied.
Peu avant le sommet, nous avons atteint le col de Comba Morney. Marc était assez gentil pour rester avec moi, même si avec toute son expérience de skieur de rando, il aurait pu me semer en moins de deux.

Sur l'arête du sommet, le vide de chaque côté, on se concentre sur notre équilibre.

À la descente, la neige n'était pas très facile à skier. Poudreuse par endroits, cartonnée à d'autres places, tout pour rendre le virage moins évident. Mais le bonheur d'avoir réussi cette belle course et de descendre tout le monde ensemble à travers les rochers l'emportait par-dessus tout!
photo: M. Diebold.
All the best,
Dan the man
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