GO HABS GO depuis le pays de Mark Streit 
Tuesday, April 8, 2008, 01:52 PM
Hola todos,

Je n'arrive pas à y croire. Ce n'est pas comme si je n'avais pas suivi leur progression. Mais je continue de regarder le classement du Canadien de Montréal et leur première place dans l'association de l'Est me sidère, m'emballe, que dis-je, me jette par terre! Et je suis là, au loin, à 5000 km du Centre Bell, à suivre des résumés de 2:30 min sur rds.ca. Il me semble que j'entends la foule, je vois les drapeaux sur les voitures, j'entends Ron Fournier chanter "ce soir, j'ai l'âme à Latendresse". Et les gens qui se lèvent, et la foule qui scande GO HABS GO et qu'au Québec, il n'y ait plus qu'une préoccupation, outre la fonte des bancs de neige, soit la présence de nos glorieux en séries éliminatoires.

Voyez, amis, que je n'ai pas peur des kilomètres pour afficher haut et fort mon sentiment d'appartenance à mon club.



Je commence une longue série de récits, en ordre chronologique s'il vous plaît. Nous avons pas mal de chemin à rattraper disons...


VISITE DE NOTRE BEAU-FRÈRE NICOLAS: 22-24 mars 2008
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Première visite officielle d'un membre de notre famille. Notre "curé" préféré à Eli et à moi, qui a donné une formation à Grenoble et qui en a profité pour passer Pâques avec nous.

La première journée, nous avons visité Lausanne, notamment un magasin de savons que tu as le goût de manger mais que tu peux pas parce que ça reste quand même du savon.

Le plus beau "highlight", ça a été quand nous sommes allés face à face avec le Cervin, dans la région de Zermatt. Pour les amateurs de Toblerone, c'est la montagne sur le logo de la marque de chocolat.

Non mais, admirez ce sommet reconnu pour l'alpinisme (4478 m) et bien sûr, pour les fondues au chocolat.




Nous n'avons pas pu bénéficier de la meilleure vue en raison des nombreux passages nuageux, mais à un certain moment le soleil a chassé les nuages pendant un instant. Juste assez de temps pour faire cette photo panoramique.




Nous nous sommes amusés à dévaler les pentes d'une montagne voisine équipés de luge. Pas facile à contrôler et ça peut vraiment prendre de la vitesse facilement.




Ça valait quasiment une descente en traîne sauvage dans le rang fermé à St-Pierre-de-Broughton. Mais il manquait quand même un petit quelque chose...




FAIT DIVERS - LA COUILLE DE L'HOMME ROSE:
J'ai fait une couille comme on dit ici (lire une gaffe). J'ai en effet récemment appris ce qui pouvait se passer si on fixait mal le filtre des laveuses européennes. 45 minutes après avoir parti ma brassée, je suis descendu au sous-sol pour voir la progression du cycle lorsque j'ai vu la pièce annexée à la salle de lavage complètement pleine d'eau (genre 3 cm d'eau). "Shit de marde", je me suis dit, j'ai enlevé mes bas et j'ai entré (plongé serait plus juste) dans ladite salle de lavage. Holy molly, au moins 10 cm d'eau partout. Je capotais. En passant, Nic, tu es un Dieu pour égoutter une salle de lavage avec un bac de linge sale. Maintenant j'ai peur de laver mon linge et depuis j'ai décidé de virer mes sous-vêtements de bord une fois sales comme ça je peux les porter deux fois et du coup faire moins de brassées.


VISITE D'ALEX COUËT: 27-31 mars 2008
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Pour ceux qui ne le connaissent pas, nous avons reçu le frère de notre grand ami multi-talent Fred Couët, Alex, qui était de passage en Suisse. Il étudie pendant une session en Suède et a décidé de faire un voyage en Europe entre deux mi-sessions. Pour les intéressés, vous pouvez aller lire son blog: http://couet.blogspot.com/

En sa compagnie, nous avons fait principalement deux activités. Par une belle journée ensoleillée, nous sommes d'abord allés faire de la raquettes dans les pré-alpes vaudoises, à Villars.




Petit à-côté, j'ai pensé qu'il serait intéressant de vous montrer à quoi ressemblait des pare-avalanches, qui servent... ben... à parer les avalanches.



Le lendemain, soit le dimanche 30 mars, nous sommes allés nous promener dans les vignes de Lavaux. De l'agriculture en terrasses le long du lac Léman dans un microclimat unique. Le site est patrimoine mondial de l'Unesco et pas pour rien. Il faut cependant rappeler que des vignes en plein mois de mars, ça ressemble plus à des bouts de bois tout entortillés autour de leurs tuteurs.

Alex et Eli dans les vignes.




Lavaux et le lac Léman.




En route vers le village de Cully.




AU KIOSQUE DES OBJETS PERDUS CETTE SEMAINE
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J'ai épuisé tout mon karma de chance la semaine dernière. Maintenant si j'échappe une toast (i.e. une routie grand-papa), c'est sûr qu'elle va non seulement tomber sur le côté beurré, mais que je vais glisser dessus et finir avec une fracture du bassin.

Je vous explique un peu le contexte. Nous sommes allés rendre visite à notre station météo sur le glacier de la Plaine-Morte, à Crans-Montana (voir l'entrée de mon blog du 17 février 2008), question de déneiger les instruments et de prendre quelques mesures. Une fois sur le glacier, nous avons commencer à nous rendre vers la station, qui est environ à 1h00 de ski de randonnée. Quelques instants après notre départ, la dameuse vient à nos côtés et nous offre un lift. Trop cool, je me dis. On embarque derrière, près du pot d'échappement, sur une plate-forme de rangement. Ça brasse pas mal, mais c'est juste excellent de flotter sur la poudreuse comme ça. Par moments, des bouffées du pot d'échappement m'arrivent au visage et je m'en éloigne en me tournant sur le côté. En arrivant à la station, je commence à déneiger un peu puis je vais voir mon sac à dos pour récupérer ma caméra. Que vois-je alors... La pochette avant de mon sac à dos, dans laquelle j'avais rangé mes clés et mon porte-feuille, complètement fondue et éventrée (j'étais trop près du pot d'échappement). Dans un petit repli de ce qui reste de la pochette, mes clés sont là. Sibol, quelle chance... Mais mais mais... Mon porte-feuille!!! Plus là. Soit fondu, soit tombé à quelque part sur le glacier pendant notre escapade de 20 min de dameuse. Je cède quand même à la panique, je commence à chercher autour de la station météo, sans succès. La seule chance est qu'il soit encore présent sur la plate-forme où on était. Mais ça brassait tellement, c'est peu probable. Mon collègue contacte le chauffeur de dameuse qui est déjà rendu loin et il explique la situation. Il répond qu'il va chercher. Les secondes sont longues et plus le temps passe, moins mes chances de retrouver sont bonnes. Heille, perdre un porte-feuille sur un glacier de quelques kilomètres carrés... Après quelques minutes, il nous annonce qu'il l'a retrouvé. QUOI??!!!??? En effet, quelques minutes plus tôt, il avait vu une tache noire dans son rétroviseur. Il croyait à une tache d'huile, mais après notre appel il est revenu sur ses pas et a fait l'heureuse découverte. Quelle chance, en plus qu'il n'était pas fondu!


LA PROVENCE OU LA RECETTE D'UN COUP DE SOLEIL DANS LA FACE: 5-6 avril 2008
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Dernière utilisation de notre Eurail Pass: séjour à Marseille et à Avignon, dans la douce Provence de nos cousins adorés. Une ville pleine de vie, de culture et de soleil.

L'entrée du vieux-port de Marseille, protégé par des fortifications.




À la basilique Notre-Dame-de-la-Garde, qui surplombe la ville de Marseille, les murs portent les traces des affrontements lors de la libération de la ville durant la deuxième Guerre mondiale.




Pour ceux qui ont lu le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas, voici le château d'If, la prison d'Edmond Dantès.




Nous avons été marché sur une île à quelques km de Marseille, Frioul. Des anses aux eaux turquoises, quoi de plus reposant.




L'île était caractérisée par une formation rocheuse donnant lieu à des formes très intéressantes.




Cette photo dramatico-romantico-quétaine révèle d'abord et avant tout que le pont d'Avignon est pas plus fonctionnel que le viaduc de la Concorde une fois écroulé.




MOT DE LA FIN
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Je termine en vous disant que j'ai pu skier la semaine passée avec des mineurs d'avalanches (ils les déclenchent avec des explosifs) dans une station de ski fermée. Je suis pas trop fort en poudreuse, mais c'était doux doux doux. Sweet life!

Saludos,

Dan the man
P.S. Bravo à ceux qui ont tout lu! Je vous admire!
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Un bouchon dans l'estomac 
Tuesday, March 18, 2008, 02:25 PM
Hola todos,

Vous connaissez ce qu'est une andouillette? En tout cas, moi je ne le savais pas avant de le commander dans un bouchon lyonnais. Vous pouvez être sûr que je ne suis pas prêt de l'oublier. Holy molly.

Amis, sachez qu'à Lyon, un bouchon est un type de restaurant authentique où l'on vous sert de la cuisine très axée sur les abats. Moi qui n'est pas trop excité de manger de la farce de dinde chez la belle-famille, c'était mû par un enthousiasme frôlant la déraison que je tenais à faire l'expérience d'un bouchon lyonnais. Mise en contexte.

VOYAGE DANS LES ENTRAILLES DE LYON: 8-9 mars 2008
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Je tiens d'abord à remercier tous nos amis qui nous ont donné notre Eurail Pass pour notre mariage. Vous nous avez permis de faire un voyage plein de découvertes.

Extraits de notre journal de voyage de la main d'Eli:
"Dès notre arrivée à Lyon, nous avons débuté notre marathon à la marche. Première destination, Fourvière. C'est un parc situé sur une colline surplombant la ville. Nous avons visité la magnifique cathédrale avec des mosaïques incroyables [...]"

La cathédrale Notre-Dame-de-Fourvière.




"[...] et deux anciens colisés romains."

En voici un.




"Nous avons ensuite redescendu la colline pour aller se balader dans le Vieux-Lyon. En après-midi, direction Presqu'île, le centre-ville de Lyon entouré par deux rivières, la Saône et le Rhône."

Ici, la Saône bordée par des immeubles colorés.




"La place Bellecour, une des plus grandes places d'Europe en superficie accueillait des danseurs Tecktonik".(Allez voir http://www.youtube.com/watch?v=Z7EqlVqZY1c , c'est un courant très fort chez les jeunes en Europe: traumatisant!).

La vue vers Fourvière depuis la place Bellecour.




La fontaine de la place des Terraux était sublime, de même que l'hôtel de ville, qui a servi de décor à une photo des protagonistes.




Retour entre les mains de notre scribe Eli: "Pour souper, Daniel tenait absolument à manger dans un bouchon, resto typiquement lyonnais. Après 1 h de recherches et 1h30 d'attente, nous avons réussi à nous asseoir à une table de CHEZ PAUL. Pour l'entrée, nous avons eu droit à 9 plats à partager. Les 2 plus marquants: les pattes de porc en salade et le museau de boeuf. Comme plat principal, j'ai (Eli) joué la carte de la sécurité en choisissant un morceau de boeuf. Daniel a plutôt décidé de prendre l'andouillette. Tout allait bien jusqu'à ce que Daniel décide de couper la saucisse en deux... C'était des rouleaux d'intestins de porc, et le goût était... &?%$&*. Le digestif, des cubes de sucre marinés dans un alcool 70% vert. Il n'y a pas eu de décès, mais quelques toussotements. Le repas a duré plus de 3 h! De retour à l'hôtel, j'ai demandé à Daniel ce qu'il avait préféré comme plat: "Ben, les betteraves étaient bonnes!""


LE JEU DES ASSIETTES FAIT LE TOUR DU MONDE: 1 mars 2008
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Vous connaissez le jeu des assiettes? Ceux qui sont venus à notre mariage s'en rappellent sûrement. Un petit clin d'oeil pour dire que nous nous sommes assurés de sa propagation de bouche à oreille sur le Vieux Continent.




Randonnée dans le Jura Suisse: LE CHASSERON (2 mars 2008)
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En compagnie de Jan, Julia et Cécile, nous sommes allés nous promener au Chasseron, une montagne du Jura suisse qui culmine la région à 1607 m d'altitude. C'était par une journée plutôt grise, mais un de ces moments où tu préfères être dehors et qu'il fasse gris que rester à l'intérieur et te dire que ça serait donc mieux s'il faisait soleil.




En marchant sur la crête, nous avons à l'est une belle vue sur Yverdon-les-Bains, au sud du lac de Neuchâtel, avec en arrière-plan les Alpes.




Encore une fois (clin d'oeil à Alex), les guêtres ont prouvé toute leur utilité. Nous croyions avant de partir que nous n'aurions pas de problème avec la neige, mais ce n'est qu'arrivés sur le flanc nord de la montagne que nous avons constaté qu'il y avait de la vieille neige qui nous faisait parfois caler jusqu'à la cuisse. Ça vous convaincrait n'importe quel randonneur de troquer ses espadrilles blancs contre des bottes de marche!

Au retour à Neuchâtel, la vue sur le lac du même nom était magnifique, sous des cieux rosés.




VERSION SUISSE DE MA CABANE AU CANADA: 15-16 mars 2008
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Appelons ça un chalet suisse dans le Val d'Hérens. Pour moi, c'était la deuxième fois (voir l'entrée de mon blog du 4 mars 2007), pour Elisabeth la première.

Ça ne l'a pas empêchée de faire la pose devant les Alpes. Après un survol de mes entrées des derniers mois, les deux (Eli et les Alpes) se bataillent le titre du sujet le plus fréquemment posé par ma caméra.




Nous avons passé une superbe fin de semaine. Deux belles ballades dans les alentours, une bonne fondue au fromage digérée à l'aide de 3 litres de thé. Le bonheur en bonne compagnie.




LE MOT DE LA FIN:BRAVO À ELI!
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Un petit mot pour féliciter Elisabeth d'avoir trouvé un emploi en recherche sur la fertilisation à la station fédérale de Nyon. Nous sommes tous "pas surpris", mais combien contents et fiers de toi!

Always yours,

Dan the man
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Là où l'on boit la bière au litre 
Saturday, March 1, 2008, 09:52 AM
Amigos,

Une petite soirée à Munich est arrosée de 3 bières. Par contre, quand on voit la grosseur des bucks, on comprend que les Munichois ont une façon spéciale de résister à l'alcool. Peut-être est-ce parce que les immenses Pretzels qu'ils bouffent en même servent d'éponges une fois tout le tralala dans l'estomac?



Grâce à tous nos amis qui nous ont donné une passe de train à notre mariage, nous avons pu nous rendre en Bavière (région de Munich), à plus de 6h30 à l'est de Lausanne. Munich est vraiment une ville dynamique, que j'oserais résumer en quelques clichés: spectacle de carillon à la place centrale, spectacles de musique classique de haute qualité dans la rue et bière dans les "beer gardens" (jardins de bière).

Un de mes nouveaux sports préférés est d'aller grimper dans la tour des églises downtown pour avoir une vue de la place centrale.



À 30 min de train de Munich, on trouve le camp de concentration de Dachau. Une visite... bouleversante.

L'entrée du camp, où les prisonniers débarquaient du convoi.



Quelques points qui m'ont marqué:
- le camp a été en fonction de 1933 à 1945, donc bien avant le début de la 2e G.M.

- les prisonniers étaient bien entendu des Juifs, mais aussi des gitans, des Polonais et des prêtres.

- le camp prétendait être un camp de rééducation, d'où la mention "le travail rend libre" sur la porte d'entrée. Très amer, quand on sait qu'aucun ne sortait de là...




- initialement conçu pour 6000 personnes, Dachau contenait 32000 prisonniers lors de la libération par les Américains.




- bien que le camp comptait une chambre à gaz, elle ne fut jamais mise en fonction.

- par contre, les fours crématoires roulaient à plein régime. Vers la fin, ils n'arrivaient même plus à suffire, d'où l'amoncellement de corps lors de la libération.



- les soldats SS n'hésitaient pas à pousser les prisonniers dans la zone du "No man's land" pour avoir un prétexte pour les abattre, comme "ils étaient en train de s'échapper".

Malgré toute la mise en contexte de l'époque, on arrive difficilement à ne pas en vouloir aux Allemands d'avoir fait une telle chose. Ça reste un sujet de malaise, même après 60 ans, et après réflexion, je me rallie à la citation qui ornait un monument commémoratif sur le camp:

"Puisse l'exemple de ceux qui furent exterminés ici de 1933 à 1945 dans la lutte contre le nazisme faire que les vivants s'unissent pour défendre la paix, la liberté et le respect de la personne humaine."




Sujet immensément plus léger, reconnaissez-vous l'emblème de Walt Disney? Il s'agit du château de Neuschwanstein, tout près de la frontière autrichienne. Coincé par une horde de Japonais, nous avons entrepris la montée de la colline sur laquelle est située l'oeuvre du roi mégalomane datant du 19e siècle seulement.




Ce qui frappe le plus de la construction, c'est non seulement son isolement sur la colline flanquée de falaises escarpées, mais aussi l'immensité de ses murs blancs qui se dressent sur de nombreux étages.

Une fois la visite donnée par un guide pré-pubère terminée (pas le droit de prendre des photos à l'intérieur), nous avons tenté de battre le record Guinness du plus de touristes sur un pont suspendu. Ça peut toutefois mener à quelques photos pas trop mauvaises...



Au plaisir amis,

Dan the man
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Le déluge de confettis 
Sunday, February 17, 2008, 01:20 AM
Salut à tous!

Reconnaissez-vous Elisabeth sous cette averse de confettis?




Le lieu du crime: Bâle. Cette ville novartissienne, siutée en territoire suisse, est collée sur la frontière française et allemande. Elle est le théâtre du plus grand carnaval de Suisse. C'est accompagné de Nicolas et Marie-Ève qu'Eli et moi avons vécu cet événement grandiose.



Permettez-moi un petit retour dans le temps. La veille, avant le début du carnaval, nous avions fait une visite de la ville. De belles maisons serrées le long du Rhin parvenaient à nous faire oublier les grues du secteur industriel de la ville.




Une promenade qui nous avait mené jusqu'au coeur de la ville. Sur les facades de l'hôtel de ville, un décor médiéval.




En fin de journée, nous étions allés à un village voisin: Liestal, pour assister à une parade de chars de feu. À ce moment, nous étions aussi accompagnés de Martin et Nikki, ce qui nous a tous rendus fort heureux!




Le concept de la parade étant un peu primitif, mais ô combien spectaculaire. Je vous explique: tous les gens se réunissent dans les rues serrées du village. Une fois la nuit tombée, des chars en métal rouillé de quelques mètres de hauteur remplis de bois défilent... allumés!




Le seul hic, qui ne semble pas en être un pour les habitants de la place, c'est qu'il y a un tunnel à passer, juste sous le bâtiment avec l'horloge du village. Ailleurs, ce serait impensable. Ici, des pompiers aspergent d'eau la surface entre chaque char. Une fois de l'autre côté, la flamme resurgit en force, ce qui donne lieu à un monstre de quelques étages de haut!




Bon, je ne sais plus où j'en suis dans mes temps de verbe... Après la parade des chars de feu de Liestal, nous avons retraité à Bâle. Après à peine quelques heures de sommeil, nous nous sommes levés à 2:45 du matin pour assister au début officiel du carnaval de Bâle, appelé Morgenstraich. En gros, à 4:00 du matin pile (pas une seconde de plus ou de moins, vous connaissez l'exactitude des Suisses), les lumières s'éteignent et le défilé des cliques (flûtes et tambours) commence, entremêlé de parades de lanternes.


Après environ une heure de parade dans le noir et dans le froid, nous sommes allés nous recoucher. Il fallait des forces pour la grande parade de l'après-midi.

Celle-ci fut fort interactive. Des kilomètres de chars avec des musiciens aux masques d'une qualité artistique remarquable.

À noter qu'Elisabeth s'est fait saisir par un Waggis (un monstre mongol au pif de géant) qui lui a fourré une tonne de confettis dans le dos. Ce qui ne l'empêchait pas de sourire...




Motivés, un peu hyperactifs, nous avons fait toute une récolte de ces objets que lançaient les gens sur les chars qui défilaient. Une soixante d'oranges, des fleurs et même un chou chinois!




PROJET DE TERRAIN: LE GLACIER DE LA PLAINE-MORTE
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À deux reprises lors des dernières semaines, je me suis rendu au glacier de la Plaine-Morte (3000 m). Au centre du monstre de glace, notre labo a installé en janvier une station météo pour étudier les interactions neige-atmosphère dans ce milieu hostile.




Il est accessible via un remonte-pente de la station de ski de Crans-Montana combiné à une heure de ski de randonnée sur du plat.




En fait, la station de Crans-Montana trace des pistes de ski de fond sur le glacier. Or, il faut bien faire attention à rester sur les pistes, autrement on pourrait disparaître dans une des crevasses. Heureusement, ces dernières sont bien marquées par les dameuses.




RANDONNÉE DANS LE JURA SUISSE
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Le Jura suisse est une région où l'horlogerie bat son plein. Adeptes de la précision et de l'exactitude, les horlogers suisses ont développé plusieurs techniques que nous avons pu découvrir lors de notre brève visite au musée d'horlogerie de la Chaux-de-Fond.

Cette visite fut suivie d'une randonnée sur une crête du Jura en compagnie de deux amis: David (Belge) et Julia (Allemande). Bien que la chaine de montagne rappelle fortement par ses plaines entrecoupées de collines aux formes plutôt arrondies les Appalaches, nous avons eu droit à un beau spectacle lorsqu'au loin, nous avons aperçu les Alpes dans toute leur splendeur.




VISITE VIRTUELLE DU VINET 7, LAUSANNE
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Tel que promis, voici une visite virtuelle de notre appartement à Lausanne.

Nous sommes situés tout près d'un rond-point et d'un salon de coiffure vide où la coiffeuse attend sur sa chaise des clients en regardant les gens passer dans la rue.

Dans ce bel immeuble couleur poussin intoxiqué, notre appartement se situe à droite du deuxième oeil-de-boeuf.




Nous sommes ici à l'entrée. D'un côté, une fenêtre et de l'autre, la salle de bain.




Nous sommes maintenant au carrefour de notre appartement. Je vais tuer votre questionnement dans l'oeuf, le foyer est condamné. Je sais qu'il ajoute un élément de déco néo-classique. Alors, à gauche, notre chambre. Au centre, le salon. À droite, la cuisine.




Une belle chambre meublée Ikea. Le bureau dans le coin est le site de travail d'Elisabeth.




La cuisine, très étroite. Un bon test de couple lorsque vous cuisinez à deux. À noter que le frigo est pour gauchers, ce qui est bizarre.



Je termine avec ma deuxième pièce préférée (la première étant le balcon), le salon. Une journée de soleil, comme les fenêtres donnent plein sud, c'est un bon endroit pour faire pousser des cactus.




Voilà, j'espère que vous viendrez voir de vos propres yeux notre "chalet suisse".

Take care,

Dan the man
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Into the Wild... Switzerland 
Monday, February 4, 2008, 04:03 PM
Salut amigos,

Un pré à basse altitude, l'air chaud du foin qui sèche. On s'imagine le même champ, au printemps, couvert de narcisses. Nous sommes aux Avants, un petit village que je commence à bien connaître, et le soleil nous chauffe le visage. Nous sommes heureux.




Il faut dire que la veille nous avions eu une belle journée. Elisabeth avait eu la grande surprise d'apprendre qu'elle savait faire du ski parallèle, un cours aidant. Nous avions dévalé les pentes de Villars, dans les préalpes vaudoises. Encore d'autres paysages sublimes qui défilaient devant nous, une routine auquelle on s'attache. De véritables junkies des montagnes.




En compagnie de Marie-Ève, la cousine d'Eli. Les progrès d'Eli lui ont donné le goût de retourner et pour ça moi j'embrasserais volontiers son moniteur de ski. Bon, disons sur la joue seulement.




LES MONTAGNES DU JURA SUISSE
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Pour les nostalgiques de Québec, un séjour express dans le Jura Suisse éponge la soif des Appalaches. Des villages dans les collines entourés de champs enneigés. St-Pierre-de-Broughton version helvétique. Et puis voilà quoi!

Profitant d'une arrivée de neige fraîche, nous sommes allés faire une randonnée au Creux-du-Van, dans le canton de Neuchâtel. Pour ceux qui s'y connaissent avec Google Earth, allez faire un tour aux coordonnées suivantes: 46°56'10.20"N, 6°43'39.15"E. Surtout, amusez-vous avec la 3e dimension pour comprendre.

Le Creux du Van est un impressionant cirque rocheux. En mots simples, un demi-beigne pas facile à monter.




Une fois au sommet, nous avons marché le long de la crête...




... et observé de jolis paysages...




... qui prennent parfois la forme de charmantes demoiselles (ici Eli et Linda)...




Ci-dessous, de vieux routiers amoureux de la randonnée, et de l'autre.




Le lendemain nous sommes allés nous promener à Neuchâtel. Une jolie ville, qui avait un peu des allures de Val-Jalbert en ce froid dimanche après-midi. Entre un château, une église et une expo sur les primates, nous avons trouvé des façons d'écouler une heure après avoir manqué notre train. Si jamais ça vous arrive, je vous suggère de faire du slalom entre des poteaux d'un stationnement, ça fonctionne bien.




Dans notre appartement de l'avenue Vinet, nous avons reçu officiellement des amis pour la première fois. Quoi de mieux qu'une combinaison poutine-fajitas-grands-pères-dans-le-sirop pour leur dilater l'estomac et leur donner le goût du Québec, pleinement.




Au plaisir de manger de la poutine avec du fromage Tilziter en votre compagnie!

Daniel
xx
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