Dans la cour des rois 
Friday, August 15, 2008, 05:54 AM
Hola todos,

Glacier de Moiry, dans les Alpes valaisannes. Pendus à notre piolet, retenus par nos crampons, nous rêvons accrochés à cette simple pente de glace à toutes ces montagnes que nous voulons gravir. C'est le début de l'histoire de la cordée des frères Nadeau, redoutables débutants. Sortez le clairon fidéen.




GLACIER D'ALESTCH, PRISE II: 19 juillet 2008
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Dernière journée complète de Janelle (alias J. TheRocks) en Suisse. Par cette belle journée ensoleillée, à quelques jours de mon 26e anniversaire, nous planifions cette randonnée aux côtés du plus long glacier des Alpes (voir entrée du 23 octobre 2007).

Au sommet du Eggishorn, on peut voir le glacier négocier une courbe depuis les hauteurs de son berceau, la région du Jungfraujoch, et se déverser dans la vallée au nord de Riederalp. Une belle occasion pour poser avec Janou...




... et entre nous.




Ici on voit une plantation de Q-tips.




Nous sommes 8 à marcher ensemble. Eli, Janelle, Mike, Von et toute sa famille. L'air est bon. Rien, sur cette image, ne laisse présager que cette journée va se conclure par une fondue au fromage liquide, une serveuse autiste, une terrasse limite et une annonce d'un tondeur de gazon sur un pubis féminin (pub d'esthéticienne). Heureusement, je me suis empressé de dissocier ce souper des festivités entourant mon anniversaire. Ce qui aurait pu être un repas de fête pathétique s'est donc transformé en souper amusant.




Pour ma fête, nous sommes allés au Paléo Rock festival, à Nyon, avec une amie d'Elisabeth. Il y avait Ben Harper qui chantait Burn One Down, ou encore son plus récent succès avec Vanessa Da Mata. Très cool.


TOUR D'AÏ EN SOLO: 27 juillet 2008
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Il est tôt le dimanche matin et j'attends Mike à la gare. Les trains suisses sont réputés pour être à l'heure, on le sait. 8h17, 8h18... Mike n'est toujours pas là. Le train va partir dans 2 min et je m'apprête à faire une via ferrata seul. Pas terrible... Je mets les pieds dans le train et prends le risque de rencontrer du monde dans la via ferrata.

Je sais qu'on doit passer par-dessus des moments comme ça en amitié. Peut-être que traîner sur mon dos tout le matos de via ferrata que j'avais loué pour lui me rappelait constamment le poids de son erreur.

En clippant mes mousquetons sur le fil de fer, précédé un groupe de Néerlandais, je me suis dis que partager le bonheur avec personne était moyennement gagnant et que faire une via ferrata dans la brume était même un peu looser. On dirait que des fois je fais les choses juste pour les souligner dans mon petit livre après. "Been there, done that". J'ai appelé ça la motivation du marqueur fluo.




Au retour, le chemin était "craignos" par sections comme disent les Français. Étant seul, ma motivation était d'aller plus vite que le prédisait les panneaux.




SOUPER DE FORTIER... SANS ELI: 28 juillet 2008
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Petit clin d'oeil à un magnifique soirée, une occasion de sortir l'artillerie lourde culinaire, un gâteau reine Elisabeth (sans Eli), qui m'a stressé à le préparer autant qu'une présentation à une conférence.

Les cousines d'Eli alors que cette dernière est en Islande.




FÊTE NATIONALE SUISSE: 1er août 2008
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Feux d'artifices, activité surestimée selon Louis-José Houde (merci Janelle), à l'occasion de la fête nationale suisse.




TECHNIQUES GLACIAIRES: 3 août 2008
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Mon frère Pierre-Luc est arrivé le samedi 2 août, après une semaine de surf à Biarritz. Dire que je l'ai amadoué avec un repas de saucisses et de röstis (petites patates suisse-allemandes) lors de son arrivée serait faible. Un incontournable pour les estomacs des jeunes affamés. Alex Couët est passé par là.

Le lendemain, nous étions debouts à 5h30 et nous nous mettions en route vers le glacier de Moiry (voir la première photo), pour un cours sur les diverses techniques de sécurité à observer sur un glacier: encordement, assurage, sortie de crevasse, etc.




MIROIR D'ARGENTINE: 4 août 2008
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Certainement l'une des journées les plus longues de mon existence. Encore une fois, lever vers 5h30. C'est que 12 longueurs de corde nous attendent au Miroir d'Argentine, un lieu prisé des alpinistes locaux. 400 m de montée relativement facile.

En sortant de l'autobus qui nous a amené à Solalex, j'ai regardé le monstre et mon estomac s'est noué. On s'en va monter ça? Dude guy, ça a l'air malade.




Ça nous a pris environ 1 h identifier le début de la voie (la Directe). Il faut dire qu'il fallait faire pratiquement de l'escalade sans corde pour s'y rendre. On rencontre un groupe de 3 personnes, qu'on décide de laisser passer avant nous, ayant l'air plus rodés. Et on s'attaque à la voie. Il est midi.

Rapidement on se rend compte que traîner un gros sac à dos n'est pas l'idée du siècle, surtout dans une cheminée. À un moment, PL me laisse son sac accroché sur une dégaine car autrement il ne peut plus avancer dans la cheminée. On se rend compte à ce moment que le Miroir d'Argentine, c'est pas pour les lopettes.

La météo est bonne. Le risque de chutes de pierre modéré. Au bout de quelques longueurs, on développe des automatismes. PL est en tête de A à Z. On commence à manquer d'eau, de bouffe, et il reste plusieurs longueurs. Une longueur avant la fin, on regarde l'heure: 19h11. Shit, plus de bus... On arrive au sommet à 20h, après 8 h de grimpe. On se félicite, mais notre lenteur va nous faire payer.

En rangeant le matos, on commence à se rendre compte que le sentier de retour passe par la pire des arêtes. Heureusement, les gens du groupe avant nous ont décidé de nous attendre pour nous indiquer le chemin. On décide de s'encorder (on avait appris comment faire la veille: JOIE) et on passe l'arête, devant le plus beau des couchers de soleil. Le sentier est grossier et très exposé. On reste concentrés.

On regagne un sentier décent en même temps que la nuit tombe. Nous sommes toujours avec le groupe qui nous précédait sur la paroi. On marche quelques heures dans la nuit, jusqu'à leur voiture. Un des mecs accepte de nous reconduire à une gare de train, malheureusement une fois sur place on se rend compte que le dernier est passé depuis 15 minutes. On commence à discuter d'hôtels dans la région quand on voit un taxi passer. La joie nous gagne et malgré une facture salée, on réussit à gagner notre lit à Lausanne. Il est 1h30 du matin. On s'écroule de fatigue.

PL au sommet du Miroir d'Argentine.




Nous avons beaucoup appris lors de cette épreuve, principalement sur l'importance de la gestion du temps en montagne. Nous avons été très prudents du début à la fin, mais l'overdose de précautions prend du temps, ralentit et peut même être risquée!


COMBIN DE CORBASSIÈRE: 5-6 août 2008
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Le lendemain, voilà ti-pas qu'on se r'mettait su'a route mon chum. On voit ici que nous sommes frais et dispos.




Une fois de plus, nous avions un peu négligé la montagne que nous nous apprêtions à faire. En franchissant le col des Otanes, le Combin de Corbassière (3700 m) nous est apparus grand et beau. Ci-dessous, le sommet sur la droite.




Par contre, au coucher, le Grand Combin (4300 m) nous a rappelé qu'il était le maître incontesté des lieux.




Louer les services d'un guide en Suisse n'est pas donné. Environ 500 $ par jour. Ça bien sûr, ça n'inclut pas les bouteilles de Coke qu'il pourrait avoir le goût de boire, comme il nous l'a indiqué lors de notre premier contact. Fabuleux.

Le lendemain matin, vers 4h30, nous étions à l'aire commune de la cabane Panossière, à siroter un café instantané et manger du pain à la confiture. Devant nous est partie une cordée avec un vieux guide de 73 ans emmenant un père et ses filles de 8,9 et 10 ans au Petit Combin (3600 m). Un malentendu sur les harnais et les voilà avec le bon vieux noeud autour de la taille, comme à l'époque où une chute te causait forcément quelques côtes cassées.

La première section de la course nous a fait traverser le glacier de Corbassière. Dans la section plate, nous ne sommes même pas encordés. L'été, le glacier n'a plus de neige en basse altitude et les crevasses sont très faciles à identifier.




On décide malgré tout de mettre les crampons.




La marche sur le glacier est peu difficile et un peu monotone. On se croirait en randonnée. Malgré tout, en montant en altitude, le glacier devient couvert de neige et on s'encorde, laissant une distance de 6-8 m entre nous. Remarquez que je suis un gars pas mal "straight".




Les choses deviennent plus intéressantes lorsqu'on arrive à la partie rocailleuse de l'expé. Ici nous devons être encordés et franchir une arête avant d'arriver au sommet. C'est comme de l'escalade vraiment facile, mais assuré à l'arrache.




L'idée est de laisser quelques mètres (2-3) de distance entre chaque membre de la cordée et de s'assurer de maintenir une corde tendue, pour désamorcer les chutes.




PL the best.




Nous arrivons au sommet et le guide nous fait écouter ses excellentes tounes sur le Grand Combin qu'il a enregistrés sur son cellulaire.




Ça nous motive à redescendre en bas.




Et voilà, notre première course d'alpinisme est complétée, et nous nous sentons prêts à tenter une sortie. La cordée "Dan the man - PL the best" va s'élancer dans sur quelques petits sommets du massif du Mt Blanc.


L'AIGUILLE DU TOUR: 9 août 2008
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Nous établissons notre camp de base à la cabane de Trient (3200 m). Ici je prends le temps d'expliquer le principe des cabanes dans les Alpes. C'est comme un refuge qui est tenu par un gardien. Ils offrent un repas chaud le soir et un déjeuner léger très tôt le matin. Il y a un dortoir avec des couvertures, et la possibilité de discuter avec d'autres randonneurs/alpinistes pour en savoir plus sur l'état de la neige, la trace, etc.

Pour notre première course par nous-mêmes, notre choix s'est arrêté sur l'Aiguille du Tour voie normale (3500 m). Une autoroute d'alpinistes débutants, la plupart avec un guide, ou genre des parents expérimentés qui veulent initier leurs jeunes ados. Une journée magnifique, une trace parfaitement faite... C'est parti! Sur la photo, c'est le deuxième sommet depuis la droite.




Ici PL en plein virage :-)




Le petit défi de cette sortie a été de franchir la rimaye, une ligne de fracture entre le glacier qui prend naissance et la pente de neige dure attachée à la paroi de la montagne.

Pour ceux qui veulent apprendre une expression locale, une voie blindée, ça ressemble à ça.




Nous avons été un peu déçus par la voie, trop bondée, et le défi plutôt relatif de la montée. Par contre, il est bien de se faire la main sur des courses accessibles. Et la vue au sommet sur les montagnes du Mt Blanc est fantastique.




Le soir, à la cabane, nous avons eu droit à un magnifique coucher de soleil.





Regard porté sur les Aiguilles Dorées.




TÊTE BLANCHE ET PETITE FOURCHE: 10 août 2008
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Le lendemain, nous étions prêts pour une course moins fréquentée: le duo Tête-Blanche (centre droit) - Petite Fourche (centre gauche). Une superbe course avec deux arêtes, une pente de neige relativement inclinée et une marche sur glacier.




Près du sommet, PL s'est fait plaisir en posant des protections un peu partout, usant parfois de créativité comme ici.




Au sommet d'une belle course.




Nous nous sommes improvisés un chemin de retour via le glacier du Tour et le col supérieur du Tour, où nous sommes sortis de la trace et avons improvisé un raccourci, au grand plaisir de PL.


AIGUILLE DE LA CABANE: 10 août 2008
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Pour conclure notre séjour dans la région du Trient, nous nous sommes attaqués à l'aiguille de la cabane (2999 m), une voie d'escalade de 6 longueurs de difficulté relativement facile.




C'est toujours assez dur pour les nerfs d'être exposé à tant de vide. Je remercie PL d'avoir ouvert la voie "all the way up". Ce fut une superbe sortie et nous avons pu quitter la paroi à temps pour ne pas se faire prendre par la pluie.




RÉGION DE GRINDELWALD ET DE L'EIGER: 13-14 août 2008
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Pour conclure nos vacances, nous nous sommes exilés en Suisse allemande, dans la région de Grindelwald et de l'Eiger. Nous avons installé notre tente au camping Eiger North Face, un camping de l'extrême où les winnebagos des saisonniers n'ont rien de différent du camping Ste-Madeleine.

La première journée, nous étions motivés à faire une via ferrata, mais une enseigne disait que le sentier était fermé en raison des fortes pluies de la veille. Nous avons décidé de ne pas forcer la note et heureux de ne pas faire un sport risqué pour une fois, nous nous sommes rabattus sur le mini-putt Eiger North Face, où PL a ramené une impressionnante fiche de +30.




Gindelwald est une région où abondent les chalets suisses typiques débordant de fleurs, comme ici.




Le lendemain, nous prenions la route de Kleine Scheidegg pour tenter la via ferrata du Rotstock, tout juste à côté de l'Eiger. Vous voyez que dans cette région, tout gravite pas mal autour de cette redoutable face nord.

Alors, le sentier d'approche qui devait prendre 10 min a pris deux heures en raison du brouillard. Nous n'arrivions pas à trouver le départ de la via ferrata et nous nous sommes aventurés par erreur sur les sentiers qui mènent au départ de la face nord de l'Eiger (décompte du mot "face nord de l'Eiger": 4), où nous avons décidé de manger un saucisson de 900 g. Là le brouillard s'est amoindri. Des randonneurs plus bas nous ont mépris pour des alpinistes et ont commencé à prendre des photos et nous observer aux jumelles. Si seulement ils avaient pu voir que dans mon sac traînait une vulgaire longe de via ferrata couleur léopard...

En redescendant sur le sentier plus bas, nous avons croisé des gens moins "touristes" que nous qui ont pu nous indiquer le début de la via ferrata. Et nous nous sommes élancés.

La via ferrata était facile, et la vue au-dessus des nuages valait le détour.




La dernière portion avant...




... le sommet chrétien du Rotstock.



Voilà, ainsi se résument mes vacances estivales passées en Suisse avec mon frère Pierre-Luc!

Au plaisir,

Dan the man
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Aux confins du rail, du câble et du réputé Rogneux 
Sunday, July 13, 2008, 01:58 PM
Saludos,

L'arête des Cosmiques, à proximité de l'Aiguille du Midi, le légendaire téléphérique de Chamonix. Une cordée d'alpinistes achève cette crête fort exposée pour atterrir sur la plate-forme de la station située à 3842 m d'altitude. Je les regarde et malgré mes mains moites, je les envie. Un jour, ce sera moi.




JUNGFRAUJOCH: 23 juin 2008
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Un membre de notre groupe (Marcel) de recherche travaille sur un lidar détectant l'ozone situé à la plus haute station de train d'Europe, le Jungfraujoch, à 3454 m d'altitude. J'ai donc pris une journée pour aller visiter le site, avec des scientifiques invités de l'EPFL. Il faut bien être Suisse pour penser à faire une station dans un endroit aussi hostile à l'homme (c'est le bâtiment sur le piton rocheux à droite).




Sur le chemin de l'aller, nous avons côtoyé la face nord de l'Eiger, dans la région d'Interlaken. Sans doute la paroi la plus légendaire d'Europe. Prenez quelques minutes de votre journée pour lire la quantité de gens qui y ont laissé leur vie en tentant de la gravir: http://en.wikipedia.org/wiki/Eiger




Au sommet, Marcel nous a traité comme de véritables VIPs en nous faisant visiter les installations scientifiques, notamment ce télescope qui fut initialement installé par l'Université de Genève, mais qui sert maintenant à l'EPFL.



La vue cette journée là m'a ému. Wow et re-wow.




CHAMONIX: 28-29 juin 2008
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Nous avons été invités par une amie d'Elisabeth, Alice, à vivre l'expérience de Chamonix lors d'une fin de semaine. N'allez pas croire que le fait qu'elle est grimpé le Mont Blanc à pied et redescendu en parapente lui mérite de facto un poste au conseil municipal chamoniard. Cet exploit passe pratiquement pour un fait banal à Chamonix, où la concentration de riders de l'extrême n'a pas son pareil nulle part ailleurs.

Alice dans son élément, le parapente.



Vers la fin du mois de juin, un anticyclone obèse a décidé qu'il venait passer deux semaines de vacances en Europe. Résultat: du beau temps et plein d'alpinistes heureux de pouvoir s'élancer dans le grand terrain de jeu du Mont Blanc.



Le glacier des Bossons, il y a moins de 100 ans, descendait jusque dans la vallée de Chamonix, où il menaçait de couper la route. Aujourd'hui, comme pratiquement tous les glaciers d'Europe, il perd du terrain d'année en année, et sa langue terminale se situe plusieurs centaines de mètres au-dessus de Chamonix.



Nous avons fait de l'escalade à l'ombre du glacier des Bossons, sur le site des Gaillandes. C'était incroyable de penser que sur cette paroi se sont entraînés tant de guides aux premiers balbutiements de l'escalade. C'était d'ailleurs probablement sur les voies à côté des nôtres, tsé avec le gros surplomb...



Eli en a d'ailleurs profité pour faire sa première montée en tête. Merci aux autres gens sur place qui l'ont motivée et mise en confiance!



Inspiré par ma visite en ces lieux sacrés de l'alpinisme, je lis présentement la biographie d'un gars de la place, Marco Siffredi, le premier à avoir descendu l'Everest en snowboard:
http://www.editionsguerin.com/news_fr_21.html


PARENTHÈSE BBQ
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La cuisine suisse se résume pas mal à fromage, chocolat, patates et saucisses. Ici sur notre balcon, les multiples variétés de ces aliments du groupe viandes et substituts, toutes plus délicieuses les unes que les autres, sont en train de cuire, sous l'oeil avisé du commander-in-chief. Photo: J. TheRocks.




LA FOULY: 9 juillet 2008
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Nous avons une petite expérience de terrain en cours sur le bassin versant de la Fouly, dans le val Ferret. Mercredi dernier, j'ai été donner un coup de main à deux collègues pour prendre des mesures de débit d'une rivière.

Quoi de mieux pour stimuler la ponte des saumons que de déverser 10 kg de sel dans la rivière... Non sérieusement, en jetant de l'eau salée en amont et en mesurant la vitesse à laquelle elle va défiler via un capteur quelques centaines de mètres en aval, on peut déterminer le débit de la rivière.

Question d'aller prendre des échantillons de neige, nous avons fait une petite randonnée dans les parages.

Ici Chad qui marche sur les restants d'une avalanche de l'hiver dernier.




Une post-doc de notre lab, Silvia, en charge de l'expérience, et de garder l'équilibre dans cette pente herbeuse.




Apparemment, pour une vache d'Hérens, brouter un capteur d'humidité du sol est fort nutritif en éléments minéraux, voilà pourquoi il faut protéger notre station avec des fils électriques.




GRAND ST-BERNARD, CÔTÉ ITALIEN: 10 juillet 2008
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Une journée de boulot au col du Grand St-Bernard pour enlever la fibre optique que nous avons posée l'an dernier dans un torrent de montagne. Pour souligner nos efforts, quoi de mieux qu'un repas de l'autre côté de la frontière pour célébrer la cuisine italienne. Merci aux douaniers de nous avoir laisser passer, Théo (sur la photo) et moi, les deux seuls du groupe à avoir oublié nos papiers. Pour bien digérer le très gastronomique repas, qui n'avait rien à envier à des sandwichs aux cretons, nous avons bu un peu de Viperine, un alcool extrêmement fort dans lequel baigne... une vipère morte. À la vôtre!



DANS LES MONTAGNES AVEC JANELLE: 11-13 juillet 2008
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Notre amie Janelle, Janou ou G.I. Jane pour les intimes, est en visite chez nous depuis le 5 juillet. Comme c'est agréable de pouvoir s'asseoir un samedi soir et de jaser. Rattraper tout le temps passé loin de l'autre. Des potins de Québec, des nouvelles de la famille... Un seul mot résume la situation: joie.

Or, comme notre sport national n'est pas la chaise berçante de patio, mais bien les sorties en montagne, on s'est dit: pourquoi pas amener Janelle tester l'imperméabilité de ses bottes en passant trois jours sous la pluie dans le Valais?

Lors de cette longue randonnée de 3 jours, nous avons connu tous les types de météo. Chaleur, soleil et humidité le premier jour, suivi d'un orage en soirée. Pluie, brouillard et éclaircies le lendemain, nous permettant la montée du Mt Rogneux à 3084 m. Dernier jour, grésil et neige! Janelle a dit adorer ses vacances estivales en Suisse.




Un des objectifs était de tester le système de cabanes. Des refuges de luxe où on vous sert le souper et le déjeûner, en plus de vous offrir une nuit en dortoir, le tout à plus de 2000 m!

Tout près de notre première cabane, après 1000 m de montée, on surplombe le val de Bagnes. Photo: J. TheRocks.




Le matin de la deuxième journée, les nuages nous envahissent de toutes parts.




En matinée, une alternance entre brouillard complet et percées de soleil ne rendait que plus grandioses ces sommets lointains. Photo: J. TheRocks.




Non, ce n'est pas la frontière entre la Suisse allemande et la Suisse romande...




... mais bien les versants est et ouest du col de Mille, qui officialise la traversée entre notre point de départ, le val de Bagnes, et notre arrivée, le val d'Entremont.





Profitant d'une accalmie météo, nous avons marché, parfois en utilisant aussi nos mains, jusqu'au sommet du Mont Rogneux. Un magnifique sentier alpin, suivi d'une descente via une cuve qui m'apparaissait autrefois héberger un glacier.

Quelques extraits photo:

Derniers pas avant le sommet, entourés par les nuages qui se déplacent vites.



Eli au sommet. Photo: J. TheRocks.




Les girls dont j'étais bien fier.




Le mec dont j'étais aussi très fier. Photo: J. The Rocks.




Comble de chance, nous avons fait tout une rencontre florale. L'edelweiss est l'emblème nationale de la Suisse. C'est la fleur de montagne par excellence des Alpes. Espèce protégée, espèce de belle fleur, espèce d'admiration, espèce de belle photo prise par Janelle.




Vous voilà sans doute une fois de plus inondés de rêves alpins. Je vous laisse à votre digestion et je poursuis ma route, qui se résumera à vélo-boulot-dodo pour les prochains jours, jusqu'aux prochaines aventures. Soyez là!

Amitiés,

Dan the man
xxx


P.S. À voir et revoir (cliquez sur la vidéo "Dancing 2008"):
http://www.wherethehellismatt.com/video ... bid=BZlfkd

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Orage lausannois 
Tuesday, July 1, 2008, 04:02 PM
Salut à tous!

Quelques images spectaculaires prises depuis mon balcon, lors d'un orage en provenance du sud.







Saludos,

Daniel
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Moi, mes souliers... de randonnée 
Tuesday, June 24, 2008, 02:08 PM
"Allo Dan,
Je viens de lire ton blog. Finalement je fait bien d'y aller aux 3-4 semaines, ça me permet de faire une boulimie de photos de montagne." -Pierre-Antoine Morin




Vous êtes toujours là? P-A, tu as tout à fait raison. Une photo sur deux contient du calcaire, de l'herbe ou du granit. Quatre photos sur 5, je porte les mêmes shorts, les mêmes bas et j'ai un bâton à la main. Entre deux fondues, quoi me mieux que de se lancer à l'assaut d'une crête? Et puis, en bonne compagnie, on ferait le tour du monde, n'est-ce pas?




Quelques points d'actualité:

EURO 2008
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La Suisse et l'Autriche se partagent l'affiche de la coupe européenne de soccer 2008. Sérieusement, il y a beaucoup d'ambiance à Lausanne, même si elle n'accueille aucun match. C'est fou la quantité d'étrangers qui habitent ici, même si Blocher voudrait tous les chasser. Règle facile pour savoir le gagnant d'un match: si l'Espagne gagne, ça klaxonne dans toute la ville. Si la Russie l'emporte, ben... il ne se passe rien.

BONNE ST-HHHHEAN
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Il y a des moments dans l'année où tu es plus nostalgique que d'autres, comme aujourd'hui. Où le goût d'une Schwitz (bière locale de bas niveau) n'arrive pas à la cheville de la plus tablette des Laurentides. Cette nuit je me suis réveillé et je vous ai imaginé sur les Plaines. Au même spot que d'habitude, près du gros arbre. Je vous enviais.

COWBOYS
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Le 3 juin dernier, nous avons assisté à un concert des Cowboys Fringants donné dans le cadre d'un festival de la musique québécoise. C'était vraiment touchant et trop cool de voir les locaux chanter les paroles des Cowboys... avec l'accent suisse!

MUGABE
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Je n'en peux plus de ce vieux dictateur de 84 ans qui se croit tout permis et qui mène tous les Zimbabwéens contestataires à l'abattoir via des milices qui terrassent les villageois. Harper, fais quelque chose!

Comme ça fait longtemps que j'ai donné signe de vie, aussi bien commencer tout de suite la traditionnelle revue des dernières semaines:

AIGUILLES DE BAULMES: 25 mai 2008
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Randonnée sur une crête jurassienne, dans un secteur hautement militarisé. Bunkers, fausse ferme, caches, etc.

Au sommet du Suchet (1588 m), malgré une brise modérée, François et Eli avaient le vent dans les voiles.




Avant de repartir, on étudie la carte de la région, à l'ombre de la borne géodésique.




Marcher avec des bons potes, ça allège le poids des semelles. Ici, en compagnie de Jan, Eli et François.




Parvenus au sommet des Aiguilles de Baulmes, après avoir rencontré un vieux barbu qui pétait de la broue sur son expérience de grimpeur des 4000 (lire les sommets de plus de 4000 m des Alpes), François s'est rapproché de l'insigne INRI pour se questionner sur le sens de la vie. La réponse émanait sans doute des prés du Gros-de-Vaud, qui scintillaient de couleurs devant nos yeux ébahis.




Si un champ de canola peut nous émouvoir, qu'en est-il de l'amour?




Cette randonnée plutôt diversifiée s'est terminée par un séjour dans les entrailles de la cave noire, un lieu de prédilection pour salir ses vêtements dans l'obscurité la plus... noire.




PREMIÈRE CONFÉRENCE INTERNATIONALE À STOCKHOLM: (8-15 juin 2008)
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C'est incroyable comment les pires moments de stress sont hautement corrélés avec le sentiment de fierté qui peut vous couler dans les veines, une fois tout terminé.

Dans le cadre de la 18e rencontre sur la turbulence et la couche limite atmosphérique de la société américaine de météorologie (http://www.ametsoc.org/MEET/fainst/200818BLT.html), j'ai donné une présentation de 15 minutes sur la recherche que je mène. J'étudie présentement les interactions entre les milieux urbains et l'atmosphère (http://infoscience.epfl.ch/record/125118/files/). J'analyse des données qui ont été prises sur le campus de l'EPFL. Cet été, je devrais aussi commencer à faire de la modélisation.

Je suis très satisfait de comment s'est déroulé la présentation. C'était devant les plus experts des experts dans le domaine et je considère que ma recherche a connu un bon accueil. Comme je pensais, les points faibles m'ont été soulignés durant la période de questions, mais quand on est aussi tôt dans le processus du doctorat, on peut toujours utiliser la porte de sortie suivante: "Oui, ce que vous apportez est juste, et c'est certainement un des aspects que nous allons chercher à améliorer."

Stockholm est une ville magnifique. En passant, les Suédoises sont vraiment belles, c'est frappant!

Je déboule avec quelques clichés de la ville:

Stockholm est une ville pleine d'archipels et où un magnifique rivage...




n'attend pas l'autre!




Ici un "Dan the man" détendu: la présentation est faite!




Tous les gens du congrès, nous avons été invités par la ville de Stockholm au prestigieux hôtel de ville, où sont remis chaque année les prix Nobel.




À l'intérieur nous attendait le maire de Stockholm et de somptueuses mosaïques dorées, mais moi j'ai surtout croché sur le buffet de poisson fumé à volonté.




Que diriez-vous de dormir dans cet auberge de jeunesse suédoise? Et oui, c'est un bâteau hôtel!




Parlant de navires, il y a à Stockholm cet impressionnant musée sur une épave qui a été récemment (approx. 40-50 ans) extirpée des eaux froides et boueuses de la baie de Stockholm, après un séjour de plusieurs centaines d'années. Un naufrage qui avait eu lieu quelque 20 minutes seulement après l'inauguration du vaisseau de guerre. La raison: un problème de centre de gravité!




VISITE DE FRED ET JULIE: 14-17 juin 2008
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Non mais y sont-tu pas beaux et amoureux ces deux-là? Ce fut un véritable plaisir de les accueillir à notre appartement. À mon retour de Suède le dimanche soir, nous avons pris un beau souper ensemble où ils nous ont raconté leurs péripéties dans quelques grandes villes européennes. Le lendemain, je prenais congé et nous prenions d'assaut la région de Gruyères.

Destination # 1: la fabrique de chocolat Cailler. Une visite un peu décevante sincèrement, mais complètement rachetée par la salle des dégustations, où étaient étalés devant nous une panoplie inimaginable de chocolats et tout était à volonté. Et dire qu'ils accueillent des visites guidées avec des flos! Entre vous et moi, Nestlé (propriétaire de la marque Cailler) a les moyens de cette petite extravagance.

Nous avons ensuite déambulé dans la cité médiévale de Gruyères, qui nous a inspiré cette charmante photo.




Quoi de mieux pour finir la journée que de tenter sa chance à la loterie digestive d'une fondue au fromage. Santé!




RANDONNÉE CAPE AU MOINE: 21 juin 2008
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En compagnie de Mike (étudiant en visite) et la famille de Von (professeur invité à mon labo), nous avons profité de la neige qui continue de fondre pour s'attaquer à une belle crête de la région au nord de Montreux, au nord-est du lac Léman: le mont Cape au Moine.




J'ai beaucoup aimé l'ambiance de cette journée. Avec des jeunes de 13 et 16 ans, ça change la dynamique et les sujets de conversation. La jeune fille se plaisait dans de tels paysages. Elle qui rêvait d'aller au pays d'Heidi, elle y était!




INITIATION À LA VIA FERRATA - le RUBLI (2285 m): 22 juin 2008
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Quoi de mieux pour se remettre d'une journée en montagne... qu'une autre journée en montagne! C'est pas des farces, on se lève plus tôt la fin de semaine que la semaine!

Mon pote François nous a invité à tenter notre chance à la via ferrata du Rubli. La cotation disait: "niveau difficile +, pour ferraristes expérimentés seulement". Aussitôt lu, Eli n'était plus dans le coup. Mais grâce au bon parler de François et plein de ruses de ma part qui finissent par fonctionner après 7 ans à côtoyer l'autre, elle a finalement accepter d'y aller.

On sort du train, et on apprend que la marche d'approche sera de 3h50. Bam! On se met en route. Les paysages sont insensés et provoquent la sortie de ma caméra tous les 100 m.




La jolie région du Pays-d'en-Haut.




Peu avant le début de la via ferrata, on découvre cette cabane d'altitude, carrément fusionnée dans le roc.




Juste à penser à ce que nous avons fait ce jour là, je sue des mains. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est une via ferrata, c'est comme de l'escalade, mais au lieu d'utiliser les prises naturelles sur la paroi, on s'aide d'échelles, de barreaux et de câbles qui ont été fixé sur la paroi. Nous sommes assurés avec des harnais, des sangles et des câbles fixés au roc.

Je ne veux pas faire mon capitaine Bonhomme, mais par moments il y avait sous nous quelque chose comme 200 m de vide.




J'étais le dernier à passer dans la gang. Je n'arrivais pas à croire qu'Elisabeth avait passé par là avant moi. Elle m'a avoué par la suite qu'elle n'a pratiquement jamais regardé en bas! Je trouve que ce fut un bel exercice de maîtrise de soi et de ses émotions, car il n'est pas vraiment permis de paniquer. Une fois que tu commences, tu fonces, tu te concentres et après tu es fier.

Une belle réussite d'équipe, que nous avons célébré au sommet du Rübli!




Avec Fred et Julie, la saison des amis a officiellement été lancée. La prochaine à venir nous voir: Janelle!

Amitiés suisses,

Daniel
xxx

P.S. Bientôt le cap des 10 000 visites! Merci!
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Les bronzés au Tessin 
Sunday, May 18, 2008, 12:02 PM
Amigos, amigas,

Il y a de ces jours fériés qui tombent du ciel (littéralement), tout à fait gratuitement. Toute la Suisse était en congé le lundi 12 mai, pour célébrer la Pentecôte. Je n'ai aucune idée de ce que représente la Pentecôte (Roseline pourrait sans doute me l'expliquer), sinon qu'un excellent prétexte pour passer 3 jours au Tessin, dans la Suisse italienne.

VOYAGE AU TESSIN: 12-14 mai 2008
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Le Tessin est situé au sud des Alpes, à environ cinq heures de train de Lausanne. Un voyage notamment ponctué par la traversée du St-Gotthard, un imposant tunnel ferroviaire de 15 km de long.

Arrivés à Lugano, on se sent vraiment dans un autre pays. La langue, le climat et la végétation luxuriante (des palmiers!) n'ont rien à voir avec Lausanne.

Elisabeth a considéré apporter un de ces saucissons pour son voyage de trekking en Islande. Si seulement ils ne faisaient pas 30 kg chacun...



La première journée, nous avons visité la ville de Lugano. Essentiellement, nous nous sommes fait expulser d'une terrasse, traiter de "mal educados" par un opérateur de funiculaire, et ignorer par une serveuse pendant 1 h. Sérieusement, bravos à tous ceux qui font le ramadan, parce que moi manger une pizza à 21h30 alors que j'avais déjà fait à 17h, ça m'effrite le "mental" et surtout les parois intestinales. Une fois quitté le service à la clientèle plutôt déficient de Lugano, nous avons pris la direction des montagnes. Là, je savais que je n'aurais pas de difficulté à m'entendre avec les falaises, l'herbe et les cols.




Première journée, nous avons emprunté un sentier qui longeait le flanc de la montagne. Pas d'Heidi en vue, seulement un orage, en contre-jour ici avec les randonneurs.




La rando est un sport facile en Suisse. Tout est bien indiqué en tout temps, il y a toujours une façon de te rendre en moyen de transport aux points de départ et d'arrivée, et surtout, il y a toujours une cabane de montagne prête à te servir une soupe chaude quand tu es détrempé suite à une bonne marche sous la pluie. Un peu trop facile parfois...

Ici en compagnie de mon ancien coloc et grand pote François.



J'ai appris à apprécier les fleurs qui poussent en montagne. Drôlement plus beau que du pissenlit dans la catégorie espèce sauvage.




Le sentier empruntait par moment la frontière avec l'Italie. Je peux donc dire que j'ai été dans ce pays, mais disons jamais à plus de 30 m de la frontière suisse. Est-ce que ça compte pour "Where I've been" dans Facebook? En passant, ci-dessous, ce n'est pas la tombe de monsieur I mort en 1929, mais bien une borne de la frontière "I"talienne, posée en 1929.




Après une délicieuse nuit passée dans une cabane du Club Alpin Suisse, nous avons repris la route. Une journée haute en émotions, vu le sentier qui passait dans des endroits bien inclinés. Ma soif d'extrême a été assouvie. À un moment, je me suis tourné et j'ai vu François grimpé sur l'un de ces pics, défiant le vide qui l'entourait. Plus fou que moi je vous jure...




Une classique photo des amoureux, avec un joli background de lacs italiens et suisses...




Éric et François, au sommet d'un pic. J'aime bien la profondeur de champ dans cette photo.




Autre photo de panorama:




Ici un regard sur Lugano, la neuvième plus grande ville de Suisse avec 130 000 habitants, capitale du seul canton complètement italophone de Suisse.



COUPE DE CHEVEUX: 17 mai 2008
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Hier, je me suis fait couper les cheveux. Ça cale peu à peu, Houston.


RETOUR À LA DENT DE JAMAN: 18 mai 2008
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Avec François et une douzaine d'autres personnes, nous nous sommes attaqués à la dent de Jaman, pour une deuxième fois dans mon cas. Je n'aime pas trop repasser par les mêmes sites, j'ai l'angoisse de manquer de temps pour tout visiter ce que je veux visiter, mais en même temps quand tu inities d'autres gens, c'est comme si ça comblait cette angoisse et au bout du compte tu restes heureux.

Ici avec une partie du groupe. La verdure des prés réapparaît, quel bonheur.



Il y a deux semaines, je vous écrivais sur le temps des tulipes. Et bien cette semaine, c'est le temps des narcisses. De toute beauté!




La dent de Jaman était cariée par la boue et la neige et son ascension n'a été que partielle. Mais un petit rush d'adrénaline n'est jamais de refus.



Voilà, vous voyez bien que mes aventures en Suisse riment beaucoup avec randonnée, mais quelle belle façon de découvrir du pays!

NOTE: J'en profite pour souhaiter une excellente saison 2008 à mon équipe de soccer préférée, les Cabrones. Listos?

Amitiés,

Daniel
xxx
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