Sunday, June 5, 2011, 12:46 PM
Amigos, je tire ma révérence de blogueur.
Chère famille, chers amis, chers lecteurs,
J'ai créé le blog à l'automne 2006, il y a presque 5 ans. À l'époque, je partais découvrir l'arctique canadien. Depuis, j'ai pris beaucoup de plaisir à partager mes aventures, randonnées et découvertes. Je tiens à tous vous remercier de votre assiduité et de votre intérêt. Merci aussi à l'équipe de g-noc pour l'hébergement (virtuel) et bien sûr, à mon grand pote Pierre-Marc.
Les prochains temps seront riches en changements de mon côté. En septembre, je termine mon doctorat. En décembre, nous rentrons au Québec. Mais le summun, c'est qu'en octobre, Elisabeth et moi serons parents d'une petite fille. Quelle joie! À l'aube de cette période effervescente, je sentais donc qu'il était temps de tourner la page.

Allez, une dernière fois:
Saludos,
Dan the man




( 3.2 / 82 )
Thursday, December 16, 2010, 09:27 AM
VOYAGE EN ITALIE: LIGURIE ET TOSCANE (23-31 oct. 2010)************************************************************************

Des allées de cyprès, un relief qui ondule jusqu'à ce qu'il se perde à l'horizon. Devant, le paysage du Chianti et ses vignes jaune flambloyant, et derrière, une Fiat qui colle au pare-choc. Mes yeux se rappellent les tours médiévales de San Giminiano, et mes papilles la dernière bouchée d'un foccaccia lugirien.
A quelque 35 km du plus grand port d'Italie, en l'occurrence Gênes, c'est pizza, pasta y musica. Portofino, avant d'être un resto de la rue Couillard, c'est un port huppé de la côte méditerranéenne. Même en saison morte, on parvient à devenir l'effervescence estivale du site.

Nous explorons le sentier pépère qui longe le bord de mer. Le mélange coloré des bâtiments éblouit notre regard malgré le gris du ciel.

Après avoir vu mon père nous en parler avec des trémolos dans la voix, nous n'avions pas vraiment le choix d'aller visiter les Cinq Terres, tout près de là. Malgré la couverture nuageuse importante et les quelques gouttes de pluie, ce fut toute une journée!

Avec le système d'indicateurs pour les sentiers, on comprend vite qu'on a quitté la Suisse. Les panneaux sont placés aléatoirement, mais quand on a une Fortier dans l'équipe on retrouve toujours son chemin. Ici, dans des champs de vignes.

Des cadenas placés sur la Via Dell Amore, pour sceller l'union de deux amoureux. C'est kitsch, mais très populaire...

Le plus beau des village, c'est Vernazza. Il est bâti sur une pointe improbable qui fend la mer.

Nous sommes habitués au relief, vivant à Lausanne. Mais là, définitivement, la troisième dimension s'en prend à nos mollets.

La nuit suivante, c'est le déluge. Notre tente est inondée et on flotte sur nos matelas de sol. Le matin, toujours coincés avec cette météo, on décide d'aller à Carrara pour visiter des mines de marbre. Seulement, la route devient peu à peu une rivière et d'immenses camions transportant du minerai avec des roues de 5 m défilent dans le rétroviseur. On pense s'être trompés, mais on arrive finalement au site.

La technique standard pour extraire le marbre est de découper d'immenses blocs en surface, détruisant peu à peu la montagne. La mine qu'on visite est souterraine, fait rare. On visite la mine où Michel-Ange a choisit le marbre pour modeler David (et sa montagne de muscles - malgré qu'Eli ait trouvé qu'il était mal proportionné au niveau de l'entre-jambe).

À la Piazza del Duomo à Pise. La fameuse tour penchée est en arrière plan. J'ai jamais vu autant de monde faire un mime en même temps: prendre une photo où ils font semblant qu'ils retiennent la tour.

En plus de son angle d'inclinaison prononcé, le campanile (tour penchée) fascine par la beauté de sa finition extérieure et son blanc éclatant.

Nous logeons dans un appartement près de Gambassi Terme, un bled dans la campagne toscane. Le site regroupe plein d'habitations pour les touristes et il est complètement désert. Le personnel se tourne les pouces en regardant le vent qui fait vaciller les arbres. Il fait 10°C et nos maillots de bain vont rester dans les valises.

On enchaine la cuisson de pâtes et de polenta. La cuisine italienne domine le monde. On est loin des röstis suisses (oups je l'ai dit)...

Le cliché italien des draps qui sèchent à la fenêtre. Nous sommes à San Giminiano.

Une belle fille sous le soleil.

À l'époque de telles tours (hauteur ~ 50 m) se faisaient construire par les familles riches pour illustrer leur puissance.

Au sommet de l'une de ces maisons tours, avec la vue sur les paysages typiques de Toscane.

La Piazza del Campo à Sienne, la grande rivale de Florence. Deux fois par année s'y déroule une course de chevaux célèbre, le Palio, où tous les coups sont permis.

Le symbole de la ville est sans conteste le Duomo. Un bâtiment tout en marbre avec une facade à vous faire tomber par terre.

Le Duomo vu de la Torre del Mangia, à plus de 100 m au-dessus du sol. Notez l'arrangement chaotique des maisons médiévales.

Nous avons passé une journée à arpenter la région du Chianti, reconnue pour ses vins.

Forêts et vignes dans un paysage vallonné.

Florence, c'est la Mecque de la culture. Pour les non-initiés comme nous, il y a de quoi avoir le tournis. Nous sommes d'abord aller voir le David de Michel-Ange (photos interdites), ce colosse de 5 m en marbre blanc. Puis, nous avons été au musée des Offices pour contempler quelques incontournables (La naissance de Vénus, le printemps, etc.)
Le Ponte Vecchio. Il faut s'imaginer les bouchers au Moyen-Âge qui y avaient élu domicile. Très pratique cette rivière pour jeter tous les restes de découpe. Quand plus tard les gens ont fait la découverte de l'hygiène, les autorités de la ville ont décidé d'y installer des joalliers et des bijoutiers.

Persée tranchant la tête de Méduse, sur la place Vecchio.

Porte en bronze du baptistère St-Jean.

La cathédrale Santa Maria del Fiore.

En conclusion, il faut aller en Toscane au moins une fois dans sa vie. Il y a trop d'incontournables. À moins d'être un grand fan de culture, mieux vaut peut-être attendre nos cheveux virent poivre et sel.
Saludos,
Dan
Saturday, October 16, 2010, 09:31 AM
Tcheu c't'équipe! (expression vaudoise)Le vent a bien soufflé contre les pentes alpines depuis la dernière entrée. J'ai maintenant complètement terminé mon expérience. Nous avons tout démonté au début du mois d'octobre. Heureusement, aujourd'hui, il neige à 1000 m d'altitude!
D'ailleurs, j'ai décidé de présenter en rafale quelques photos marquantes de ce déploiement pour étudier les vents d'origine thermique sur les pentes raides.
- Une des cinq vaches héliportées dans le fond du Val Ferret suite à une chute mortelle. Qui a dit que l'agriculture suisse était rentable?

- Érection de la tour de 10 m dans une pente de 40 degrés... et elle a tenu tout l'été!

- Des travailleurs en or pour aider au déploiement du ballon.

- Une chance unique d'étudier l'écoulement atmosphérique autour d'obstacles en mouvement.

- Une nuit de mesures avec des siestes alternées.

- Avec ma source d'inspiration.

LE GRAND MUVERAN: 7-8 AOÛT 2010
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Un des derniers sommets que je voulais faire absolument dans la région, le Grand Muveran. Un bloc massif à plus de 3000 m accessible à la marche pour le randonneur avec du sang de bouquetin dans les veines.
Première journée, on doit relier Derborence à la cabane Rambert après avoir vécu le parcours de car postal le plus spectaculaire de notre séjour en Suisse. C'est parti!

La géologie du site rappelle quelque peu l'Islande, pour ceux qui y ont été.

Les bécosses de la cabane Rambert, ou comment projeter des rejets humains sur une falaise.

La deuxième journée, nous ne sommes vraiment pas sûr de pouvoir atteindre la cime. Il y a de la neige dans le sentier et une averse dehors pendant qu'on mange notre pain sec à la cabane.

Le sentier redéfinit tous les standards de l'exposition au vide. À un point tel qu'ils nous fait réfléchir sur l'inutilité relative de risquer sa vie pour un sommet.

Alors qu'Eli atteint plus bas, je gagne le sommet du Muveran en compagnie de Linda et Alex.

Vue sur la vallée du Rhône et le début du lac Léman.

8 AOÛT 2010: Séjour de Marie-Ève
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Petit clin d'oeil à Marie-Ève, la soeur de notre amie Janelle, qui a passé quelques jours chez nous après une formation à Turin.
La photo classique... Les observateurs remarqueront qu'il ne s'agit pas d'une raclette dans la pur tradition suisse, puisque nous dérogeons du patate-fromage-cornichons en faisant griller des poivrons rouges.

18-20 SEPT. 2010: St-Luc - Zinal - Moiry - Évolène
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En compagnie de Claudine (Colombe) et Pier-Olivier (Porn), qui nous ont rendu visite du début septembre à la mi-octobre, nous sommes allés faire une randonnée de 3 jours dans notre résidence secondaire, les Alpes du Valais romand. Les deux athlètes poids plume (Clo -> marathon cette année // P-O -> 9e position aux championnats canadiens du 3000 m) sont en voyage autour du monde jusqu'au mois d'avril. Pour suivre leurs aventures, cliquez ici.
La première journée, c'est l'occasion de se familiariser avec une partie du parcours de la course Sierre-Zinal: 31 km avec 2200 m de montée!
Départ de la rando à St-Luc dans le Val d'Anniviers.

Entre deux couches de nuages.

La première nuit, nous la passons à l'Auberge Alpina située à Zinal. Nous retrouvons le confort du chalet suisse, avec les planchers qui craquent, les pièces toutes petites, la décoration surchargée sur les murs et les multiples étages. Pour atteindre notre dortoir au dernier étage, c'est quasiment un parcours de via ferrata.

Le matin, on choisit de ne pas prendre le télésiège qui pourrait nous sauver 600 m de montée. C'est donc dire que nous allons faire 1600 m d'ascension entre Zinal et la cabane de Moiry, notre destination pour la nuit.
Le lac de rétention du barrage de Moiry et ses eaux turquoises.

Nous avons croisé une talle d'edelweiss pour la deuxième fois de notre séjour en Suisse.

Une petite sieste sur la moraine du glacier de Moiry avant la montée finale à la cabane.

Nous sommes surexcités! Nous découvrons que la cabane de Moiry est la plus belle de Suisse, sans aucun doute! Et quelle vue sur les séracs! Yahoo!

Cabane de Moiry, tout récemment rénovée.

On possède notre propre chambre à 4!

Le souper est délicieux et à volonté.

Pour la dernière journée, on fait un petit détour par les crevasses du glacier de Moiry.

Il faut toujours un petit sommet "défi" pour mettre du piquant. Notre choix s'est arrêté sur le Sasseneire (3254 m) via son arête sud.

Le comble du comble, c'est d'y avoir croisé un vieux local édenté qui randonnait les mains dans les poches, sans eau, sans bouffe et une fois de plus, sans dents. Le pire du pire, l'avoir croisé à notre arrivée à Évolène, 1600 m plus bas, 10 min après notre arrivée, l'air toujours aussi nonchalant.

Quelle fin de semaine mémorable...

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Alors que les filles entrainent leurs réflexes au badminton...

... les boys s'affairent à des projets prioritaires.

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3 OCTOBRE 2010: MONT PILATUS AVEC A-V
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"Rochebelle, c'est nous ça!" C'était notre cri de ralliement à l'époque du Génies en herbes, il y a déjà plus de 10 ans... Anne-Valérie, une vieille amie (spécialiste cinéma/TV et potins "people"), est venue nous rendre visite pendant la semaine où Pier-Olivier et Claudine étaient en stage de vie nocturne à Barcelone.
Pour profiter d'un des dernières belles journées de l'automne, nous avons pris la route du Mont Pilatus, un sommet à la frontière des Alpes du Nord.
Comme presque chaque site touristique en Suisse, il possède le label "plus quelque chose au monde/en Europe". Dans ce cas, le moyen d'accéder au sommet du mont Pilatus (2130 m) est le train à crémaillère le plus incliné au monde (48%).
Dans le dernier wagon du petit train.

Un hôtel, trois restaurants et quelques petits sentiers.

Eli et A-V au sommet. Le panorama sur le lac des Quatre-Cantons, le plateau suisse et les Alpes est l'un des plus impressionnants que j'aie vu en Suisse.

Étant de passage à Lucerne, il fallait bien qu'on visite les grands classiques quand même! A-V, c'est cette photo qui va sur notre mur des invités.

9 OCTOBRE 2010: LES GASTLOSEN
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En escalade on comprend vite que les conseils à double sens sont monnaie courante (-> attention section 18+): "mets tes doigts dans la craque" + "rentre ta main dans la poche" + ...
Pour vivre l'expérience suisse jusqu'au bout, nous avons mangé du Parfait, un pâté de foie en tube inventé durant la Deuxième Guerre mondiale alors que la viande était rationnée.

Le site d'escalade de la gravière, où nous avons tous failli nous déboîter une épaule pour réussir un mouvement.

P-O en pleine adhérence dans les cannelures creusées par l'érosion.

Pour conclure la journée, c'est fondue moitié-moitié (1/2 gruyère + 1/2 vacherin fribourgeois). Ouais c'est bon de rebooster son niveau de cholestérol après trop d'activités saines. Notre ami Eric, qui nous accompagne, peut vivre en paix: un récent test sanguin lui a donné le feu vert pour une consommation illimitée de fromage.
10 OCTOBRE 2010: VIA FERRATA AU MOLÉSON
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Le dimanche de ce weekend sous le signe de la montagne gruyérienne, nous attaquons la face nord du Moléson en via ferrata. Définitivement, nous étions tous prêts pour cette imposante face nord... le gamin de 8 ans qui nous a suivi avec son papa aussi.

Passage clé. Eli teste la résistance textile de ses pantalons.

Dans la montée, c'est chacun avec ses mousquetons. On s'encourage malgré tout pour se crinquer dans les passages à dévers.

Les deux amoureux (Dan-Eli) à la fin de la via ferrata.

Jolie crête avant de rallier le sommet du Moléson.

À bientôt pour que je vous raconte notre séjour d'une semaine en Italie (Ligurie-Toscane)!
Dan the man
Tuesday, August 3, 2010, 03:11 PM
Salut à tous!Cet été je suis responsable d'une campagne de mesures scientifiques sur les vents de montagne dans les Alpes suisses. Avec nos weekends chargés et cette expérience, je n'ai presque plus de temps pour le blog! Et les photos s'accumulent, s'empilent et je voudrais en montrer plein. Je me suis retroussé les manches et j'entreprends de rattraper le temps perdu depuis la dernière entrée. Pardonnez d'avance mon allure de tortue...
5 JUIN 2010: LES QUÉBÉCOIS À LA DENT DE JAMAN
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Ma cousine Vicky dit Vicko et son amie Émilie nous ont visité pendant quelques jours au début du mois de juin. Une destination low-budget pour faire de la montagne près de Lausanne, c'est la Dent de Jaman. On la voit très bien depuis les rues de Lausanne.
Évidemment, Eli et moi n'allions pas prendre la voie express, étant accompagné de deux jeunes fringantes.

La première étape du périple: la traversée du barrage d'orties, ces plantes aux piqûres urticantes.

Deuxième épreuve, la montée sur pente herbeuse raide.

Troisième épreuve, botanique celle-ci, l'identification des narcisses.

Pendant ce temps, la convection faisait son oeuvre.

Et nous avons dégusté notre lunch sur une des plus belles terrasses de la région lémanique.

Tous ces efforts furent couronnés d'une crème glacée au petit village des Avants.

12 JUIN 2010: GROTTES DE VALLORBE
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C'est connu, le paradis sous-terre est fait de calcaire. Les grottes de Vallorbe en sont la pleine démonstration. Dans ce petit village du Jura suisse (hormis la grotte, pas grand chose d'autre à faire) à la frontière de la France, la rivière de l'Orbe se faufile dans la montagne, au grand plaisir de l'explorateur improvisé.
Dédale de cavités, de formations géologiques, d'eau qui se faufile, les grottes de Vallorbe valent le détour (merci Roseline pour le tuyau).
Cette structure géologique fait penser à une méduse pétrifiée.

Zoom sur des cristaux.

Longues pailles de calcaires, stalactites précaires.

L'eau a creusé cette grande pièce souterraine.

Les vieux routiers.

Cousine et cousin.

Huppé-Nadeau-Fortier.

13 JUIN 2010: VIA FERRATA DU TIÈRE
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Le dimanche, nous prenons la route du Chablais, i.e. le faux Valais, pour s'attaquer à la via ferrata du Tière, près de Champéry. Nous initions ma cousine Vicky aux manoeuvres à faire dans cette voie ferrée verticale. Définitivement, rien n'effraie cette battante de St-Étienne-de-Lauzon.
L'équipe du tonnerre: Vicky, Eli, Dan, Céline et Éric.

L'itinéraire suit les cascades de la Tière, qui giclent de l'eau de fin de printemps.

Vicky parée au départ.

Mon amoureuse aussi.

Passage vertical, plutôt aérien.

Le retour s'effectue par la Galerie Défago, creusée en 1864. Ça demeure dans le thème de la verticalité si vous voulez mon avis.

26-27 JUIN 2010: BORDEAUX AVEC MES PARENTS
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Alors que ce weekend devait être de 3 jours, les Français ont encore sévis dans leur sport national, la grève, et nous voilà obligés d'écourter notre séjour pour rejoindre mes parents en visite sur le Vieux Continent. Ces derniers ont loué une jolie maison à Saint-Pey-de-Castets, à une heure à l'est de Bordeaux, dans un chai appelé le Château Cablanc.
La maison est grande et possède assez de pièces pour accueillir une famille québécoise des années 50 et ses 15 bébés. Nous sommes 4.

Ce séjour aura été une occasion d'apprendre que mon père est un impressionnant joueur de ping-pong et un mangeur d'huîtres bordelaises redoutable.

En effet, la région regorge de mets mettant en valeur des fruits de mer. Une belle assiette dans un resto d'Arcachon. P.S. Les écrevisses, c'est beau mais c'est vide comme la tête de Paris Hilton.

Eli et moi heureux d'être là.

Évidemment nous passons la fin de semaine à se faire gâter. Ma mère sait nous amadouer avec des cerises de la région.

Dans mon cas, le point fort du séjour est la visite de la Dune du Pyla. Imaginez une dune de sable haute de plus de 100 m (la plus grande d'Europe!) et lorgnant l'Atlantique sur près de 3 km.

Chaque année, le manteau de sable progresse un peu plus vers l'intérieur des terres, faisant suffoquer sur son passage la forêt des Landes.

Le site se prête bien à quelques photos défiant les couvertures d'album des New Kids.

Avec mes parents au pied de la dune.

Mon père, Eli et moi.

Le site est bien sûr aménagé, mais suffisamment vaste pour éviter le sentiment des otaries qui s'empilent sur un petit îlot.

La visite du chai (lieu où on vinifie) du château Cablanc fut très personnalisée et touchante. Le fondateur du vignoble nous a raconté son histoire avec beaucoup de passion et de fierté. Eli et lui ont pu échanger sur les porte-greffes de type 10-AP5C. Ici devant une cuve où on jette les raisins.

Du vin qui vieillit en fût de chêne.

10 AU 19 JUILLET 2010: CROATIE-BOSNIE-HERZÉGOVINE-MONTENEGRO
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Nos vacances estivales, nous les avons passées sur la péninsule balkanique cette année. Nous avons atterris à Dubrovnik, dans le sud de la Croatie, et nous avons loué une Toyota Yaris pendant 10 jours. Nous sommes principalement restés en Croatie et nous avons fait deux escapades d'une journée au Montenegro et en Bosnie-Herzégovine.
Nous avons d'abord cru que la Croatie serait une expérience dépaysante à saveur d'Europe de l'Est. Nous avons eu un choc en voyant les gigantesques Winnebagos de Hollandais dans les campings. Les Croates sont très occidentalisés.
Notre première destination a été Dubrovnik, une ville de petite taille surplombant la mer Adriatique. L'attrait principal est de faire une balade sur les remparts de la ville. Comme il faisait plus de 30 C pendant que nous marchions entourés de béton à 14h, je rêvais d'un plongeon dans les eaux turquoises plus bas.

Eli rêvait d'une crème glacée.

Un port achalandé.

Panorama.

Cette ville est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO, on comprend vite pourquoi.

Le Monténégro, l'un des pays les plus récents au monde (déclaration d'indépendance de la Serbie en 2006), est situé directement au sud de la Croatie.
Fait à noter, un policier monténégrin nous a stoppé pour avoir roulé les phares éteints... sous le soleil de midi! Nous avons appris plus tard que c'était vraiment une loi sur place. Sur le coup, nous en avons fortement douté vu qu'il a tenté de négocier le prix de la contravention avec nous (35, puis 20 euros) et qu'il voulait garder nos passeports en otage. Eli, la grande diplomate, a réussi à le convaincre d'abandonner l'affaire. Nous avons quitté le site au PC, en laissant le Monténégrin et sa dentition désordonnée derrière nous.
Notre objectif de la journée, visiter les Bouches du Kotor, un immense canyon immergé aux paysages dramatiques.
Un site parfait pour une baignade.

La cité de Kotor à proprement parler est surplombée d'un réseau de fortifications...

... qu'il est possible de gravir pour obtenir un point de vue intéressant. Évidemment, en plein soleil de midi...

Monastère bénédictin et la solitude de son île.

Kotor, où on voit l'influence vénitienne. Venise n'est après tout qu'à quelques heures de bateau.

Le soir de la finale de la Coupe du Monde de soccer, nous étions à Mlini, dans le sud de la Croatie. Nous avons regardé le match (assez ennuyant ce kung-fu) dans un bar local.

Split, deuxième ville de Croatie après la capitale Zagreb, possède un centre-ville très particulier. On y trouve les ruines du palais de l'empereur romain Dioclétien. Ici Eli tente de faire le poids contre le péristyle, un ensemble de colonnes adjacent à l'entrée des appartements privés.

Split est aussi un important port de croisières, soit pour rejoindre une île Croate, atteindre l'Italie ou encore pour quitter l'Adriatique et se perdre dans la mer Méditerranée.

Avec notre Toyota Yaris (Dieu ait l'âme de notre ancienne Echo) et un chapeau de cow-girl...

...nous nous dirigeons vers le Parc National de Krka, paradis karstique. Là-bas, le calcaire s'est dissous par sections et précipité par endroits. Le résultat est une jungle de courants souterrains, de cascades et de touristes qui veulent se baigner.

Eli peut se reposer dans un endroit surchargé comme ça. Pas moi!

Panorama.

L'eau est transparente et permet d'entrevoir toute la faune aquatique, très habituée aux miettes de pain des touristes inconscients. Moi je m'amusais à lancer des roches et ils se précipitaient tous pour bouffer. Mouahahahaha.

Dans le même genre que Krka, le Parc National de Plitvice ne donne pas sa place. Sans doute l'attraction #1 au pays, c'est le point le plus nordique de notre itinéraire: nous sommes alors seulement qu'à 140 km au sud de Zagreb.
En début de journée, nous sommes assez seuls pour visiter les lacs supérieurs.

On en profite pour prendre des photos collés.

Ici et là, on marche sur des passerelles de bois qui nous font découvrir:

- le tuf calcaire

- des algues visibles sous l'eau claire et des troncs d'arbres blanchis

- de l'eau turquoise à volonté.

C'est beau la Croatie, même si trop de monde le sait.

Du karst en action.

Nous passons la frontière et nous entrons en Bosnie. Je dépasse Bosniaque après Bosniaque. Les limites de vitesse frisent le ridicule, comme dans cette section de route sans danger évident.

"Il fait chaud, aujourd'hui su'l Plateau. J'ai beau rien faire mais l'eau me pisse quand même dans l'dos." Ah, je comprends Marc Déry.

Pendant plusieurs heures nous suivons les indications pour Sarajevo, parfois en alphabet cyrillique, ce qui nous rappelle les influences slaves de ces contrées.

Les paysages défilent et notre road trip bosniaque nous plait.

Il serait difficile de ne pas parler de la guerre, cette plaie si récente. Je m'imagine difficilement de devoir me terrer à la cave alors qu'une rafale de balles crible ma maison. Et de quinze années plus tard, n'avoir pas le choix de me souvenir de ces moments terribles chaque jour.

Sans doute une cause des multiples conflits qui ont déchiré les Balkans, on se retrouve à un carrefour des religions catholique, musulmane...

... et orthodoxe.

À noter une technique d'agriculture qui nous a un peu échappée: la construction de tas de foin coniques empalés par un bâton pointu. Intriguant.

Je ne me doutais pas que la Bosnie-Herzégovine était un pays montagneux. Cette route longeant un lac de retenue était spectaculaire.

Notre seul arrêt digne de ce nom fut à Mostar, pour visiter le fameux Stari Most, un pont vieux de 500 ans qui fut détruit durant la guerre des années 1990. Il a été entièrement reconstruit depuis et la vieille tradition de se lancer dans les eaux de la rivière Neretva.

Eli a préféré rester au sommet des 29 m de hauteur du pont.

Les meilleurs moments de notre séjour, nous les avons passés sur l'île de Mljet. Pas encore trop connue des vacanciers, cette île est accessible en près d'une heure de traversier.

Notre plus belle découverte du voyage selon moi, c'est ce site de plongeons naturels entourant une immense grotte.

Eli s'est élancée du plongeon de 5-6 m.

Saut de l'ange.

Même Eli s'élance du 3 m en plongeant.

L'eau est bien chauffée suite à une période caniculaire sur l'Europe.

Le bonheur total.

Seul défaut du site, l'ombre est une denrée rare.

Nous visitons le Parc National de Mljet, réputé pour son lac salé.

Après une randonnée forte en sueur, nous atteignons un petit sommet où on peut apprécier une vue sur l'ile boisée.

Ensuite, nous prenons un après-midi complet à se reposer sur cette petite plate-forme inclinée.

Nous pouvons nous adonner à un peu d'apnée. Vive les concombres de mer piquants, hein Eli?

Nous quittons Mljet avec un mélange de tristesse et de satisfaction.

Un dernier regard sur la côte croate et on s'envole vers Genève pour reprendre notre routine estivale.

24 JUILLET 2010: UNE RANDONNÉE DANS LES NUAGES
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Grand St-Bernard, 2469 m, 4 degrés C. Nous sortons de la voiture et le vent froid nous glace le visage. Pour célébrer mes 28 ans, nous allons faire une randonnée parcourant 3 cols à la frontière italo-suisse.
Alex et Aline, prêts pour la longue marche.

Carole et Jérôme, revenant d'un stage de mauvais temps en Islande.

La bonne compagnie, c'est tout ce qui compte, n'est-ce pas?

25 JUILLET 2010: LONGUE VOIE À VALLORCINE
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Vallorcine est une petite bourgade alpine sur la route de Chamonix. Une jolie falaise d'escalade offre la possibilité de faire des longues voies (4-5 longueurs).

Eli et moi nous sommes lancés dans une facile (grade 4) qui était très agréable pour pratiquer toutes les manœuvres.
Eli au sommet.

31 JUILLET - 1ER AOÛT 2010: LE PLUS BEAU LAC DE SUISSE
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Goueeettt-morgen. Il s'appelle Oeschinensee et c'est Nico qui l'a trouvé. C'est le plus beau lac de montagne de Suisse. Voilà, c'est dit. Il est situé dans l'Oberland Bernois, quelque peu à l'ouest du secteur plus touristique où on trouve Interlaken, Lauterbrunnen, Grindelwald, etc. Nous y sommes allés une fin de semaine pour notre classique annuelle de camping avec Marie-Ève et Nicolas.
Le dream team.

Aperçu du site.

Les deux amoureux québécois sous le glacier Blüemlisalp...

et ses séracs prêts à rompre à tout moment.

La parfaite entente canado-suisse.

Définitivement l'eau la plus froide dans laquelle je me suis baigné. Ça glace les muscles et ça coupe la respiration, mais après on ressort de l'eau et on se sent Superman pendant 3 min.

Pause pour ingérer 1.5 kg de délicieuse salade.

Nous avons marché en direction de la cabane Blüemlisalp le plus possible.

Au retour, sentiment de vide.

N'est-ce pas Marie-Ève?

Autre perspective.

En grillant les saucisses Schüblig qui auront changé notre vie (et notre taux de cholestérol).

Diète de saucisses au jour 2 pour vivre le stage suisse-allemand jusqu'au bout. Gouett-morgen.

Le dimanche, c'est jour de pêche.

Nico, le spécialiste passionné qui sort d'une chirurgie au poignet et qui se tape 150 lancers de canne à pêche en une journée, nous a coaché. On a appris qu'Eli était une pêcheuse de milieu de lac assez vite.
Dans mon cas, mon dernier contact avec ce sport remontait déjà à quelques années.

Je crois que nos grains de maïs employés comme appâts ne faisaient pas le poids devant la tonne de mouches mortes à la surface de l'eau. Il aurait fallu trouver des vers de terre, mais les filles ont failli à leur mission.

Eli sur le bateau que nous a loué un ado autiste.

Quel beau weekend!

Voilà, c'est tout! À bientôt pour de nouvelles aventures!
Dan
Sunday, June 6, 2010, 12:54 PM
Salut chers lecteurs,Quelques nouvelles des derniers mois...
24 avril 2010: 20 km de Lausanne
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Depuis l'époque de mes maux de dos, je n'avais plus rechaussé les souliers de course. J'avais de nouveau le goût de courir et la forme vertébrale pour le faire. J'ai profité du tournant de la nouvelle année en janvier dernier pour reprendre un peu l'entrainement. Dans ma tête, courir une fois par semaine pendait 30-45 min constituait déjà une certaine forme d'entrainement, mais j'ai vite compris lors du début de la course que des cuisses chargées de plomb c'est pas trop pratique pour monter/descendre les nombreuses pentes du parcours.
En fait, les 12-15 premiers km ont très bien été je dirais. J'ai même cru que j'allais battre mon objectif (1h40) de quelques minutes. Côté souffle tout allait bien. Les deux derniers km sur du plat ont été les plus difficiles. C'est dans ces moments que tu te chantes la chanson de Rocky pour te crinquer.
J'ai réussi mon objectif (1h39 et 30 sec!) et j'ai compris que si je voulais mieux faire la prochaine fois, je devrais contacter mon beau-frère P-O pour qu'il me concocte un programme d'entrainement sur mesure.
Avec ma supporter #1 à l'arrivée.

Très fier sur la photo!

13-16 mai 2010: LONDRES!
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Entre deux caprices du nuage de cendres, Eli et moi nous sommes faufilés à Londres. Nous avons opté pour la formule "low cost" pour ce voyage. D'abord, nous nous sommes rendus à la capitale anglaise avec Easyjet. Arrivés sur place, nous avons gagné le centre-ville avec un "Easybus" orange. Mais la cerise sur le sundae, c'est notre chambre au "Easyhotel". C'est impossible plus petit que ça. D'une aire de 6 m² (je dirais même pas deux lits doubles collés) incluant la salle de bain, sans fenêtre et bien sûr au sous-sol, voilà l'expérience que devrait tenter tout claustrophobe pour vaincre sa phobie. Ah oui, j'oubliais, le mur est orange.

Big Ben, c'est le nom de la cloche dans la tour, comme sûrement la moitié d'entre vous le savez déjà. Cette même proportion a aussi dû prendre la même photo, mais bon ça reste quand même un plaisir pour les yeux.

Tout physicien doit vaincre son inertie et tenter un pèlerinage à l'abbaye de Westminster, là où dort Newton pour le reste des temps.

Après avoir visité le quartier Notting Hill, Eli et moi avons regardé le film avec Julia Roberts. À part que le mec se fait dominer de A à Z, c'est cute.

Une activité encore plus surestimée que les feux d'artifices, le marché aux antiquités de Portobello Road. Bon, je ne suis pas prêt à jouer du coude à travers ce troupeau pour me porter acquéreur d'un saladier de 1964.

Haut lieu de Londres, l'ancienne demeure de Darwin, où je me suis permis de lui chatouiller la barbe de sagesse.

Un lieu culte des repas du midi pour les hommes d'affaires londoniens, les Prêt-à-manger. Un fast-food santé où on se sert soi-même et une armée de caissiers nous attend pour nous délivrer de nos pounds.

Nous étions à Londres peu après les élections du début mai. Il y avait de l'action devant la résidence du premier ministre, au 10 Downing Street.

Dans le quartier de la City un jour de semaine, les costumes-cravates avec une pile de documents sous le bras constituent la norme. En tout cas, un gore-tex North Face rouge, ça se remarque là-bas!

Ce qui se remarque aussi dans le quartier, c'est le Lloyds.

Scotland Yard, les anciens quartiers de la police métropolitaine de Londres.

Le parc St-James, à deux pas du Buckingham Palace.

Ça, je n'ai pas trop compris. Ça ne coûte rien pour aller à la galerie nationale et contempler des oeuvres originales de Van Gogh, Renoir, etc., mais ça coûte 25$ pour visiter la cathédrale St-Paul. Elle a beau avoir un dôme parfait et symboliser la résistance sous les blitz allemands, je passe mon tour!

Dans la catégorie dômes, celui du British Museum ne donne pas sa place.

Un des points forts du voyage, le face à face avec la pierre de rosette.. Ce petit bout pierre a permis à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

Deux figures emblématiques de la ville, le London Eye (en arrière plan), une sorte de grande roue pour adultes et évidemment un bus à deux étages.

La relève de la garde devant le Palais de Buckingham. Tellement de touristes pour quelques turlututus, chevaux et hommes casqués.

Des casques en poils d'ours, des hommes au visage figé.

Le Tower Bridge, un pont levant très esthétique qui enjambe la Tamise. Nous sommes allés visiter une exposition intéressante sur la passerelle du haut.

Section de la tour de Londres où sont conservés les joyaux de la couronne. On peut y contempler le deuxième plus grand diamant du monde, à 530 carats, qui orne un sceptre. Malheureusement, les photos étaient interdites, mais foi de Dan, c'était obèse.

Un authentique Beefeater, qui donne un tour guidé de la tour de Londres. Il n'avait pas l'air trop pacté.

Devant la tour blanche à la Tower of London, une construction vieille de plus de 900 ans!

Le Trafalgar Square, en commémoration de la bataille navale de Trafalgar entre les Britanniques et une coalition franco-espagnole. Au sommet de la tour trône Nelson, un amiral mort au combat.

Le palais de Westminster, qui fait drôlement penser au parlement hongrois à Budapest.

Westminster Palace de nuit, le long de la Tamise.

Voir si on peut pas se supposer entre amis.

Des rappels commodes à chaque traverse de piétons. Ça peut sauver la vie!

Le réseau de métro le plus vieux au monde. "Mind the gap!"

Des pubs, encore et toujours! Ici sous un viaduc, où on servait...

... ça!

Entre un bol de Special K et ça, que choisissez-vous?

Taxi londonien.

Un tour guidé sur Jack l'éventreur, donné par un spécialiste qui a écrit deux livres sur le sujet. Pendant 2h30 on retrace les scènes du crime, on détaille chacun des cinq meurtres de prostituées.

Apparemment il se tenait dans ce pub. Ça donne la chair de poule...

21-24 mai 2010: CALANQUES DE MARSEILLE
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Les calanques de Marseille, ce sont des falaises en calcaire bordant la mer Méditerranée. Au total, ce sont près de 4000 voies d'escalade.
Nous sommes un groupe de huit à avoir quitté Lausanne le vendredi soir pour rejoindre un camping à La Ciotat, à plus de 5h30 de route, avec combien d'autres Français roulant vers le sud.
La majorité des sites nécessitent une marche d'approche d'au moins une heure. On nous avait dit qu'il y avait un risque de vandalisme et de vol dans les stationnements. Quoi de mieux qu'une grosse Mercedes noire avec les vitres teintées et une plaque suisse pour passer inaperçu?

Premier site d'escalade, question de mettre en jambe et en bras pour la suite.

Notre groupe, qui réunit les nationalités suivantes: luxembourgeoise, portugaise, belge, française, suisse et québécoise!

Franz le mammouth.

Notre deuxième site d'escalade.

Ce qui frappe dans les calanques de Marseille, c'est l'espacement entre les protections. On parle parfois de 3 à 4 mètres. La dureté du mental est un pré-requis.
Ici Franz ouvre une voie engagée.

Une voie unique, où doit sortir d'une grotte.

David qui descend en rappel avec la calanque de Port-Miou en arrière-plan.

La calanque de Port-Miou. Superbe contraste entre les falaises blanches et l'eau turquoise.

L'assurance de se casser le cou à assurer.

À partir du début de juin, tout ce secteur est fermé à la randonnée en raison des risques élevés de feux de forêt.

Moi en train de suer des mains.

De réputation, la plus belle des calanques de Marseille, En Vau, où nous avons pu tester la température de l'eau. Constat: c'est frette.

Quelle belle équipe! De gauche à droite: Linda, Joël, François, Eli, Dan, Alex, Aurore et David.

À bientôt pour d'autres aventures!
Dan
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